‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 78 sur 425 · BIANCHI · texte numérisé non relu

BIANCHI

BlANc;iH-(iIOVINI

suisse en Corse, 1806 à l'île d'Elbe, 1807 fait partie de l'armée de Naples — 2. Felice, * 1809, f 3 janvier 1887, avocat, député au Grand Conseil tessinois 1839- 1853 et 1867-1875, président en 1841 et 1842 ; 1848-1872 juge suppléant du Tribunal fédéral, 1855 syndic de Locarno, inspecteur et directeur du gymnase de cette ville. — Voir BStor. 1880, 1908 et 1911. -- Pometta : Corne il Ticino. — Dotta : / Ticinesi. |C. T.]

BIANCHI, de BIAIMCHIS, de BLANCHI, BIANCO. Famille tessinoise que le BStor. de 1901 fait venir à tort de Masnago (Italie). Ce nom se rencontre à Dalpe, 1227 ; Locarno, 1284 ; Intragna, 1365 ; Sessa, 1373 ; Auressio, 1464, etc. Armoiries des Bianchi de Sessa : de gueules à une tour donjonnée de deux pièces d'argent, crénelée, ouverte et ajourée du champ, sommée d'un cygne d'argent, posé entre les donjons et accompagné en chef d'une rose d'or. — 1. Jacobus, prévôt de Biasca 1312.

— 2. Petronus, de Intragna, membre du Conseil de la pieve de Locarno 1365. — 3. Achille, de Morcote, sculpteur, f 20 octobre 1592 à Rome. Il est mentionné pour la première fois en 1577 à Rome où il fit différents travaux dans les églises de Santa Maria del Pianto, San Nicola in carcere, Saint-Paul hors les murs, au pont Saint-Ange, etc. — 4. GlUseppe, de Lugano, stucateur. En 1598, il travaillait à la grande chapelle du dôme de Corne. Il est vraisemblablement le même qui fit en 1605, avec son fils Francesco, Ls stucs de la nouvelle église de Saint-Martin à Altdorf.

— 5. Isidoro, * 1602 à Campione, f 1690 à Milan, peintre. Disciple de Morazzone, il laissa des fresques dans des églises de Côme, Brenzio, Campione, Milan, Caravina ; il peignit le jugement dernier de l'église de Peglio et un tableau de celle de Sainte-Catherine (aujourd'hui église de l'Immaculée Conception à Lugano). Peintre de la cour de Savoie 1626, il fut appelé par le duc Charles-Emmanuel I à terminer à Rivoli les travaux commencés par Morazzone ; le duc le fit chevalier de l'ordre des SS. Maurice et Lazare, et en 1635, Christine de France, régente da Savoie, donna à Isidoro et à ses fils Pompeo, Francesco et Carlo, le titre d'ingénieurs, peintres et sculpteurs, pour leurs travaux dans les châteaux de chasse à Turin. — 6. Giovanni-Battista, de Campione, sculpteur, architecte et peintre, * vers 1660, f 9 septembre 1722 à l'abbaye de Saint-Florian (Autriche). Dès 1683, il travailla comme stucateur à cetta abbaye ; de 1712 à 1713, il fit le grand portail (avec Léonard Sattler), puis les autels Sainte-Anne 1716, des Anges gardiens 1718, de Saint-Augustin 1720, etc. — 7. Carlo, peintre d'histoire du XVIIIe s., * à Castro (Val Blenio), étudia à Rome, eut. une vie aventureuse et voyagea continuellement en Italie, en France et en Allemagne. Il peignit à la fresque et à l'huile, mais se spécialisa dans la peinture sur verre pour laquelle il employait une méthode particulière. Il laissa des œuvres un peu partout, spécialement à Castro, dans l'église de l'abbaye de Disentis et au palais Mezza-Barba à Pavie. Il mourut dans cette ville, mais on ignore les dates de sa naissance et de sa mort. — Son frère Giovanni était un architecte de valeur et fut son compagnon d'aventures. — 8. Pietbo-Giuseppe, de Lugano, 1736- 1824, religieux franciscain à Bergame sous le nom de Phudenzio. Il se distingua en 1779 pendant la peste qui sévit à Sarnico, et en 1797 calma une révolte des paysans de Vertosa. — 9. Antonio, de Lugano, 1771- L849, député au Grand Conseil 1808-1813 et 1827 ; il vota en 1811 contre la cession du Sud du Tessin à .Napoléon. — 10. Carlo, de Lugano, 1777-1830, député au Grand Conseil 1827-1830, fermier des douanes de Çhiasso et de Lugano, trésorier cantonal, impliqué dans les accusations portées contre le landammann G. B. Quadri et son régime. Après sa mort, un long procès eut lieu entre l'État et ses héritiers au sujet d'un découvert dans sa caisse. — 11. Fabrizio, * 1780 à Lugano, lieutenant dans les troupes helvétiques, participa à la campagne d'Italie de 1804 avec les troupes suisses au service de France, capitaine au 2° régiment suisse 1806,

