‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 62 sur 425 · BERNE (CHAPITRE \)E · texte numérisé non relu

BERNE (CHAPITRE \)E

BERNEGG

bien moins personnelle. Jakob- Gottlieb M alther fut Le premier et l'unique historien officiel du droit public bernois. Son ouvrage principal : Geschichte des bernerischen Staatsrechts ne fut jamais achevé. Le Versuch zur Erlâuterung der Geschichten des vaterlàndischen Redits. 1765, est Tin commentaire de la Handveste <le Berne. Emanuel May publia l'Histoire militaire des Suisses dans les differens services de l'Europe ( 1772). Il laissa un manuscrit fiançais sur l'histoire de la Réformation el une description des événements militaires de 1798 à la paix de Lunéville. Enfin Gottlieb- E manuel von Haller (fils d'Albrecht) rédigea son œuvre monumentale, la Bibliothek der Schweizergeschichte, catalogue, accompagné de commentaires, de tous les écrits se rapportant à l'histoire, la topographie, l'économie nationale, la littérature, etc.

Le travail historique le plus important de la première moitié du XIXe s. fut la Geschichte des Eidgenbssischen Freistaates Bern von seinem Ursprung bis zu seineni Untergange 1798, par Anton von Tillier, en 6 vol., rédigé d'après les sources, 1838-1840. Dans la seconde moitié du siècle, les études furent nombreuses et ininterrompues, surtout les monographies. Parmi les publications d'ensemble, mentionnons : J.-L. Wurstemberger : Geschichte der alten Landschaft Bern, 2 vol., 1862 ; Jakob Hodler : Geschichte des Berner Volkes, mit Berucksichtigung der Geschichte der ûbrigen Schweizerkantone. 2 vol., 1864-1878, et Ed. von Wattenwyl : Geschichte der Stadt und Landschaft Bern, 2 vol., 1867-1872. En 1883 fut entreprise la publication d'une collection de documents d'histoire bernoise, les Fontes rerum Bernensium (9 vol. s'arrêtant à 1378). Les principaux périodiques actuels sont les Bldtter fiir bernische Geschichte, Kunst und Altertumskunde, et le Berner Taschenbuch, paru depuis 1852. — Pbur tout le reste, voir Barth : QSG et la bibliographie des différents chapitres de l'article Berne, puis G. Tobler, dans la Festschrift zur VII. Saekularfeier der Griindung Berns. 1891. [H. Tr]

BERNE (CHAPITRE DE). Le Chapitre de Berne, issu de la transformation des anciens doyennés en chapitres ou classes, effectuée après l'introduction de la Réformation, comprit jusqu'en 1533 l'ancien doyenné de Kôniz sur la rive gauche de l'Aar, ainsi que les paroisses en amont de Thoune. En 1533 le chapitre de Thoune fut constitué et détaché de Berne qui reçut en compensation les paroisses de l'ancien chapitre de Mùnsingen, sur la rive droite de l'Aar. Les assemblées annuelles du chapitre étaient présidées par le doyen qui prit le titre officiel de premier doyen. En 1834, cette charge fut supprimée, et en 1852 la nomination du doyen fut abandonnée par le gouvernement à l'assemblée du chapitre, laquelle exista jusqu'en 1874, mais seulement en qualité de synode de district, comme les autres chapitres. En 1874 les chapitres bernois perdirent leur caractère officiel. [E. B.]

BERNE (MARCHE DE). Ancienne marche militaire, à l'origine pour tambours et fifres, qui aurait déjà été jouée dans les guerres d'Italie, et au XVIIe s., lors de l'entrée des mercenaires bernois à Londres. Elle servit, dans les combats des 4 et 5 mars 1798, à Laupen et à Neuenegg, de signe de ralliement et de marche d'assaut ; puis, interdite pendant un certain temps, elle fut jouée, dans la guerre des Bâtons (Stecklikrieg), lors de l'entrée à Berne en 1802 des Conservateurs et se fit, entendre durant le XIXe s. dans toutes les fêtes des conservateurs. Aujourd'hui, elle n'a plus de couleur politique. On ne connaît pas l'auteur du texte. Karl Munzinger, dans le Festspiel de 1891, a admirablement tiré parti de la mélodie. ■ — Voir Die Schwalbe. — Der alte Bernermarsch (édition pour piano). [R. M.-W.]

BERNE (SYNODIQUE DE) (Berner Synodus).

