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APPORT ET DIFFERENCE DE LA CHAUX ET DU PLATRE

Tout ce qui a été rapporté jusqu'ici des principales propriétés de la chaux, suffit sans doute pour la faire distinguer des substances auxquelles elle est le plus analogue , comme les allulis salins, les terres absorbantes , parmi lesquelles on comprend la terre des cendres des végétaux. Il reste encore à exposer les propriétés qui lui sont communes avec le plâtre, et que la plupart des naturalistes ont confondues avec elles.

Ces deux substances ont de commun leur origine, ou la qualité de produit de la calcinalion ; leur consistance rare et friable, leur miscibilité réelle avec l'eau, et leur qualité dissolvante du soufre. Leurs caractères distinctifs consistent en ce que la plupart des pierres gypsruscs se réduisent en plâtre par un feu très-léger et très- inférieur à celui qu'exige la calcin.it ion des matières calcaires; que la chaux est soluble dans tous les acides, et que le plâtre ne se dissout dans aucun d'eux ; que le mélange du plâtre avec l'eau le durcit , ce qui u'arrive point ]>our la chaux, à moins qu'on n'y mêle du sable. Déplus, le plâtre se durcit plus promptemont que la chaux; et si on lui ajoute des iiartics limoneuses , il devient plus dur que le mortier. La chaux ne se détruit pas par uo feu violent; et quand elle a été éteinte, elle reprend sa première qualité , si on la fait rougir au feu. Le plâtre , au contraire, est tellement détruit par un feu violent , qu'il perd son gluten , au poiut de ne plus faire corps avec l'eau et de ne pouvoir plus reprendre sa première qualité par une seconde calcination. Le plâtre détrempé avec de l'eau a une odeur d'ecufs j»urris que n'a point la chaux. La décoction du plâtre ne dissout pas si bien le soufre que la décoction de la chaux. {Voyez Mortier , Stuc , Plâtre , Cl Eteindre.]

CHEMIN , s. m. Espace en longueur sur une certaine largeur, qui sert de passage pour aller d'un lieu à un autre.

L'art de construire, de disposer et de percer les chemins, est sans doute un de ceux qui contribuent le plus à l'utilité et à la gloire d'un empire. Tout ce qui a rapjiort à cette partie si intéressante des travaux publics concerne spécialement les ouvrages qui traitent des ponts-el-cba lissées. Pour ne pas priver cependant celui-«:i des notions générales qu'on pourroit y chercher, nous diviserons cette matière en deux parties. Les connoissances de construction oc-

CHE

cupcront cet article ; celles d'histoire ou de description «root la matière du mot Voie. (Voyez ce mot.)

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