IUI1IS 11 — 11

Pietro Bianchi.

D'après une gravure au

Musée historique de Lugano.

fit la campagne d'Espagne en 1808 dans la division de Vedel, assista à la bataille de Baylen où il fut fait prisonnier et interné à l'île Majorque, puis en Angleterre. — 12. Pietro, frère du n» 10, * 29 mars 1787 à Lugano, t 28 décembre 1849 à Naples, architecte et ingénieur, il étudia à Milan et à Pavie où il conquit son grade de docteur es sciences mathématiques ; en 1807 il obtenait à Milan le premier prix d'architecture, puis se rendit à Borne pour continuer ses études. A Paris en 1810 il obtint, grâce à Alexandre Berthier, d'être envoyé à Rome pour y faire le relevé des monuments anciens. L'année suivante, il dirigeait des fouilles au Capitole, au Forum et au Cotisée. Ses découvertes lui valurent d'être reçu à l'académie d'archéologie de Rome 1812 et de devenir membre honoraire de celle de Saint-Luc à Rome 1814. A la mort de Napoléon, Pie VII le nomma directeur des antiquités et des embellissements de Rome. Il fut chargé dès 1816 par Ferdinand Ier de plusieurs grands travaux à Naples, entre autres de la construction du palais des ministres et de l'église votive de San Francesco di Paolo ; directeur du palais Farnèse à Rome,

directeur des antiquités des Deux-Siciles 1824, directeur des fouilles de Pompéi et Herculanum. Bianchi fut l'objet de nombreuses distinctions et fit partie de plusieurs académies, italiennes et étrangères. — 13. Giovanni , sculpteur, * 1851 à Genestrerio. Il s'établit à Coire et a laissé un grand nombre de monuments décoratifs clans les Grisons. -- Voir ALBK. -- SKL. -- BStor. 1883, 1885, 1889, 1901, 1902, 1909, 191.1. -- Cantù : Storia délia città e diocesi di Corno. — Vegezzi : Esposizione storica. — Vegezzi : Notizie Mo gra fiche intorno al... Pietro Bianclii. — Dotta : / Ticinesi. — Bianchi : Artisti ticinesi. — Oldelli : Dizionario. — Borrani : Ticino Sacro. — AHS 1918. [C. Trbzzinj.]

BIANCHI, Vendramino, ambassadeur vénitien auprès de la Confédération et dans les Grisons. Il vint en Suisse en janvier 1706 et réussit à conclure une alliance entre Venise d'une part et Berne et Zurich d'autre part ; elle fut ratifiée le 6 janvier à Zurich. Il entama également des négociations à Coire, en février 1706, avec les députés des communes, qui aboutirent en avrii à un projet par lequel les Grisons autorisaient le recrutement d'un régiment de 4000 hommes et le passage des troupes au service de Venise. Venise versait en échange une pension de 711 doublons d'Espagne et accordait aux ressortissants des Grisons libre séjour dans les États vénitiens ainsi que la possibilité de se procurer à bon compte du blé et du sel. L'ambassadeur d'Autriche réussit, il est vrai, à retarder la ratification qui eut lieu définitivement à Coire le 6 décembre 1706. En 1708, Bianchi publia sous le nom d'Arminio Dannebuchi une Relazione, del paese de Svizzeri e, Grigioni, et une Istorica Relazione délia Pace di Passarowiz. f le 12 janvier 1738 à Venise. — Voir J.-A. Sprecher : Gesch. der Republik der 3 Bunde I, p. 55. [L. J.]