Recueil des décisions prises dans l'assemblée des ecclésiastiques bernois, du 9 au 14 janvier 1532, décisions qui, avec la collaboration de Wolfgang Capito, venu de Strasbourg, furent coordonnées en une déclaration en 44 chapitres, et reçurent force de loi par un décret du Conseil du 14 janvier. Le synodique de Berne, qui comprend une confession de foi et un règlement sur les services religieux et les prédications, devint, avec les décisions de la Dispute de 1528, une confession de foi

spécifiquement bernoise, à laquelle, depuis 1547, tous

les prédicateurs el professeurs du pays durent souscrire par leur signature personnelle. Elle fut imprimée pour la première fois en 1547 chez Frobenius à Bâle, la seconde fois en 10(18 ; de nouvelles éditions officielles parurent en 1728 et 1775. — Voir Berner 1: trâge. — E. Blôsch : Gesch. der schweiz. reform. Kirchen I. [E. B.]

BERNE (TRÉSOR DE). Il fut commencé au XVIe s. déjà, mais gardé absolument secret. Pour ouvrir la chambre forte du trésor située dans l'Hôtel de ville, il fallait huit clefs qui se trouvaient entre les mains des plus hauts magistrats de la ville. Dans le Registre du Trésor, d'un accès fort difficile, on ne devait dresser aucun bilan et l'établissement du montant des sommes amassées ne se faisait que sur l'ordre de l'autorité supérieure. A partir de 1710, on consentit sur le trésor des prêts à l'étranger, de sorte qu'à la fin du siècle, il était huit fois plus important qu'au début. Cette prospérité permit, en particulier, d'entreprendre de grandes constructions dans Berne. Parmi les débiteurs de Berne se trouvaient des États comme la Hollande et l'Angleterre, des princes et des villes de l'Empire, les rois de Danemark et de Sardaigne, voire même l'empereur Joseph II. Vers la fin du XVIIIe s., les prêts de Berne à l'étranger s'élevaient à environ 12 millions de livres suisses ou 18 millions de francs. Les intérêts annuels perçus durant la dernière décade avant 1798 se montaient en moyenne à un million cent vingt mille francs, ce qui représentait du 6 % environ. Ces intérêts formaient à peu près le 30 % des revenus totaux de l'État. Berne était à cette époque, proportionnellement à l'étendue de son territoire et au chiffre de sa population, certainement l'État le plus riche de l'Europe.

On sait qu'en 1798 les Français s'emparèrent du trésor de Berne, qui s'élevait en ce moment à environ dix millions de francs en monnaies diverses. Quelques magistrats de Berne, en particulier A. -G von Jenner. réussirent à sauver pour environ 3 millions de papiers de valeurs étrangères. — Voir R. Wyss : Gesch. des Stadtund Staatsgutes der alten Regierung Berns seit 4. Mdrz 1798. — J. Landmann : Die auswàrtigen Kapitalanlagen des alten Bern dans JSG 28 et 29. — M. von Stiirler : Ueber das Schicksal des bern. Staatsschatzes etc. — ASHR. E. Bâhler sen. dans BT II 1897. [E. S.]

BERNEGG (C. Grisons, D.Plessur, Cercle Schanfigg, Com.Calfreisen). Ruines d'un chat eau qui a porté jusqu'au XVe s. les noms de Cavraissen, Cafraissen, puis Calfreisen. Il fut d'abord le siège, pendant un siècle, d'une famille du même nom,-* mentionnée en 1231. Par héritage, le château échut aux chevaliers d'Unterwegen à Schanfigg. En 1428, Heinrich Sprecher était propriétaire du château, et dès lors une branche de la famille porta le nom de Sprecher von Bernegg. En 1570 le château était déjà tombé en ruines. [A. M.]

BERNEGG, BERNECK (C. Saint-Gall, D. et Com. Saint-Gall. V. DGS). Montagne où fut construite une citadelle par l'abbé Ekkehard de Reichenau pendant la querelle des investitures. Ekkehard, partisan du pape, attaqua le couvent de Saint-Gall, fidèle au roi. La citadelle, construite dans la quatrième attaque, fut détruite par l'abbé de Saint-Gall, Ulrich d'Eppenstein. Plus tard fut érigé sur cet emplacement en l'honneur de saint Wendelin un buste, qui a été probablement enlevé au moment de la Réformation. En 1430, l'abbé de Saint-Gall donna Bernegg en fief héréditaire à un bourgeois de la ville. Ce fief fut acquis par la ville de Saint- Gall en 1479. En 1660, les domaines de la ville sur Bernegg devinrent propriété de l'hôpital, qui les vendit en 1808 à un particulier. Au sommet de la montagne existent encore des vestiges de murailles et à l'Ouest trois puissants remparts circulaires qui proviennent probablement des anciennes fortifications. — Voir Kessler : Sabbata, 360. — Naef : Chronik oder Denkwiirdigkeilen, 33. — Felder : Die Burgen... dans le St. Galler Nbl. 1907, 29. [Bt.]

