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La grandeur ordinaire de» cheminées, depuis longtemps, n'est fixée que par celle des P'*^ Leur
et un quart de hauteur dan» le» apparlcuiens de société; mai» dan» le» grande» salie», les antichambres, le» salle» de» garde», le» galerie», etc. elles peuvent être de 6 pieds de hauteur, ainsi que celle» du Palais- Royal , de l'hôtel de Toulouse , qui sont les plus remarquables de Pari».
On fait les chambranles des cheminées les plus ordinaires, de pierre de liais que l'on peint en couleur de marbre ; mai» il est rare qu'aujourd'hui on n'emploie point le marbre à ces revètissenien». Le marbre blanc , quoiqu'il «oit fort en usage dan» ce genre, est celui pourtant qui semble y convenir le moins; la fumée en altère bientôt l'éclat. L'on travaille à Home ces cliambraules avec le* matières les plus précieuses : le porphyre et le granit, la mosaïque et les ornciucus de brunie qu'on y applique , en font des objets de curiosité, qu'on destine ordinairement aux étrange», les seuls qui y mettent le prix qu'ils valent; car, comme on l'a dit, l'usage des cheminées u'est pas assez commun dan» ce pays pour que l'on puisse en attendre le débit. L'on peut citer plusieurs de ces ouvrages comme de* modèles du goût et de la
C'est là surtout que le goul arabesque peut trouver place d'une façon convenable ; car la petitesse de •mm cheminées actuelles ne permet pas d'y employer avec vraisemblance les membres de l'architecture. Les jambages, la traverse, peuvent recevoir des rinceaux , des enroulcnicns , des cauuelures, et tous les objets <le dcUi! dont les compartimens étaient la vue.
La situation des cheminées u'est pas indifférente dans les pièces d'un appartement. Ou doit se donner de garde de les adosser contre le mur de face, entre le» fenêtres, parce qu'elles chargent le mur et que leur souche paroit trop hors du comble ; elles doivent, autant qu'il est possible, se présenter en entrant, mais rarement devant une porte; il faut non -seulement avoir soin qu'elles se trouvent! droite de la principale porte d'entrée , niais qu'elles soient placées dan» le milieu de la |iièce, afin que vis-à-vis on puisse, si on le veut, leur opjmser un trumeau de glace de la même largeur que celle de la cheminée , et enrichi des mêmes oruemens, à l'exception des chambranles, à
tout autre'meuble principal. C'est par le secours mutuel de ces deux glaces, placées vis-à-vis l'une de l'autre et dans une direction bien parallèle, que la réflexion des lumières se perpétue, et donne aux pièces cet air de grandeur qui forme l'effet qu'on y recherche, lorsqu'elle» sont placées avec la précaution qu'on vient d'indiquer.
(■<■ qui reste à dire sur les cheminées concerne leur partie extérieure , c'est-à-dire les tuyaux qui s'élèvent au-dessus des combles des maisons.
Je ne dirai rien de leur construction , qui est le
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!plus souvent en plâtre , quelquefois en brique» jiosces de plat , et rarement en pierre de taille. Les tu vaux construits de cette dernière façon ne se voient guère qu'aux châteaux anciens et aux maisons royales. Les batimens du Louvre et des Tuileries nous eu offrent de somptueux exemples. On a de tous , temps admiré leur liauteur, la solidité de leur construction et la richesse de leur décoration . Il ne reste, I suivant moi , qu'une seule chose qu'où n'y a jamais assez remarquée , c'est l'inutilité de tout ce luxe , et l'abus d'oruemens prodigués à des objet* qui , n'étant que d'une utilité grossière et d'un usage peu noble, n'auroient jamais dù se concilier une attention si particulière, ni jouer dan* le* batimen» un rôle si important. Je .ai. que la hauteur démesurée de* comble* qui écrasent les édifices en question nécessita la hauteur désordonnée de ce* cheminées , et que celles-ci, acquérant par-la une masse extraordinaire , suggérèrent l'idée de corriger par la décora - I tion l'insipidité de leur aspect. Mais je sais aussi qu'on n'excuse point un vice par un autre vice. On doit tout simplement conclure de ceci que les combles élevés sont un ridicule d'autaut plus grand dans les bàtimetis, qu'ils entraînent avec eux là conséquence plus ridicule encore de» cheminées dont on a parlé.
Les tuyaux de cheminées ne sont que des objets de besoin qui , loin de figurer dan* le* édifices , doivent au contraire se soustraire, le plus qu'il sera possible , à la vue du spectateur. Leurs formes étant sans accord comme sans liaison avec les autres parties de bàtimens , leur nombre et leur position ne peuvent jamais être déterminés par aucune règle de goût et de symétrie ; l'on voit, quels qne soient les ornement qu'on leur applique , qu'il y aura toujours plus de raison pour en proscrire la vue, qu'il» ne sauraient en avoir pour plaire aux yeux.
