BIBLE
BIBL1ANDKH
Km
sculpteur el marbrier, * Kl 'mars 1844 à Soleure. 11 travailla à Vevey, Genève, Lyon, Paris, et reprit en 1871 l'atelier de sculpture de son père à Steingruben près Soleure. On lui doit les monuments de Culmann et de Semper à l'École polytechnique de Zurich. — SKL.
- 2. Franz, frère dn n° 1, * 13 février 1850, peintre, fit des panoramas à Hambourg, Berlin, Florence, etc., fut appelé en 1886 en Amérique, travailla à Milwaukee, Chicago et San Francisco. Établi à Milwaukee. — SKL. — [A. L.] — 3. Arnold, colonel divisionnaire, * 1865 à OIten; instructeur de la VIIIe division à Coire, puis instructeur d'arrondissement à Colombier et plus tard directeur des Écoles centrales à Thoune. Il fut un certain temps secrétaire du chef d'arme de l'infanterie et élabora, en cette qualité, le projet du règlement d'exercice pour cette arme. Comme colonel divisionnaire, il commanda la division du Gothard, qu'il échangea en 1917 contre la IIe division et en 1921 contre la IVe division.
- Oltner Tagblatt, 11 déc. 1917. — [G. W.l — 4. Alfred, sculpteur à Paris, fils du n° 1, * 23 nov. 1887 à Soleure ; étudia à Bàle, Genève et Paris. [A. L.]
BIBLE. — I. Avant la Réforme. C'est à Bàle que furent imprimées les plus anciennes Bibles. Quatre éditions de la Vulgate parurent jusqu'en 1477 chez Bernhard Bichel, neuf autres, de 1479 à 1489, chez Amerbach, Michael Furter publia un psautier latin-allemand en 1503; le premier Nouveau Testament parut à Bâle en 1518. C'est chez Frobenius qu'Erasme de Botter- (kini imprima ses célèbres éditions du Nouveau Testament en langue originale de 1516, 1519, 1522, 1527 el 1535
II. Après la Réforme. Église protestante. La Réforme provoqua à Bàle douze nouvelles éditions allemandes en trois ans. En décembre 1522 parut chez Adam Pétri la première reproduction de la Bible de Luther. Thomas Wolf en publia aussi trois la même année et deux en 1524 ; Pétri une en 1524 et deux en 1525. Les particularités dialectales des Confédérés et les divergences entre les Réformés suisses et ceux d'Allemagne exigèrent des traductions indigènes. Christoph Éroschauer avait fait paraître à Zurich, en 1524, trois éditions du Nouveau Testament de Luther. Il lança en 1525 la version de l'Ancien Testament (moins les livres des prophètes) rédigée par Léo Jud et ses collaborateurs ; Zwingli avait traduit les Psaumes. Une revision en fut faite en 1527 augmentée du Nouveau Testament, et en 1529 des Prophètes. Ce fut la Bible de Zurich, qui était employée dans la ville et dans presque toutes les églises de la Suisse orientale : Thurgovie, Glaris et Bheintal. La version luthérienne prévalut cependant dès le milieu du XVIIe s. à Schaffhouse, Saint- Gall, dans l'Appenzell et aux Grisons, à Bâle enfin où elle fut rééditée en 1565, 1702, 1707 et 1729. Les anabaptistes préféraient la Bible de Froschauer.
Berne, qui n'avait pas de traduction reconnue, rendit officielle en 1684 celle de Johann Piscator 1546-1625. Une conférence des églises évangéliques suisses-allemandes publia en 1893 le Nouveau Testament et des Psaumes. Des extraits de la Bible, publiés par les soins de pasteurs glaronnais à l'usage des écoles et des familles, à Schwanden près de Glaris, dès 1886, et connus sous le nom de Bible de Glaris, se répandirent beaucoup dans l'enseignement.
En langue romanche parut en 1560 à Camogask le Nouveau Testament de Joachim Bifrun, réédité à Poschiavo en 1607 et à Bâle en 1640. Les pasteurs Vulp et Dorta, d'Engadine, publièrent une Bible ladine à Schuls en 1679. Chez Andréas Genath, Bâle 1648, parut le Nouveau Testament dans l'idiome de l'Oberland gri- SOn, traduit par Luci Gabriel, et chez Andréas Pfeffer, Coire 1718, la Bible entière. Les églises italiennes des Grisons se servirent de la version de Diodati parue en 1641 et du Nouveau Testament traduit en 1709 par J.-L. Patronus et imprimé dans le pays.