BERNEGG, BERNECK, autrefois BERNANG(C.

Saint-Gall, D. Unter-Rheintal. V. DGS). Vge. Com. politique et paroisse. En 892 Farniwang ; 1210 Bernang (nom conservé jusqu'au commencement du XIXe s ) =

BERNE

L'incendie de Berne du 14 mai 1405.

D'après une peinture de la Chronique <ie Schilling.

DHBS. — : ASC. S.

BIENNE

CQ.

BERNEGG

BERNET

«pré de Bero». Le domaine de Bernegg devint, avec tous les hameaux et les fermes qui en dépendaient, la propriété du couvent de Saint-Gall qui exerça le droit de basse justice, une partie de la haute justice et le droit de patronage. Primitivement, Bernegg- appartenait au Rheingau et plus tard à la seigneurie du Rheintal. Cinq châteaux occupaient son territoire. Ce sont : les châteaux de Bernang (plus tard Rosenberg), de Hausen, de Buchenstein, de Stettenberg et de Kalkofen. Ces deux derniers n'étaient que des maisons fortifiées, mais non des résidences seigneuriales. Celle de Buchholz, au Sud- Est de Kalkofen, signalée en 1455. est encore habitée de nos jours. La Tour de Bernang. mentionnée pour la première fois en 1475, s'est écroulée vers 1780. En 1771. on partagea le domaine d'Isenriet entre les communes limitrophes. Bernegg, qui comptait 445 ménages et 725 censiers, obtint 300 arpents. De 1803 à 1805, Bernegg forma une commune politique avec Au et Monstein. Dès lors, le village forma seul une commune politique L'n curé est mentionné en 1225 à Bernegg ; l'église fut incorporée au couvent de Saint-Gall en 1461. Le village adhéra à la Réforme en 1525, mais en 1531, plus de la moitié des habitants retournèrent au catholicisme. De nos jours encore, l'église est utilisée par les deux confessions. Au début, la paroisse embrassait de nombreuses communes avoisinantes ; actuellement la paroisse catholique correspond à la commune politique, tandis que les protestants se rattachent à celle de Au. Registres de paroisse depuis 1830. — Voir J. Gôldi : Der Hof

Bernang.

BERNEGG.

[Bt.]

Famille de chevaliers qu'il faut probablement rattacher d'après le nom et les armoiries aux Landenberg. Leur château, dont il existe encore des traces, s'élevait sur une colline audessous du Gyrenbad (Com. Hinwil.

C. Zurich). Dans les armoiries, apparaissent en 1312 les trois anneaux des Landenberg ; plus tard elle porta d'or à un bouc de sable, accorné d'or, sur trois monts de sinople. Les Bernegg, qui apparaissent en 1229, étaient des ministériaux de Saint-Gall et de Rapperswil. Ils possédaient à Ringwil la justice, des biens fonciers, des fiefs de Klingen, les droits d'avouerie de vidomne, et comme fief des comtes de Nellenburg et Veringen, les droits d'avouerie sur les hommes libres de cet endroit, droits et biens que Heinrich von Bernegg vendit en 1277 à la maison des chevaliers de Saint-Jean de Bubikon. — Voir UZ. — AHS 1899. — Egli : Der ausgestorbene Adel von Stadt und Landsehaft Zurich. — Diemer : Das Haus Landenberg. — MAG XXII, 300. [C. B.]

BERNEGG, von. Voir Sprecher von Bernegg. BERNEL, autrefois aussi Bornel, Borné. Brenel. Ancienne famille bourgeoise de Sonceboz mentionnée la la première fois en 1539 et dont plusieurs représentants ont joué un rôle très en vue dans la région. [J. B.]

BERNER. Familles éteintes des cantons de Schwyz et d'Uri.

A. Canton de Schwyz. — Margaritha, mentionnée dans l'ancien obituaire de Ruswil. comme prieure de Steina ; toutefois une prieure de ce nom n'existait qu'en 1430. — Voir Gfr., répertoire 1-20, p. 115: 24, p. 272.

B. Canton d'Uri. — ■ 1. Rudolf DE Bern, tomba à Sempach en 1386. — 2. Anton, député à la Diète 1479-1499, bailli de la Léventine 1481-1484. vicelandammann 1499. — Voir Nekrologium der Gryfenbruderschaft Altdorf (aux Arch. de la paroisse).

