‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 144 sur 258 · CUM · texte numérisé non relu

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Tonte* le» assise» qui doivent «e trouver enterrées feront en retraite le» une* «ur les autres , afin que relie du bas occupe une plus grande superficie et de diminuer l'effet de la pression , ainsi que le tassement qui pourrait en résulter.

La saillie des retraites peut se combiner en raison inverse du nombre d'assises. S'il ne doit y en avoir que trois ou quatre, on leur donnera jusqu'à 10 pouces. Pour cinq ou six assises on donnera 8 pouces , et G pouces pour sept ou huit assises.

Si le sol ne paroit pas assez ferme pour établir la fondation des piles, ou si la solidité n'est pas uniforme , on pourra établir la première assise sur une plate-forme ou un châssis de charpente. Si ces moyens paraissent insuffisans , il faudra se résoudre à piloter. Le nombre des pilotis doit être proportionné à la consistance du sol. Il y a des cas où il suffit d'en mettre une rangée autour de la culée. ( f. Pilotis, Pilote». )

Il est quelquefois nécessaire , pour établir les fondemens d'une culte , de faire des épuisement et des batardeaux. {f^oyei \\: i kRDl w .

Lorsque les culées sont considérables , on peut , pour éviter la dépense , ne faire que les faces en pierres de taille d'une bonne épaisseur , surtout du coté où elles doivent porter les naissances des premières arches , et le milieu en bon moi-lion posé à bain de mortier , bien arrangé , et battu à la demoiselle. Pour plus de sûreté il scroit à propos de cramponner les pierres de taille qui forment les parcmens extérieurs, ainsi que les libages des premières assises, afin de les mettre en étal de résister aux plus grands efforts sans se désunir.

Cl LOT, s. m. Se dit dans l'ornement, tant en peinture qu'en sculpture , d'une composition plus ou moins arbitraire de plantes ou de feuillages, qui semble donner naissance a des rinceaux et il des tinettes de diverses formes, qui entrent volontiers dans les représentations arabesques.

On appelle aussi de ce nom une sorte de cul-delampe en manière de console, sur lequel on pose divers petits objets dans les cabinets de curiosité.

CUM E, CL. MES. Ville antique dTtalie , située près de IVaples. Elle fut célèbre avant que Baies et Pouzxol ( Pufcoli) eussent attiré l'affluencc des riches habitans de Rome. Ces deux villes envahirent insensiblement toute sa population. Cumes n'eut bientôt plus que l'apparence d'en être le faubourg, et par dérision on l'appela la porte de Raies. Janua Baiarium ctl , dit Juvéual { Satjrr. lib. i , v. 3 1 1 . )

Les vestiges de ses autiquités se réduisent aujourd'hui a peu de chose. Malgré quelques descriptions , le lien occupé jadis par Cumes ne présente guère à la vue que des vignes et des broussailles. L'érudition seule peut redonner, par des conjectures fort arbitraires, plus ou moins de valeur aux fragmens informes de construction qui s'y rencontrent.

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Tel est , par exemple , le débris tout-a-fait meconnoissablc de l'édifice occu[>é aujourd'hui par un pressoir, et qu'on appelle Temple du Géant ou du Jupiter Terminal, parce qu'en ce lieu fut trouvé le reste colossal du Jupiter qu'on voit à Naples sur la place du Palais.

Ce qu'on appelle à Cumes l'arro Felice est un reste d'arcade a laquelle on donne aussi le nom de porte ancienne de Cumes , et dont ou ne saurait deviner la vraie destination.

La recherche qui occupe aujourd'hui très-vainement les curieux , est celle de ce célèbre antre de U Sibylle. Reancoupde travaux d'excavation qui eurent anciennement lieu sur tous les terraius où l'on présume qu'avoit pu s'étendre la ville de Cumes , ont donné matière à un grand nombre de conjectures dont on amuse aujourd'hui les voyageuit.

Il parait qu'il fut pratiqué aux environs de Cumes , et probablement à diverses époques, par les Romains, plus d'une excavation pareille à celle qui conduit de IVaples à Pouzzol , et qu'on appelle la Grotte de Pausilippe. On fait mention de trois percées semblables. Le premier, fait par Cocius, fut pratiqué dans la montagne pour aller à Cumes. Des deux autres, l'un eut pour objet des conduits pour transporter a Misènc les eaux chaudes de Baies. L'autre auroit été pratiqué jwur un canal qui , par le rivage de la mer, aurait été de l'Averne à Ostia.

C'est à ce dernier projet qu'on applique l'excavation du prétendu antre de la Sibylle. L'histoire nous apprend que l'entreprise fut abandonnée. Ce qu'on en montre aujourd'hui sous une dénomination toutà-fait fantastique ne serait, à ce qu'il parait, autre chose que le commencement d'un travail abandonné.