BIANCHI - GIOVINI, Ainelio, Révolutionnaire et publiciste italien * 1799 à Côme, f 1862 à Naples, réfugié de 1830 à 1841 au Tessin à la suite de la propagande antiautrichienne qu'il faisait dans la Lombardie, prit une part assez importante dans les troubles politiques de 1830-1841 au Tessin. Il collabora d'abord à V Indipendente, journal conservateur, puis, jusqu'en 1832, à VAncora et dès 1835 au Repubblicano délia Svizzera italiana, radical. Il fit preuve d'un anticléricalisme féroce. A la suite d'un procès, 1836- 1838, il fut condamné à deux mois de prison et 500 fr. d'amende, puis expulsé du canton en 1839. Cette

Avril 1922

MASAUK)

BIASCA

expulsion préluda à la révolution de 1839. Bianchi passa ensuite au parti modéré et dès 1841 écrivit surtout dans l'Amnistia, journal qui prônait l'amnistie des condamnés politiques de 1841. 11 disparut ensuite de la scène politique tessinoise. [C. T.]

BIASARIO, BIASE, BISARIO, BLASARIO (C. Tessin, D. Blenio, Coin. Largario). Hameau aujourd'hui disparu, mentionné aux XIIIe et XIVe s. Les nobles mentionnés à Blasario devaient être les seigneurs de Torre. — Voir Meyer : Blenio und Leventina. [C. T.]

BIASCA (C. Tessin, D. Biviera. V DGS). Corn, et paroisse, chef-lieu de la pieve des trois vallées ambrosiennes. Anciennes formes : Biascha, Abiasca, 1171 ; Ablesca, 1334 ; Habiascha, Habiasca, 1352 ; en ail.

Ablâsch, Piass, Ablentsch.

En 1880, on y a découvert des monnaies romaines.

Biasca apparaît comme une communauté distincte des vallées ambrosiennes en 1119 ; sa juridiction ne s'étendait qu'au territoire de sa vicinanza et de sa paroisse auxquelles appartenaient aussi Loderio et Pontirone. Le chapitre de Milan avait la juridiction spirituelle et temporelle, mais ses pouvoirs étaient plus restreints à Biasca que dans le reste des vallées ambrosiennes. Ils étaient limités par les droits du peuple et par le pouvoir que les Orelli, de Locarno, qui y furent ses représentants comme podestats-recteurs, y exerçaient. Les droits du chapitre se réduisirent

Sceau de Biasca de 14DI.

L'église de Saint-Pierre à Biasca. D'après une photographie.

même aux placita et aux ficta donne galia ; dès 1292 il perdit encore le pouvoir d'élire le podestat-recteur. Biasca avait le droit de se donner des statuts, d'élire un consul, de nommer Vavogadro et deux juges ; ces trois personnes formaient l'instance de recours contre les décisions du consul et étaient l'unique tribunal du plaid de novembre. Après la révolte de 1291-1292 contre les Orelli, Vavogadro devint le chef effectif de la commune. Biasca avait son conseil et sa credencia qui, en 1292, comptait six membres auxquels il faut probablement ajouter Vavogadro et les deux juges. Avec le podestat -recteur, elle fonctionnait comme tribunal supérieur. Sous la domination des ducs de Milan, les privilèges communaux furent augmentés. Philippe-Marie Visconti concède à Biasca, le 8 mai 1422, de se gouverner seul et d'élire un consul pour l'administration de la justice ; dans la suite Biasca obtint l'immédiateté ducale contre Bellinzone qui semble avoir voulu empiéter ses droits. En 1450, il se vit conférer les droits de haute justice. Sous le titre de podestats-recteurs, les Orelli furent de vrais dynastes jusqu'à la domination des Visconti. On ne connaît pas exactement l'origine de leur pouvoir sur Biasca; le premier podestat de cette famille fut, semble-t-il, Guifred qui avait en 1190 et 1204 un château et des droits à Biasca. A partir de 1292, la communauté nomma chaque année le podestat-recteur, mais de fait les pouvoirs des Orelli étaient héréditaires. La domination des Orelli subit des éclipses ; vers 1239 Biasca dépendit un certain temps de l'empereur, et entre 1264 et 1270 il passa sous la domination des Torriani. En 1291, Henri Orelli fut contraint à reconnaître, qu'ainsi que ses ancêtres, il tenait son pouvoir de la volonté du peuple. Vers le milieu du XIVe s., le pouvoir des Orelli prit fin. Les plus connus d'entre eux sont • Simon, 1239-1286, son fils Henri 1291-1316, son petit-fils Simon 1317, f 1352-1360.