Les pavs où l'usage des cheminées est rare out a cet égard , dan* l'aspect de leur* édifice. , un grand avantage *ur ceux où le climat en commande la multiplicité Kien ne défigure tant les combles et le* couivnnemeu* de* maison* que cette multitude de constructions bizarres qui en hérissent le sommet. Cette différence est une des principales raisons de la beauté des aspects des ville* d'Italie, et du mauvais effet de celles de France.
Mais l'architecte ne peut rien contre la nécessite du climat. L'usage des cheminées est tellement lié . dans certain» pay», aux besoins les plus impérieux et aux commodités le* plus urgente*, que l'on seroit blâmable de les envisager sou* un autre point de vue (pie celui de la «ituation la plu* avantageuse pour prévenir les inconveniens de La fumée dans l'intérieur des appartement.
Cheminée adossée. C'est une cheminée qui e»t posée contre un mur ou contre le tuyau d'une autre
cheminée.
Cheminée a double miter. Cheminée d'une in-
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Yeat-oo faire paner le feu de la salle dam la pièce suivante? il ne faut qu'un coup de pied pour faire tourner le lover tout entier avec le feu. Cela te fait, parce que le forer porte dans la partie supérieure sur une vis sans lin , jouant dans un châssis de fer qui traverse le conduit de la cheminée, et dans la partie inférieure. Cette cheminée mobile porte sur un pivot scelle au plancher. Toute cette machine tourne donc avec la plus grande simplicité sur ces deux pointe «l'appui , et elle s'ajuste exactement au parement de l.i cheminée.
Cheminée arrLECEÉE, est celle dont l'atre et le tuyau sont pris dans l'épaisseur du mur, et dont l'ar-
Cheminéb a l'anolaisk. Petite cheminée à trois pans sur son plan , et fermée en anse de panier.
Cheminée a la pecssienne. Cheminée de tôle fort petite, qui s'introduit dans une plus grande, dont le devant est fort bas et l'extrémité supérieure terminée en ccW tronqué, qui se ferme plus on moins au moyen d'un couvercle. Cette cheminée a souvent l'cfTi-t qu'on en attend, mais pas toujours. D'ailleurs, elle est incommode, en ce qu'on n'y peut faire qu'un feu étroit de bois court, et que, présentant peu d'ouverture, il est difficile qu'une compagnie un peu nombreuse s'y chauffe. En outre , chaque fois qu'on veut faire ramoner, il faut un maçon pour déboucher l'entrée de la cheminée.
Cheminée anculaire. C'est une cheminé» dont le plan est circulaire, et qui est située dans l'angle d'une chambre, comme on en voit dans quelques villes du nord.
Cheminée de ci'isine. C'est celle qui n'a qu'une hotte , et le plus souvent sans jambages.
Cheminée en hotte. Cheminée dont le manteau, fort large par le bas et en figure pyramidale, est porté en saillie par des courge* et corbeaux de pierre , comme on le voit aux anciennes cheminées.
Cheminée en saillie. On appelle ainsi celle dont le contre-creur afllcure le nu d'un mur , et dont le manteau est en dehors.
Cheminée isolée. Cheminée, placée au milieu d'un chauffoir , qui ne cousiste qu'en une hotte soutenue en l'air par des soupentes de fer, ou portée
quoient.
On appe lle encore cheminée isolée celle qui, étant adossée coutre une cloison , laisse un espace entre le contre-cœur et les poteaux , de crainte du feu.
CHENE, s. m. C'est le premier, le plus considérable et le plus beau de tous les végétal» qui
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croissent naturellement en Europe. Il n'y a personne qui ne connoisse tous les avantages que II construction tire de l'emploi du bois de chêne. {fojrcz Bois.)
CHENEAU, s. m. Canal de plomb qu'on fair ordinairement de dix-huit pouces de largeur en donnant au métal deux à trois lignes d'épaisseur. Ce canal porte sur la corniche d'un bâtiment , pour recevoir les eaux du comble , et les conduire par sa pente dans un tuyau de descente ou dans une gouttière.
Cheneau a iavette. C'est un cheneau qu'on recouvre en avant d'une bande de plomb blanchi pour H cacher les crochets.
CHENIL , a. m. Bâtiment qui consiste en plusieurs cours, salles et chambres, et qui est destiné à loger les officiers de la vénerie , les valets , et les meutes de chiens de chasse.
CHÉRUBIN, s. m. Terme de décoration, nui désigne ordinairement ces tètes d'enfaiis avec des ailes que l'on fait entrer dans beaucoup de partie« I de l'ornement.
CHEVALEMENT, s. m. On donne ce nom dans la bâtisse à un étai composé d'une ou de plu- I sieurs pièces de bois.