La première Bible imprimée en Suisse romande fut celle de Robert Olivétan parue chez Pierre de Vingle, à Neuchâtel, en juin 1535. Revue par Calvin et par de Bèze, elle jouit sous le nom de Bible de Genève, dans les pays de langue française, d'une autorité presque canonique. David Martin, se basant sur la Bible de Ge-
nève, publia sa traduction en 1707, dont la Bible de Frédéric Osterwald de 1744 est une revision. En outre, soit dans la Suisse allemande, soit dans la Suisse romande, se répandirent de plus en plus les éditions des Sociétés bibliques britanniques ou autres, en particulier celle de la Société biblique de Paris de 1886. Sur le modèle de la Société biblique de Londres, fondée en 1804, furent créées des sociétés bibliques suisses à Bâle 1804, Schaffhouse 1809, Zurich 1812, Saint-Gall et Grisons 1813, Vaud et Genève 1814, Appenzell 1815, Berne, Neuchâtel et Argovie 1816, Glaris 1819. — Voir J.-.I. Metzger : Gesch. der deutschen Bibelubersetzungen in der schweizerisch-reformierten Kirche. — H. Vuilleumier : Les origines de la société de la Bible du Canton de Vaud. — A. Flury : Die Buchdruckerkunst im Dienst der Kirche. — J.-R. Truog : Bibelubersetzungen in Graubunden, dans Bundner Monatsblatl 3, 1921. I E. B.|
III Église catholique-romaine. Le texte de la Vulgate faisait autorité chez les catholiques. Rome ne publia d'ailleurs jamais de version officielle de la Bible ; toutes sont dues à l'initiative privée, plus ou moins importantes et répandues. Le concile de Trente, 1545- 1563, interdit de conserver ou de lire les éditions protestantes. La Diète des V cantons, du 26 nov. 1555, apprit que plusieurs bibles luthériennes se trouvaient à Zoug. Le gouvernement en ordonna le séquestre, puis elles furent brûlées le 14 mars devant l'hôtel de ville de Zoug. Le curé du lieu, Marx Seiler, accusé d'être favorable à la Réforme, fut déposé, mais il mourut déjà en 1556. Cette année-là, des Bibles de Luther furent également brûlées à Sion, Brigue et Viège.
Le Fèvre d'Estaples publia une' édition française à Bâle en 1525. La Bible des théologiens de Louvain, 1548, trouva une grande diffusion. René Benoist, de Paris, dut à la sienne un procès, parce qu'elle concordait trop avec la version de Calvin. Le XVIIIe s. préféra la Bible franco-latine de l'abbé de Vence, 1748- 1750 ; le XIXe s. celle de l'abbé Orsini, 1851, ou celle d'Allisti par l'abbé Delaunay, 1856.
Les catholiques rhéto-romans disposent des traductions de Schuster : Hisloria dil niev e veder Test., Translation da J.-M. Durgiai plevont a Gains, Coire 1851, et de Businger : Compendi délia Historia dil Veder e Niev Test., Transi, da P. Placi Tenner, Einsiedeln 1868.
Voir A. Copinger : Incunabula Biblica or the first half century of the latin bible between 1450 and 1500. — W.-J. van Eys : Bibliographie des bibles el des Nouveaux Testaments en langue française des XVe et XVIe siècles. — W. Walther : Die deutsche Bi belu bersetzung des Mittelalters. — F. Muther : Die âltesten deutschen Bilderbibeln. — Franz Falk : Die Bibel arn Ausgange des Mittelalters, dans Vereinssclirift derGôrresgesellschaft II, 1905. [W. - J. M.] BIBLIANDER, de son vrai nom Théodore Buchmann, deBischofszell, * au commencement du XVIe s., étudia à Zurich et à Bâle les langues classiques et la théologie, succéda en décembre 1531 à Zwingli dans l'enseignement de la Version des Septante. En 1535, il prit part aux débats sur la première confession helvétique. Il n'admit pas la prédestination absolue d'où il résulta des contestations avec Petrus Martyr Vermigli, de sorte qu'il fut mis à la retraite au commencement de
Th. Bibliander. D'après une gravure sur cuivre de Cour. Meyer, 1669.
muuor.iUHiiK