Domination des ducs. On ne sait pas au juste comment les ducs de Milan devinrent seigneurs de Biasca ; ils durent s'en emparer peu après 1342. Biasca devint, comme la Léventine et Blenio, une province des Visconti. En 1479, les Suisses s'emparèrent du bourg et de Blenio qui, à la paix provisoire du 29 septembre, furent donnés en gage pour la cession définitive de la Léventine à Uri. A la paix du 20 mars 1480, Biasca devenait le siège du tribunal arbitral pour les litiges entre les cantons suisses et Milan.

Domination suisse. En 1403 Uri et Obwald avaient annexé Biasca avec la Biviera. Cette première domination suisse prit fin avec la défaite d'Arbedo. Les Suisses occupèrent de nouveau la localité en 1495-1496, et par la convention de Milan, du 24 octobre 1499, Uri garda Biasca avec la Biviera. Sous la domination des cantons, Biasca fit partie du bailliage de la Biviera; il continua à jouir de ses franchises, mais perdit son importance politique, puisque le siège de l'administration fut transféré à Osogna. A la fin du XVIIIe s., au passage des armées étrangères, Biasca logea plusieurs fois des troupes, mais fut épargné par les Austro-Busses grâce à l'intervention de son prévôt Carlo-Domenico Gut.

Église. Biasca est le chef-lieu de la pieve des trois vallées, et à ce titre, il eut une très grande importance et dut être le centre de l'évangélisation des vallées supérieures tessinoises. D'après le Liber viventium et defunclorum du couvent de Pfâffers (VIII-IXe s.) il avait déjà un archiprêtre et sept prêtres. Pendant très longtemps Biasca fut le siège du vicaire général de l'archevêque de Milan pour les trois vallées. L'église de Saint-Pierre de Biasca percevait un impôt basilical dans toutes les vicinanze des trois vallées. Biasca comptait deux églises dédiées à Saint- Pierre et la pieve 40. Le chapitre est déjà mentionné en 1213 ; jusqu'à saint Charles Borromée, il avait droit de présentation des curés de la Biviera. La confrérie du saint Sacrement fut instituée en 1567. Les registres paroissiaux, baptêmes, mariages et décès remontent à 1567.

Édifœes. L'église paroissiale de Saint-Pierre remonte au XIIe-XIIIe s. ; elle a été restaurée et transformée aux XVIe et XVIIe s. Elle possède des fresques du XVIe s., peut-être du XVe, et un autel dû au ciseau de Paolo Pisoni, d'Ascona, entre 1673 et 1699. Le culte

BIAUDET

BIBERLI

se célèbre ordinairement aujourd'hui dans la nouvelle église votive de Saint-Charles qui est encore inachevée (1921). Parmi les anciens édifices, citons : l'église des SS. Philippe et Jacques, détruite par l'éboulement de 1512 ; la chapelle de la nativité de la Vierge, ou de Sainte- Anne, à Loderio, détruite en 1868, celle de Saint-Hoch, détruite en 1850-1856, celle de Sainte- Petronille. Un petit couvent est mentionné au XVIIe s. Généralités. Biasca possédait au XVe s. un droit de marché ; une douane y avait été établie au XIVe s. ; elle fut réunie plus tard à celle de Bellinzone. Il avait son système spécial de poids et mesures, applicable aussi dans les villages environnants, le droit de souste et le monopole des transports jusqu'à Giornico, Malvaglia et Osogna. Le village souffrit de l'inondation du Tessin et du Brenno en 1438 ; il fut détruit ou incendié par les Suisses en 1449 et 1478. L'éboulement du mont Crenone, 30 septembre 1512, détruisit une grande partie du bourg. En 1629, la peste emporta 140 habitants. Population : 1513, 400 hab. ; 1567. 130 ménages ; 1836, 1912 hab. ; 1858, 2315 ; 1900, 2733 ; 1910, 3299.