CHEVET D'ÉGLISE, s. m. C'est la partie le plus souvent circulaire qui termine le chœur d'une église. Les Italiens l'appellent tribuna. (forez Assis. )
CHEVETRE, s. m. Nom d'une pièce de bois qui •eit à soutenir d'un bout les solives d'une partie de plancher, qui ne peuvent pas porter dans le mur a cause du passage d'un tuyau de chemiuée , ou a cause de quelque autre obstacle.
Les chevètre» s'assemblent dans de fortes pièces de bois qu'on appelle solives d'enchevêtrure. Ils sont percés de mortaises pour recevoir le bout des solives qu'ib doivent soutenir. Quelquefois au lieu de cht vôtres de bois on fait usage de barres de fer arrêtées aux solives d'enchevêtrure , sur lesquelles on fait poser les solives à soutenir. Ces barres de fer, qui sont ordinairement coudées des deux bouts, portent ausii le nom de chevètre.
CHEVILLES, s. f. pl. Ce sont des morceaux de bois ou de fer arrondis , servant à arrêter les assemblages de charpente ou de menuiserie. Pour cet effet, on |wrce des trous au travers des mortaises et des tenons, dans lesquels ou enfonce les chevilles à coups de maillet ou de marteau. Quelquefois ces chevilles sout faites de manière à pouvoir s'cidever lorsqu'on veut démonter les pièces qu'elles doivent traverser, afin qu'on puisse les faire sortir en les frappant par le petit coté.
CHEVILLETTES , s. f. Ce sont de» espèce* de grands clous a tête, ou de |>ctites chevilles de fer,
dout on fait usage dan* la charpente pour arrêter de* madrier» ou des plate-forme».
CHÈVRE, ». f. Machine à élever le* fardeaux, dont se servent les charpentiers et les nuirons.
La chèvre est rom|>oséc de deux bras tonnant ensemble un angle aigu de 20 1 a5 degrés. Ces bras sont unis par plusieurs entretoises. Dans le bas , a environ 3 pieds de hauteur , est placé un treuil horizontal qu'on fait mouvoir avec des barres ou leviers. On entortille sur le treuil le câble, dont un bout passe sur une poulie ajustée au haut de la chèvre.
CHEVRON , s. m. Pièce de bois de charpente de 3 à 4 pouces de gros, qui sert à porter les lattes sur lesquelles on pose les tuiles ou ardoises qui doivent couvrir un toit. On soutient les chevrons d'un toit par d'autres pièces de bois posées en travers, qu'on appelle panne s, sur lesquelles on les arrête avec îles chcvillettes.
Chevrons ceintrés. Ce sont des chevrons qui sont courbés et assemblés dans les licrnes d'un dotuc.
Chevrons de croupe ou empanons. Chevrons qui sont inégaux et attachés sur les arêtiers de la croupe d'un comble.
Chevrons de ferme. Ce sont les deux chevrons encastrés par le lias sur l'entrait (voyez ce mot), et joints en haut par le bout au poinçon.
Chevrons de long pan. On appelle ainsi ceux qui sont sur le courant du faite et des pannes de long pan du comble.
Chevrons de remplace. Ce sont les plus petits chevrons d'un dôme qui ne suivent pas dans les licrnes, parce que leur nombre diminue à mesure qu'ils approchent de la fermeture de la coupole.
CHIMERE, s. f. Monstre fabuleux, composé des parties de plusieurs animaux. On voit assez souvent de ces sortes de chimères ajustées a des gouttières ou .1 des gargouille».
CHIMERIQUE, adj. Se dit surtout, dans l'ornement et l'arabesque , de tout assemblage fantastique d'animaux ou de parties d'animaux.
CHINOISE (Abchitecti * t:). Malgré les causes qui ont tendu jusqu'ici à nous rendre ou suspectes ou incomplètes les connoissances qu'on a pu acquérir sur plu* d'un point de l'art de bâtir des Chinois, il nous semble cependant que , pour eu donner une idée qui suffise au plan général de notre Dictionnaire, nous avons trois autorités suffisantes ; premièrement les notions nombreuses et uniformes des voyageurs ; secondement la counoissanec de l'esprit de routine cl d'uniformité qui est le caractère dominant de tous les ouvrages do ce peuple ; troisièmement Ira images multipliées et très-cortainenient véridiques des maisons et édifices qui nous sont retracés par Ira naturels du pays sur tous les objets d'art , d'industrie, que le commerce a importés depuis des siècles dans nos con-
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trées , et où les mêmes formes se trouvent constamment reproduites sans la moindre diversité.
Divisant donc cet article en deux parties, nous réunirons dans la première tout ce que l'on commit d'authentique sur les élémens et les procédés de construction, sur les forme» et le» variétés des parties et des deuils des maisons et des mooumens publics. La seconde partie comprendra l'analyse critique du caractère des types et du goût de cette architecture.
DE l' architecture chinoise considérée da.ns LU