- Gfr. 43. 44, 49. — AS I, III. — Hist. Nbl. Uri 1909, 511. [3.Û., A.]

C. Canton de Berne. Famille bourgeoise de Thoune. — 1. Bexdiciit, proviseur à Berne, vicaire à Scherzlingen, 1578 pasteur à . Reichenbach. — 2. JOHANN- Rudolf, greffier du tribunal et notaire, pendant l'Acte de Médiation, conseiller. [E.B.]

BERNER TAGBLATT. Journal conservateur fondé à Berne en 1888 ; publie un supplément du dimanche le Bernerk&im. [L. S.]

HHBS II — 9

BERNER TAGWACHT. Organe du parti socialiste bernois, fondé en 1893. Il succédait au Schweizer Sozialdemohrat. Quotidien depuis 1906. [L. S.]

BERNER VOLKSZEITUNG (Buchsi-Zeitung) Journal paraissant à Herzogenbuchsee depuis 1858. Sous la direction de N. Dùrrenmatt, il joua un grand rôle dans l'opposition conservatrice bernoise pendant le dernier quart du XIXe siècle. [M. G.]

BERNERUS, d'Eptingen, f vers 1256, chanoine de Zofingue vers 1226-1255, en 1245 curé de Rickenbach (Lucerne), vers 1245 bienfaiteur du couvent de Saint- Urbain. — Voir Gfr. 5, 243 ; 24, 315. — Estermann : Rickenbach 47. — Merz : Zofinger Urk. — GHS III, 74, n° 7. [J. T.]

BERNET. Famille des cantons de Lucerne de Saint-Gall et de Berne. Abréviation du nom de Bernhard.

A. Canton de Lucerne. — Franz-XAVER. de Luthern, 1810-1890, vicaire à Ufhusen 1836-1838, bibliothécaire cantonal 1838-1853, chapelain de l'église des Franciscains 1847-1854, chanoine de Beromunster 1864-1890. Auteur de : Beitràge zur Gesch. d. Kreuzzûge gegen d. Mongolen im XIII. Jahrh. — Voir Gfr. I, 351- 364. TP.-X. W.]

B. Canton de Saint-Gall. Nom de famille de la ville et du canton de Saint-Gall.

I. Ville de Saint-Gall. Une famille de ce nom, originaire d'Aufhofen, commune d'Oberbùren, acquit le droit de bourgeoisie en 1630. Armoiries : d'or à deux pattes d'ours de sable posées en sautoir et surmontées d'une étoile. — 1. KASPAR, * 1668, f 1742 ; dès 1697 il occupa de nombreuses charges, et en 1738 celle de vicebourgmestre. — 2. Kaspar, fils du n° 1, * 1698, f 1766, bourgmestre de 1752 à 1764. En 1757, il consacra une somme de 1200 fl. et en 1762 une somme égale pour créer un fonds de famille qui existe encore. — Voir J.-J. Bernet : Die Burgermeister der Stadt St. Gallen in Bildnissen. • — 3. Hans-Joachim, 1725-1809, frère du n° 2, bourgmestre 1785-1794. — 4. Friedrich, * 1749, f 1789, auteur de : Kurze Gesch. der Stadt u. Republik St. Gallen, qu'il publia avec C. Wetter en 1781, et de : Helvetien in seinen wesentlichen oekonomischen, politischen und kirchlichen Beziehungen und Hauptrevolutionen (1789). — 5. Kaspar, fils du n° 3, * 20 avril 1756, f 29 janvier 1821, négociant, membre de la municipalité de Saint- Gall 1798, président de la Chambre administrative du canton du Sântis 1799, président de la municipalité 1800-1802, député au Grand Conseil 1808-1814. En 1814 il fit partie de la délégation de la ville de Saint- Gall à Zurich auprès des représentants des puissances alliées dans le but de réclamer pour la ville de Saint- Gall une position privilégiée. Il fut élu en 1816 au Conseil d'État (nommé alors Petit Conseil) et y resta jusqu'en 1820. — 6. Daniel, fils du n° 3, fut un des deux députés auprès du général Hotze et de l'archiduc Charles, en juillet 1799, pour leur exprimer les désirs de la ville de Saint-Gall ; peu après il devint président du gouvernement provisoire. — 7. Johann - Joachim, 1767-1834, auteur d'écrits religieux et didactiques qui ont été publiés par son fils en 1836-1838, sous le titre Des alten Webtneisters Hans Joachim Bernet von St. Gallen schriftlich hinterlassenes Allerlei. — 8. KASPAR, * 1775, pasteur à Muhlehorn 1797, à Schônengrund 1800, professeur au gymnase de la ville de Saint-Gall 1802, pasteur à Gais 1805 où il mourut en 1828. — 9. Johann-Joachim, fils du n° 5, * 1780, f le 7 novembre 1835, membre du Grand Conseil 1829, conseiller municipal et juge de district, de 1830 à 1835 président du Directoire commercial. — 10. Johann-Jakob, * 21 novembre 1801, f 13 octobre 1851, se voua d'abord à l'enseignement, fut président du Conseil scolaire dvi district, bibliothécaire de la ville de Saint-Gall, et de 1837 à sa mort pasteur à l'église de Saint-Léonard. En collaboration avec le professeur Scheitlin et seul, il a publié plusieurs ouvrages historiques, entre autres : Die Burgermeister und die Décatie der Stadt St. Gallen in Bildnissen. — Voir Neuer Nekrolog d. Deulschen 1851. — Tagblatt der Stadt St. Gallen, 1851, n° 249, suppl. — 11. Friedrich, * 21 février 1829 à Saint-Gall, étudia le droit aux universités de Zurich et de Hei-

