CIR
plaisir de la variété ne puisse souvent motiver dan» le plan d'un grand ensemble une alternative de lignes droites ou courbes; mais ici, comme dans tout le reste, la variété ne plaira qu'autant qu'on ne s'apercevra point qu'on l'a cherchée. Disons en général que la ligne droite , en même temps qu'elle est la plus naturelle, est celle qui donne aux masses d'un édifice le plus de simplicité, par conséquent de grandeur et de sévérité. Il y a toujours dans les lignes courbes ou demi-c/rru/m'rrj d'un plan ou d'une élévation quelque chose qui sent la mollesse et nuit au sentiment de la grandeur et de l'unité.
CIRQCE, s. m. Romulus, selon plusieurs historiens, fonda les jeux du cirque presque aussitôt que son empire. L'enlèvement des Sabine* , qu'il avoit projeté, et qui arriva la première fois qu'il fit célébrer ces jeux , l'engagea sans doute à les dédier au dieu Consus, le dieu des lions conseils. Le cirque, d'abord, ne fut qu'un simple enclos de bois; les spectateurs étoient debout : on n'y plaçoit des sièges que pour les principaux d'entre eux. L'un des Tarquins, dit-on, fixa la célébration des jeux dans la vallée Murcia, entre le mont Aventin et le mont Palatin , et y il fit bilir un cirque en pierre. Ce cirque fut long-temps le seul qu'eurent les Komaius; mais leur passion pour ce genre de spectacle s'élant accrue avec leur puissance et leur richesse, ils en comptèrent jusqu'à quinze élevés sous leurs empereurs, tant dans l'enceinte de leur ville que dans ses environs. La religion autorisoil ces édifices, qui étoient consacrés; et le goût, d'accord avec elle, présidoil a leur construction ctà leurs cnibcllisaemens. temps, ou plutôt la main des barbares, les a tous détruits: on a élevé d'autres monumens à leur place, et ce n'est que dans les ruines de celui de Caracalla qu'on peut trouver quelles étoient leur forme et leur disposition. De savans artistes les ont déterminées avec assez de précision pour nous engager à les suivre : l'un est Raphaël Fabretti , et l'autre M. Paris , tous deux conformes sur des objets qui a voient échappé à l'examen de leurs prédécesseurs dans l'étude des monumens antiques.
Ce cirque est situé non loin de la voie Appienne, et à près de deux milles de Rome. Il présente un demi-cercle, au milieu duquel est la porte principale : ses extrémités se prolongent en deux ailes, dont la droite, prise de l'entrée, est plus courte que la gauche, et dont celle-ci, vers les deux tiers de son étendue, forme en dehors une courbure assez apparente. Peu après le point de rentre du demicercle, commence un massif ippelé spina , épine: il est dirigé obliquement sur l'aile droite, et finit en face de la courbure, ce qui donne beaucoup plus de largeur a l'es|Mre qui est entre lui et l'aile gauche. Le point milieu de cet espace est le centre d'une ellipse qui joint les deux ailes et ferme le cirque. Sur le plan de l'ellipse sont une porte, et six carcères