Bibliographie : Meyer : Blenio und Leventina. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Meyer : Einwirkung des Gotthardpasses. — BStor. 1879, 1881-1884, 1888-1891, 1900, 1906, 1908, 5191, 1921. — AS I. - Magistretti : Liber notitiae Sanctorum Erclesiae... — P. Angelico Cattaneo : I Leponti. — Barofïio : Memorie storiche. — Pometta : Corne il Ticino venue. .. — Cerutti : // contado délie tre valli elvetiche, dans BStor. 1898. — Biscaro : Le origini délia Signoria délia chiesa metropolitana di Milano sulle valli di Blenio... dans BStor. 1910. — LL. — D'Alessandri : Atti di S. Carlo. [Celeslino Trezzini.1

BIAUDET. Famille vaudoise, originaire de Divonne (Fiance), bourgeoise de Bolle dès avant 1600. — 1. Henri, 1812-1873, directeur de l'École normale évangélique de filles à Paris 1844-1848, pasteur en France et à Jersey, aumônier de la légation des Pays-Bas à Constanlinople 1858-1865. — 2. Abel, 1840-1920, fils du n° 1, pédagogue distingué, professeur au Collège cantonal 1896-1911, l'un des principaux inspirateurs de la réforme de l'enseignement secondaire dans le canton de Vaud. — 3. Gabriel, * 1879, neveu du n° 2, professeur à l'École supérieure de Fins (Finlande). [A.B.] BIBER (Castor). — I. Famille de Zurich, connue dès 1127. Ses membres sont qualifiés chevaliers dès 1149 et devinrent plus tard ministériaux des comtes de Habsbourg-Laufenbourg. Armoiries : d'or à un castor de sable levé en pied. — 1. Werner, 1225 membre du Conseil, 1230 avoué del'abbesse deZurich, chevalier, f après 1244. — 2. Budolf, 1240-1264 curé de Bûrglen, chanoine du Grossmiinster, f 8 février 1274 — 3. Johannes, membre du Conseil de carême 1272-1291, et du Conseil d'été 1298- 1304, chevalier 1274, avoyer 1288-1291 et 1298-1304, t 25 septembre 1304. — 4. Rudolf, vendit en 1276 le moulin d'Hinterbourg qu'il tenait comme fief héréditaire, f 1301. — 5. Rudolf, probablement fils du n° 4, membre du Conseil d'été 1317-1335, chevalier 1325, vassal des Habsbourg - Laufenbourg, ami et serviteur du comte Jean de Habsbourg. En 1332, il obtint avec Ulrich Maness de l'abbé d'Einsiedeln, l'avouerie du couvent de Fahr. A la suite de la révolution de Brun 1336, il fut déposé comme conseiller et banni le 18 juillet, obtint en 1344 l'autorisation de rentrer et tomba dans le massacre du 23 février 1350. — 6. Heinrich, 1303-1351, fils du n° 3, membre du Conseil 1319-1351, chevalier 1326, aida en 1336 à pacifier un différend entre l'Autriche et Lucerneet les Waldstàtten. Bourgmestre en survivance, avoyer 1346-1351. t 4 janvier 1352. — 7. Kraft, le dernier de la famille, du Conseil 1361-1363, t 1363. Il portait le surnom de Busse. — Voir UB I-XI. — Mon. Germ. Necr. I. — Zurcher Steuerbùcher I. — Konstanzer Kop.-Buch, n° 10, A fol. 229 (à Karlsruhe). [F. Hegi.]