Février 1922

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Friedrich Bernet.

D'apn'-s une photographie.

delberg, prit en 1854 la direction de la St. Galler Zeitung e1 devinl un des chefs du parti radical. Membre de la Constituante 1859 et 18(3 1 , député au Grand

Conseil 1867-1872, à l'exception d'une législature, conseiller national 1863- 1809 ; président de la Société du Grùlti dès 1869.

Comme homme politique, il s'intéressa à l'introduction du référendum obligatoire et la révision de la Constitution. Auteur de Nach zwanzig Jahren, 1868, et de Zur Bundesrevision, 1872. Max von Schlâgel a fait de lui le héros d'un roman Der Nationalrat, paru dans le Daheim 1873. Bernet mourut le 26 février 1872. — Voir St. Galler Ztg 1872, 56- 58. — G. -A. Saxer : Grosse Eidgenossen. — Grùtiikalender 1894. — 12. Theophil, * 1868, professeur à l'École cantonale de commerce de Zurich dès 1897 et depuis 1907 recteur de cet établissement. Auteur de Obligatorische Berufsgenossenschaften, 1893, et de Die

Hauptpunktedesschweiz.undfremdenWechselrechts,i8Q9-

II. Canton de Saint-Gall. — 1. Josef-Leopold- Hermann, * 17 septembre 1851 à Gommisvvald, secrétaire du Conseil municipal de Tablât 1875, ammann de cette commune dès 1888, juge de district 1885-1893, substitut du préfet 1891-1900, député au Grand Conseil 1891-1915 (sauf une interruption de six ans). Il se démit de ses fonctions d 'ammann le 1er juillet 1918, jour où fut accomplie la fusion de Tablât avec Saint-Gall, pour laquelle il avait travaillé vingt ans. f le 22 août 1918. — 2. Pankraz-Notker, de Bronshofen, * 25 juillet 1843 à Rosrùti, fut ammann de Bronshofen pendant 33 ans et représenta cette commune pendant près de vingt ans au Grand Conseil. Il fut en outre, pendant 35 ans, membre du tribunal du district, qu'il présida dès 1904. f 21 oct. 1913 à Wil. — Voir St. Galler Nbl. 1914, 97. [P. Butler.]

C. Canton de Berne. Familles bourgeoises de Berne et de Grindelwald. -- Abraham, de Berne, pasteur, en 1655 à Saint-Etienne, en 1666 dénoncé par ses paroissiens pour avoir fumé du tabac et destitué, en 1669 pasteur à Saint-Beatenberg. f 1694. [E. B.]

BERNEX, autrefois BRENAY (C. Genève, Rive gauche. V. DGS). Vge et com. comprenant les hameaux de Loex, Lully, Sezenove et Vullionnex. Bernex et Sezenove constituaient une paroisse dès avant 1256. Le hameau de Vuillonnex est englobé aujourd'hui par le village de Bernex après avoir été une paroisse distincte et un décanat. Jusqu'à la fin du XVIIIe s., les destinées de Bernex se confondirent avec celles de Confignon, et aussi de 1816, date de sa réunion au territoire genevois, à 1850, époque où Bernex fut constituée en commune distincte. Le Chapitre de Genève eut en fief des terres sises dans cette commune. Population : 1065 hab. — Voir Arch. d'Annecy : Sommaire des fiefs de Ternier. — Rec. des lois 1850. — Arch. d'État Genève. [C. B.]