CU^JEUS, CL'NEI. Les gradins ou sièges de» spectateurs, dont se composoient les amphithéâtres et les théâtres antiques, étoient coupés de distance en distance, dans toute leur hauteur, par des sections de petits gradins moins élevés que les gradins des sièges, et qui formoient de petits escaliers, plus ou moins multipliés, pour k facibté de la circulation et des dégagemens.

Ces sections de petits escaliers aboutissoient aux repos ou palier* qui, sous le nom de préeinctions (pracincttoncs ) , ou scmblaus de ceintures, divisuient toute la hauteur de l'amphithéâtre en plusieurs étages. Comme ces sections tendoient vers le centre , l'espace des gradins compris entre deux offrait à l'u'il la figure d'un cime tronqué, et rcssembloit à un coin. De là le mot cuneus { coin ) , affecté par les Romains à exprimer U (îgurc des espaces renfermés entre deux escaliers.

Les cunei étoient plus nombreux dan» les étages supérieur» de l'amphithéâtre que dans le* inférieurs , parce que le nombre de* gradins y étoit aussi plus considérable, et que les gradins décrivant , à mesure qu'ils s' él croient , une circonférence plus étendue , la

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quantité de places à remplir exigeoit de plu» nombreux dégagemens.

Les sections qui divisoicut ainsi les masses de gradins étoient disposée* de manière que celles des étages supérieurs, divisées par les paliers ou prtcinctiont , ne s'alignoient point avec tulles des étages inférieurs. Au contraire, ces sections aboutissoient au milieu des runri inférieure. Cela se pratiqnoit ainsi pour que la foule ne produisît pas d'engorgemens , et que la file des citoyens montans ou descendons ne fût pas trop considérable.

On réservoit des cunti pour certaines classes de citovens qui avoient leurs places marquées et réservées. On appeloit rxcuneati les spectateurs qui , n'ayant pu trouver de places sur le* gradins, se tenoient debout dans le» passades.

CIRES. Ville des anciens Sabins, dont il reste quelques Testiges asseï remarquables. L'espace semé de fragmens de marbre , de pierres et de briques , qu'on y découvre aujourd'hui , annonce que cette ville |»uvoit OOcaper un terrain d'un mille et demi de diamètre. La partie où l'on a distingué les restes d'un monument qui pourrait avoir été un forum , est remplie de fragmeus de ltelles colonnes, témoins encore existons de l'ancienne magnificence de ce lieu. Les murs furent bâtis dans le genre de construction à joints incertains.

Telle était aussi celle d'un temple qu'on y découvre encore , et qui formoit un carré parfait. L'emplacement de cette ville a été découvert , dans le siècle dernier, par l'abbé Chaupy

CIRIA (ComiK.j Ce mot signifif.it cher les Romains , tantôt une assemblée , tantôt le lieu même de l'édifice où se tenoil l'assemblée. Quoique les assemblées du sénat se tinssent souvent en différons lieux, il v avoit cependant un bâtiment ]>articulièrement affecté à cet usage, et ce bâtiment s'appeloit euria. Il devoit être isolé , et solennellement consacré par les rites et les cérémonies de* augures.

L'histoire fait mention de trais curirs célèbres ou lieux d'assemblée pour le sénat. La curie Calabrc, lùtie, selon l'opinion commune, par Romulus; la était Ifosttlui , construite par Tullus Hnstilius , et la curie Pompéienne , par le grand Ponqiéc.

Il reste a peine quelques traces de ces édifices à Rome, et l'on dispute encore sur l'emplacement qu'ils occupèrent.

Cl RIOSl LITI M. C'est le nom d'une ville antique , bâtie par les Romains dans les Gaules, et dont l'emplacement est occupé aujourd'hui par le village

de Corscull.

Quelques membres de l'académie des Inscriptions et Belles-Lettres avant conjecturé, par l'analogie de nom, dans quel lieu il falloit chercher l'ancienne Curioiulitum , un ingénieur de Saint - Malo fut charge, en 170g, de se transporter en cet endroit,

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et il résulta île ses recherches que le village de Corjeuli est certainement bâti sur les ruines d'une ville antique considérable, comme le prouve un grand nombre de restes de murailles enfouis dans les champs et les jardins , à quatre ou cinq pieds de ]

de l'église, on a déd'ouvrages antiques, entre autres une espèce de petite citerne de (> pieds en carré. \je fond en est recouvert d'un enduit de ciment , épais de 4 pouces.

Ailleurs s'est rencontrée une sorte de chambre , haute de 12 pieds en carre, enduite de ciment, où existait une cheminée de 5 pieds de large qui exhaloit la fumée par deux canaux de tuiles cimentées aux angles. Ces canaux sont de 18 pouces de haut , et de 6 en carré. Tout près étoit un espace voûté de 2 pieds de large, et de a pieds et demi de haut, arec de petits piliers de briques de 9 pouces en carré. Ces détails font connoitre que c'était là Yhif>ocautte d'une maison ou de quelque kalneum.