II. Ancienne famille de Horgen, citée en 1429, peutêtre une branche collatérale de la précédente. Ses

membres furent souvent sous-baillis de Horgen. — 1. Heini, tombé à Cappel 1531.— 2. Werner, * 1855 à Thalwil, maître secondaire à Zurich dès 1888, député au Grand Conseil 1893, au Conseil de ville 1898, président de ce corps 1911. — Voir ZWChr. 1911, p. 73. \J. F- et F. H.]

BIBEREGG (C. et D. Schwyz, Com. Rotenturm. V. DGS). Hameau qui tire son nom de la Biber, berceau de la famille Reding. La chapelle de Lorette y fut construite en 1679 par le landammann W. -S. Reding. [R-r.]

BIBEREGG, Conrad von, de la famille des comtes de Biberegg, chanoine, puis évèque de Coire, 1123-1145. Il participa à la fondation du couvent de Roggenbourg, de l'ordre des Prémontrés, qui était l'œuvre de son frère et remit celui de Saint-Luzi à Coire au même ordre. Le 22 janvier 1139, il acheta au comte de Gamertingen ses propriétés à Coire, Samaden, etc., ainsi que les églises de Saint-Luzius à Zuoz et de Saint-Pierre à Samaden. - Voir J.-G. Mayer : Gesch. des Bistums Chur

I, p. 203 BIBERIST

[L.J.] (C. Soleure, D. Bucheggberg-Kriegstetten. V. DGS). Vge et Com. où l'on a fait des trouvailles préhistoriques et découvert des ruines et des monnaies romaines, des urnes funéraires sur le Schôngrien, des tombes et des tumulus alémanniques et burgondes surleHohberg. En 763 Biberussa, en 1002 Bibirusa. Armoiries : coupé de gueules et d'argent à deux crampons de sable posés en sautoir. Les comtes de Kibourg possédaient des biens et des serfs à Biberist, dépendant du bailliage de Landshut, et de ce fait participaient à la nomination du tribunal. La moitié des droits de justice de Biberist et l'avouerie passèrent au chapitre de Saint-Ours de Soleure en 1346 et en 1362, par Burkard Senn, bourgeois de Soleure, à cette ville. La haute justice appartenait aux comtes de Buchegg, landgraves de Bourgogne, comme fief impérial. En 1314, elle passa aux Kibourg comme fief autrichien, fut acquise par Berne en 1406 et en 1516 par Soleure. Les nobles de Biberist possédaient, en qualité de vassaux des Kibourg, un château sur l'extrémité Est de l'Altisberg ; il n'en reste que quelques traces. L'église est une des plus anciennes du pays. Le 13 mars 763, l'évêque Eddo de Strasbourg en fit don au couvent d'Ettenheim. Au XIVe s., les chevaliers de Biberist en étaient collateurs ; ce droit passa par héritage aux vom Stein ; en 1377, il fut vendu à Heinrich Bumann d'Olten, et en 1400 au chapitre de Saint-Ours. Une fabrique de papier existe à Biberist depuis 1862. Bourgeois de Biberist : Simon Kaiser, administrateur de la régie des alcools (1836-1898) ; Joseph-Ad. Kaiser, directeur de l'Instruction publique à Saint-Gall (1836-1913). Registres de paroisse dès 1765. — Voir L.-R. Schmidlin : Gesch. der Pfarrgemeinde Biberist. [F. E.]

BIBERIST, von. Famille noble mentionnée de 1004 à 1365. Elle n'a pas joué un grand rôle dans l'histoire. Voir art. ci-dessus. [F. E.J

Famille bourgeoise de Zurich mentionnée dès 1167, éteinte dans la première moitié du XVe s. Armoiries : coupé d'or à un castor passant de sable à la queue d'argent, et gironné de sable et d'argent. Elle posséda de nombreux domaines dans le territoire actuel du canton, et de 1371 à 1379 le bailliage de Weiningen. — 1. Werner, 1271- 1275 du Conseil d'été ; un des détenteurs de la monnaie 1272. — 2. Werner, carême 1277-1313, administrateur de tion de Zurich envers le roi Rodolphe de tribunaux arbitraux : en 1291 lors