BERNEY. Famille vaudoise, de l'Abbaye du Lac de doux, que l'on fait remonter à un Berthet venu en 1537 du Bois d'Amont (Jura français). Elle s'est ramifiée dans le pays même, ainsi qu'en France, en Angleterre et en Allemagne. — 1. Philippe, fabricant de pierres pour l'horlogerie, à l'Orient (Com. Chenit), admirateur dé la Révolution française, eut des désagréments avec le gouvernement bernois pour avoir dénoncé à Paris des fabricants de faux assignats ; membre de l'Assemblée provisoire du pays de Vaud 1798 ; érigea en 1803 dans sa propriété un monument à Napoléon, médiateur de la Suisse ; écrivit en 1838 au prince Louis-Napoléon une lettre publique pour l'engager à quitter la Suisse afin que celle-ci n'eût pas à souffrir du mécontentement de la France. — 2. Marc-Auguste, médecin à Rolle 1814-

1896. — 3. John, frère du n° 2, 1820-1917, député au Grand Conseil 1855-1862, conseiller d'Étal 1862-1885. conseiller national 1862-1878, jurisconsulte très écouté.

— 4. JACQUES, fils du n° 2, 1863-1898, professeur de droit à l'Académie el à l'Université de Lausanne. — 5. Henri, instituteur et apiculteur, auteur du Rucher vaudois. [M. R.]

BERNHARD. Nom de famille des cantons des Grisons, de Saint-Gall, de Soleure, de Berne et de Zurich.

A. Canton des Grisons. Suivant la tradition, la famille Bernhard serait originaire de Wiesen, où, au XVIe s., trois liens furent les fondateurs des branches de "Wiesen, d'Alvaneu et d'Untervaz.

Branche de Wiesen. — 1. Andréas, * 24 mars 1769 à Lohn, médecin dans le Hanovre 1799, puis des bains d'Alvaneu pendant une vingtaine d'années, ensuite à Wiesen et en 1822 à Zuoz, f 1854. Il remplit à deux reprises les fonctions de landammann de Belfort. Auteur de : Kurze Beschreibung... des Alvaneuer Badcwassers. — Voir BM1854. p. 61-62. — 2. Andréas, fils dun° 1, * 1830 à Zuoz, médecin à Ponte, Zuoz et Scanfs, fà Fiorano-Modenese en 1891. Il légua 60 000 fr. au canton des Grisons pour être employés à l'assistance des malades et à la diffusion des notions d'hygiène. — Voir Fôgl d'Engiadina 1891, n° 19. — Rapport du legs B. pour 1893 (à la Bibl. cant.).

Branche d'Untervaz. ■ — Elle remonte à Hans, mentionné à Untervaz en 1650, bourgeoise de Coire 1820. Armoiries : d'azur à un lion d'or couronné du même, tenant une étoile aussi du même, bordée de gueules, à une fasce d'argent brochant, chargée de trois étoiles à six rais d'or bordée de gueules. — 1. Georg-Orion, * 24 décembre 1820 à Coire, étudia le droit à Marbourg et à Zurich, procureurgénéral dès 1850 à sa mort, député au Grand Conseil à plusieurs reprises, membre du Conseil scolaire 1863, président 1864. f 14 septembre 1871. — Voir Freier Ràticr 1871.— MB 1871, n° 15. — 2. Carl-Georg, fils du n° 1, * 3 septembre 1858 à Coire, fondateur en 1893 de la fabrique de chocolat Muller et Bernhard. — [L. J.] •

— 3. Samuel, frère du n° 1, * 1824 à Coire, t 1891 à Samaden. Pharmacien et écrivain, inventeur de la célèbre liqueur Ira. - 4. Oscar, * 24 mai 1861 à Samaden, étudia à Heidelberg, Zurich et Berne, médecin dans l'Engadine, puis à Samaden, médecin-chef de l'hôpital de la Haute-Engadine ; il installa dans la suite une clinique à Saint-Moritz et un institut d'héliothérapie. Bernhard est le promoteur du traitement à l'héliothérapie, qu'il a exposé dans plusieurs publications. Il fut un des fondateurs du Musée Segantini à Saint-Moritz. Auteur de nombreuses publications médicales. Il reçut en 1921 la bourgeoisie d'honneur de St. Moritz. — [O. B.] — 5. Christian, 1819-1884, membre et président du Comité de la Banque cantonale, président de la ville, député au Grand Conseil. — Voir SZG XVIV p. 36. [L. J.]