Environ à 800 toises de l'église , au stid-es» . sur une hauteur, on voit la moitié d'un temple (ou d'une salle ) octogone qui subsiste encore , et s'élève de 3i pieds au-dessus du sol. Sa construction étoit revêtue en dedans et au dehors avec de petites pierres de 4 pouces en carré, proprement taillées et posées par assises régulières. Les angles, le bas et le haut de l'édifice, semblent annoncer, par le rustique des pierres, qu'il y avoit autrefois des embellissemens incrustes.

Cl SSI-LA-COLOVNE. Ce chétif village , situe entre Amay-le-Duc , Dca une et Autun, est célèbre par un monument |«rticulier d'antiquité romaine que le temps y a respecté jusqu'à nos jours.

A deux cents pas de ce village subsiste une colonne de pierre faite de plusieurs assises. Elle a a pieds 3 pouces et demi de diamètre par le bas, et elle s'élève sur un double piédestal, l'ne partie de son fût supérieur a été renversée, ainsi que son chapiteau , qui a disparu. La pierre dont elle est construite est rougeâtre , et prend le poli comme du marbre. Chaque assise est d'un seul bloc , posé à sec, sans mortier ni ciment ; niais des crampons de bronze assuraient leur stabilité.

On avoit conjectura que cette colonne devoit être d'ordre corinthien. Le fait s'est trouvé vérifié par la découverte qu'on fit en i-?4^e» partie supérieure de son chapiteau dans une métairie voisine.

A en juger d'après les lus-reliefs et les allégories de son piédestal , cette colonne avoit été aussi remarquable par ses sculptures que par son architecture.

étaient ornées de tètes

1* et

Les quatre faces du chapiteau 1 de divinités, eutre lesquelles on leurs attributs, celles d'Apollon, d'Hercule.

Les figures du piédestal

de Jupiter

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i de niches peu renfoncées , dont le dessin de ucon fait imparfaitement connoitre la forme par en haut. Ajant été prises dans l'épaisseur de la pierre , elles ont peu de relief. On y reconnoit Minerve , Junon , Bacchus , et autres semblables divinités. Les antiquaires se sont assez accordés à rapporter cet ouvrage au siècle d'Auguste ou de Tibère.

CUVE DE BAIN , i. f. Il y eut chez les Romains , à ce qu'il paroît , comme la nature des choses l'indique , dans les usages des bains , ainsi que cela est de nos jours , des baignoires portatives en métal , et qu'à cet effet on garnissoit de grands anneaux. C'est à l'instar de ces baignoires mobiles qu'on en fit en pierre ou en marbre dans une dimension colossale , avec dw anneaux sculptés de la même matière. Ces

en voit un grand nombre à Rome , aux fontaines publiques de la ville ou dans les jardins particuliers. Les plus remarquables de toutes par leur dimension et leur matière, qni est le granit, sont celles des

CUVETTE, s. f. Vaisseau fait ordinairement de plomb, et en entonnoir, destiné à recevoir les eaux d'un chêneau , et à les conduire dans un tuyau de descente.

CYMAISE. {Voyei Cimsise.)

CYPRES, S. m. Vitruve conseille de n'emplover dans les charpentes le cyprès que lorsqu'on ne peut se procurer ni Vabies ni le sapin. On ne sait à quoi attribuer cette opinion. I.e bois de cyprès est cependant un des plus durables. Théophraste en juge ainsi,

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parce qu'il n'est sujet ni aux vers , ni a la pourriture. C'est aussi, dit-il, celui qu'on trouve dans les plus

Le cyprès d'Orient est très-dur, très-odorant et inaccessible aux insectes; il prend un beau poli et une couleur agréable. Selon Thucydide , on l'employoit pour les sarcophages et pour les caisses de momies.

CYRÈNE, ville d'Afrique, dans la Cyrénaïque , dont elle étoit la capitale. Plus d'un reste de son ancienne existence atteste encore aujourd'hui qu'elle fut riche autrefois des ouvrages de l'art.

Paul Lucas y avoit vu dix statues mutilées et sans tète, une muraille très-épaisse et de 100 toises de long, beaucoup d'habitations creusées dans le rocher, des colonnes de marbre de 16 pieds de haut, et quelques-unes de granit ; sur le revers de la montagne, du coté de l'est, un nombre infini de tombeaux taillés dans le roc avec une propreté singulière.

On voit encore à Cyrènc , selon le même voyageur, de belles citernes antiques. Une d'elles, taillée dans le roc, a 120 pieds de long, sur 33 de large. Elle est couverte d'une voûte presque encore entière , et dont les pierres , de 3 pieds de long , sur un pied de large, sont toutes numérotées par lettres alphabétiques de caractères latins.

CYZ1CÈNES, s. f. pl. Les Grecs donnoient ce nom a de magnifiques salles dont ils avoient emprunté l'usage et la forme à l'antique Cyzique , ville de la Propontide, remarquable pour la beauté de ses édifices. Les cyùccnet paraissent avoir été , chez les Grecs , ce qne furent a Rome les salles ou i appelés trklinia.

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