BIBERLI.

de Zurich en

du Conseil de

l'hôpital, cau-

1291, membre

de l'alliance

de Zurich avec Uri et Schwyz, en 1292 dans la paix de Zurich avec le duc Albert, en 1294 entre Zurich et l'Autriche ; caution de Zurich envers Lucerne 1296, otage pour le couvent d'Einsiedeln contre Schwyz. Fondateur de la chapelle saint Léonard où les Biberli avaient leurs tombeaux. — 3. Johannes, fils du n° 2,

IHBKUUKOPK

MBKUSTEIN

du Conseil d'automne 1294-1299. f avant le 7 nov. 1301. -- 4. HUG, du Conseil d'été 1295-1296, 1299- 1320 ; f avant le 25 juin 132G. — 5. HEINRÏCH, dernier de sa famille, bailli de Greifensee 1403, du Conseil 1413- 1422, bailli de Horgen 1413 et 1422, de Pfâffikon 1418 ; trésorier 1415, médiateur entre l'évêque de Coire et le comte de Toggenbourg et les seigneurs von Mâtsch 1420. A plusieurs reprises député à la Diète. — Voir UZ. - - Zeller-Werdmùller und Nabholz : Die Zûrcher Stadtbûcher. — Joh. Miiller : Tuba Jœlis, 56. — GHS III, 156. — Merz : Burganlagen und Wehrbauten. — AS I, 1. [C. B.]

BIBERLIKOPF (C. Saint-Gall, D. Casier, Corn. Weesen. V. DGS). Colline où jusqu'en 1914 les fondements d'une tour romaine étaient encore visibles. Cette tour faisait probablement partie d'une série continue de tours à signaux, placées sur la route de la vallée du lac de Wallenstadt. Lors de la mobilisation fédérale, en 1914, les murs furent démolis et remplacés par des murs en béton qu'on laissa inachevés. Précédemment déjà, on avait trouvé dans l'intérieur de la tour des tessons et des débris d'amphores, en 1914 on y découvrit un denier de Marc- Antoine. — St. Galler Nbl. 1911, p. 51 (avec bibliographie).— MVG XXVII, p. 316. [Bt.] BIBERN (C. Schaffhouse, D. Reiath. V. DGS). Vge et Com. En 965, Bibera ; 1050, Biberaha, et jusqu'au XIXe s. Biberach. Il appartint primitivement au comté du Hegau, puis au landgraviat de Nellenbourg. C'était probablement un fief des Habsbourg-Kibourg, tenu par les Truchsess von Diessenhofen, qui furent châtelains de Herblingen jusqu'en 1469. La basse juslice dépendait de la juridiction du château de Herblingen et fut acquise avec ce dernier par la ville de Schaffhouse en 1521 et 1534. En 1723, Schaffhouse acheta de l'Autriche les droits souverains sur les villages du Reiath, donc aussi sur Bibern, qui fit partie du haut bailliage de Reiath et Herblingen. Bâchtold et Henking admettent que les Imthurn, et dès 1484 les Fulach, avaient sur Bibern des droits de bailliage. Parmi les anciens propriétaires fonciers, on trouve le chapitre de Œhningen les couvents de Paradis, Stein, Reichenau, Allerheiligen, etc. Au spirituel, Bibern dépendit jusqu'en 1866 de la paroisse de Lohn, puis dès lors de celle d'Opfertshofen. Le sceau communal porte un soc de charrue en pal. Voir aussi l'art. Hofen. — Rùeger : Chronik, 424. — Festschrift 1901. [H. Werner.| BIBERN (C. Schaffhouse, D. Stein, Com. Ramsen. V. DGS). Grand domaine et moulin. En 1050, Biberaha ; en 1122, Bibera ; en 1447, Biberach («ruisseau de castors »). Bibern fut donné au XIe s. au couvent de Allerheiligen ; au point de vue juridique, il dépendait de Biisingen. Ce domaine appartint au XVe s. à la famille Klingenberg et plus tard à la ville de Stein. — Voir C.-A. Bâchtold, dans Festschrift Schaffh. - ■ F. Rippmann, dans ZSB 37. [F. Rippmann.]