B. Canton de Saint-Gall. Famille de Saint-Gall qui paraît dès 1533 dans les environs de Wil . — P. Innocenz, de Wil, conventuel de l'abbaye de Saint- Gall, * 21 janvier 1764, profès 1780, premier curé du chapitre 1813, doyen du chapitre de Saint-Gall 1816, f 1820. — Baumgàrtner : Gesch. des Kts. St. Gallen. — Staatsetat. — Arch. du couvent Saint-Gall. [J. Mùller.]

C. Canton de Soleure. Ancienne famille de la ville de Soleure, bourgeoise en 1513, éteinte avant 1762. Armoiries : de gueules à un ours de sable sur une terrasse de sinople. — Konrad, f 1648, étudia à Milan, curé à Bàrschwil 1623, à Dornach 1624, à Mûmliswil 1630, à Olten 1641. — Voir Franz Haffner : Geschlechterbuch. — P. Alex. Schmidt : Kirchensàtze. — LL. [v. V.]

D. Canton de Berne. Famille bourgeoise de Thoune.

— Isaac-Bernard, * 1689, membre du Grand Conseil en 1722, f 1763. [E. B.]

E. Canton de Zurich. Famille originaire de l'anc. com. de Wùlflingen aujourd'hui englobée dans Winter- Ihour, mentionnée déjà en 1561. — [3 Frick.] —

BERNHARL)

BERNOLI)

1. EMIL, * 1881, secrétaire des ouvriers métallurgiques, juge de district et député au Grand Conseil, conseiller municipal de Winterthour dès 1921. — 2. Hans, de Wùlflingen, * 1888, de 1911 à 1920 maître à l'école d'agriculture de Strickhof à Zurich, dès 1918 secrétaire général de l'union suisse de colonisation intérieure et d'agriculture; auteur de divers opuscules sur l'agriculture. [E. Hsr.]

BERNHARD I, abbé de Saint - Gall, fut élu le 6 décembre 833 et confirmé par l'empereur Charles III le Gros, qui se trouvait en ce moment au couvent. Il vécut d'abord en bons termes avec le roi Arnulf, mais dans la suite il prit parti pour son adversaire Bernard, fils illégitime de Charles-le-Gros, et fut pour cette raison destitué en 890 par le roi Arnulf. — Voir Ratperti Casus sancti Galli, dans MVG XIII, 63. — Ekkeharti Casus, dans MVG XV. 31, 36 et 141. [P. Bt.]

BERNHARD, PAULUS, de Bregenz, ecclésiastique catholique, se convertit et acquit la bourgeoisie de Zurich. Pasteur à Aawangen 1587, doyen du chapitre de Frauenfeld 1596 ; t 1598. — Voir S. Sulzberger, 5-70. [Sch.]

BERNHARDZELL (C. Saint-Gall, D. Gossau, Coin. Waldkirch. V. DGS). Vge, com. civile et paroisse. En 898 Pernhartescella fut donné par l'évéque de Constance Salomon, abbé de Saint-Gall, à l'église nouvellement fondée de Saint-Mangen, dont le prévôt fut le collateur de Bernhardzell ; il y faisait en outre exercer la basse justice et percevait les dîmes et autres redevances. L'abbé de Saint-Gall possédait aussi uni' partie de la juridiction, entre autres la justice pénale. 11 détenait également le bailliage qu'il hypothéqua en 13n2 aux barons von Griessenberg ; cette hypothèque passa ensuite aux comtes de Toggenbourg, puis aux barons von Hewen et fut rachetée en 1394 par l'abbé Cuno pour 2040 11. A la suite d'une série de jugemenls, les droits et revenus de l'abbé à Bernhardzell furent augmentés au détriment du collateur. En 1525, les droits de l'abbé furent confirmés par les députés des Confédérés, contrairement au désir des habitants de Bernhardzell. Au début du XVe s., Bernhardzell prit part, pendant un certain temps, au mouvement d'émancipation des Appenzellois et de la ville de Saint-Gall ; dans la suite, il eut à plusieurs reprises des conflits avec l'abbé, auquel il refusa vainement de payer l'impôl d'avouerie. Le 26 janvier 1559, les délégués des cantons réglèrent les droits de l'abbé de Saint-Gall à Bernhardzell et dans d'autres localités de l'Alte Landschaft. En 1529, Bernhardzell embrassa la Réforme, mais après la victoire des catholiques à Cappel, l'abbé réussit à ramener ses habitants à leur ancienne confession. La ville de Saint-Gall, à laquelle appartenait l'église de Saint- Mangen, ayant embrassé la Réforme, tous les rapports avec Bernhardzell prirent fin ; ce village devint en 1532 une paroisse autonome. De 1776 à 1778 construction d'une nouvelle église, consacrée en 1779. Le sceau du curé de Bernhardzell porte Sainte-Wiborada tenant un livre et une lance. En 1803, Bernhardzell fut réuni à la commune de Waldkirch. [PI. Butler. ]