BIBERN (C. Soleure, D. Bucheggberg. V. DGS). Com. et vge d'origine peut-être celtique où des trouvailles de monnaies et de vestiges permettent de croire à un établissement romain. Anciennes formes: Bibren, Bibron (XIVe s.). Au moyen âge il appartenait à la seigneurie de Buchegg dont il partagea les destinées. [K.] BIBERSTEIN (C. Argovie, D. Aarau. V. DGS). Com. et Vge. En 1315 Biberstain, 1335 Biberstein. Armoiries : de gueules à un castor d'argent sur un rocher de sinople. On a découvert à Biberstein des vestiges néolithiques, romains et alémanniques. Biberstein fut donné en gage vers 1315 par Rodolphe III de Habsbourg-Laufenbourg à son épouse Maria von (Et tingen, la future comtesse von Homberg ; mais la dette n'ayant pas été payée, il aurait passé en 1332 au margrave Rodolphe de Baden. Le comte Johann von Habsbourg vendit, le 11 août 1335, pour 450 marcs d'argent, poids de Zurich, à Rudolf von Rùttikon, commandeur île l'ordre de Saint-Jean à Klingnau, le château et la ville de Biberstein, avec la haute et la basse justice, la douane au bord de l'Aar, la pèche et la ferme de Rore sur la rive opposée du fleuve. L'ordre, installé

dans sa nom elle résidence, acquit des I erres el des droits à Biberstein, Rupperswil, Uerkheim, Rohr, Kulm, Aarau, Thalheim, Stùsslingen, et en 1454, pour 550 11. du Rhin, le fief impérial de Kungstein. Mais le com-

Sfo»;

Château de Biberstein vers 1840. D'après une lithographie de J.-F. Wagner.

mandeur d'alors, Johannes Wittich, aliéna la haute justice à l'Ouest de l'Erzbach près Erlinsbach au seigneur Thomas von Falkenstein, qui la revendit bientôt à Soleure. Les ducs d'Autriche tentèrent en 1369, par l'entremise de Peter von Torberg, de fortifier leur situation en Argovie en cherchant à obtenir Biberstein ; ce fut en vain, grâce au refus des chevaliers de Saint- Jean. En 1416 la petite ville fut détruite par un incendie. Pendant les guerres de Souabe, elle fut occupée, à la demande de Berne, par des troupes d'Aarau et de Lenzbourg. En 1514 la résidence des chevaliers de Saint-Jean, tombée en décrépitude, fut reconstruite. Par suite de l'introduction de la Réforme, Biberstein qui, administrativement avait été réunie à Leuggern, fut placée sous la juridiction de son propre bailli bernois. Ce fait provoqua en 1532 les plaintes de l'intendant de Leuggern, Leonhard Wyss, devant les sept cantons protecteurs et de longues discussions au sein de la Diète. Pour liquider le différend, le grand-maître de l'Ordre de Saint-Jean en pays allemands, Johann von Hattstein, vendit la résidence de Biberstein avec toutes ses propriétés et ses droits pour 3380 (1. du Rhin à Berne, le 16 août 1535. Le château devint alors la résidence du bailli de Biberstein. En 1587 le manoir fut incendié et reconstruit. En 1803 le château passa au canton d'Argovie, devint un certain temps la demeure de Henri Zschokke, puis, en 1889, après avoir été durant 50 ans propriété privée, il fut racheté par le canton qui en fit un institut pour enfants faibles d'esprit, — Voir Arch. d'État Aarau. — LL. — Merz : Burganlagen und Wehrbauten. — Merz : Gemeindewappen im Kant. Argau. — Niischeler : Arg. XXIII. — Millier : Aargau II, 412. [O. Mittler.]

BIBERSTEIN. Stumpf mentionne dans sa chronique des comtes, des barons et des ministériaux de Biberstein, que l'on ne rencontre pas dans les documents. Les quelques porteurs authentiques de ce nom appartiennent certainement à une seule et même famille de paysans. — Voir Merz : Buryanlagen I, 119. [O. M.l

BIBERSTEIN. Famille de Soleure. — 1. August,

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