BERNHAUSEN, von. Ancienne famille de ministériaux de l'évèché de Constance dont le berceau se trouvait en Wurtemberg ; de 1500 à 1669 elle posséda des domaines en Thurgovie. — 1. Wilhelm, 1495- 1510, entra, par son mariage, en possession de la seigneurie de Hagenwil, ressortissant de la ville de Saint- Gall. — 2. Wolf, bailli de Bischofszell 1548. — 3. Wolf, bailli de Bischofszell 1584. — 4. H.-Konrad, bailli à Oberaach 1607. — 5. Wilhelm-Christof, bailli à Oberberg de 1630 à 1642. — 6. Wilhelm, quartiermaître général en Thurgovie de 1647 à 1656. — 7. YVolf-Jakob, bailli de Blatten de 1664 à 1669. — Voir Kindler v. Knobloch : Oberbad. Geschlechterbuch.

- Arch. du couvent de Saint-Gall. — Arch. Bischofszell- [Sch.]

BERNHAUSER. Famille bourgeoise de Zurich. — Matthias, d'Esslingen (Wurtemberg), mégissier, obtint gratuitement la bourgeoisie le 22 avril 1462. Presque tous les descendants mâles exercèrent le même métier jusqu'au XVIII* s. et firent plusieurs fois partie du Grand Conseil comme membres de la Corporation des

tanneurs ; avec Hans, 1629-1706, prévôt de corporation depuis 1679, ils entrèrent dans le Petit Conseil. — Armoiries : d'argent ou d'or à un homme aux chausses de gueules luttant avec un ours. — Voir LL et LLH. — Meiss et Keller-Escher : Promptuarien. [W. u.]

BERNI, BERNER. Famille originaire de Vais. — 1. Silvester (Berner ou mieux Berni), chanoine du dôme à Coire 1491, représentant du chapitre lors d'une sentence arbitrale rendue le 22 juin 1491. — 2. Jo ■ hannes, étudia à Vienne, revint à Vais avec une reproduction exacte de la Vierge de Pôtsch (près cl'Erlau, Hongrie), qui fut plus tard transférée à l'Église de Saint-Etienne à Vienne, à cause des miracles qu'elle avait faits. Cette statue fut placée en 1693 dans la chapelle de Maria Camp, où l'on allait en pèlerinage.

f 1741. [RÙTTIMANN.l

BERNICE. Famille noble originaire de Savoie ayant donné à Genève en 1413 un syndic, Bichard, jurisconsulte, professeur es lois el chevalier, conseiller en 1416. [C. B.]

BERNIER. Famille originaire de la Beauce en Orléanais, genevoise par François, bourgeois en 1557. — 1. Jean-Gabriel, * 1745, avocat, notaire, membre du. Conseil de sûreté 1792, de l'Assemblée nationale

1793, procureur général la même année. — 2. Laurent, 1763-1842, membre de la Commission révolutionnaire

1794, commissaire national, trésorier 1795, du Conseil législatif 1797 et caissier de la Soc. économique. — Voir Sordet : Dict. des familles genevoises. jC. B."j

BERNINA (CHEMIN DE FER DE LA). Voir Alpes, chemins de fer des.

BERNO. Voir Beuna.

BERNO (BERNO AUGIENSIS), abbé, du couvent de bénédictins de Fleury, fut élu abbé de Reichenau par Henri II en 1008. Il avait acquis une certaine notoriété comme écrivain musical et compositeur et composa des traités sur le chant sacré. U mourut en 1048 après avoir pu consacrer, cette année-là, en présence de Henri III. l'église de son couvent, qui venait d'être reconstruite. — Voir Hist. litt. de lu France VII, 333. - - ADB II, 407. [H. Tt.]

BERNOLD. Familles des cantons de Saint-Gall et de Zurich.

A. Canton de Saint-Gall. Famille à Walenstadt et à Claris. — 1. Georg, de Walenstadt, fui en 1467 chambellan de l'empereur Frédéric III ; il aurait reçu celte même année des lettres de noblesse. - 2. Johannes, vice-landammann, f 1022. -- 3. Johannes, huissier de la ville et. ensuite avoyer ; f 1672. — 4. Leonhard, fils du n° 2, avoyer 1683, fut assassiné le

24 janvier 1705.

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