‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 145 sur 258 · DAI · texte numérisé non relu

DAI

DAIS, ». m. Ouvrage d'architecture et de sculp- ,•. en bois, en fer, en bronze, ou d'autre matière, qui sert à couvrir et à couronner un autel, un trône, un tribunal , une chaire de prédicateur, une reuvre d'église, etc.

Le dais est quelquefois suspendu , quelquefois porté de fond, tantôt isolé, et tantôt adossé a un mur.

La forme du dais est empruntée de celle d'une tente ou d'un |>avillon. Cet usage paraît être venu de l'Orient. J'ai rapporté au mot Daloaqi in l'origine de ces sortes de compositions dans les temples chrétiens, et j'y ai donné la description des plu» beaux inotiunu-ns de ce genre.

Il ne reste rien a dire pour cet article , sinon que le mot dais s'applique plus particulièrement à ces compositions d'étoffe ou de tapisserie que l'on monte et démonte à volonté, ainsi qu'a celles qui sont portatives et qui servent dans les procédions du culte catholique.

Les dais de ce genre se placent dans les plais des rois ou des princes, ait-dessus d'une estrade sur laquelle est le trône. {fefU Baldaqcin.)

DALE , s. f. PALES. Tranche de pierre dure ou de marbra débitée, de i, a, 3 ou 4 pooees d'épaitseur, quelquefois plus, selon la ualure de l'emploi auquel on la destine.

On convertit en dales les pierres et marbres qu'on veut employer à faire des pavemens en carreaux.

On appelle paver, carrrler ou couvrir en dates, lorsqu'on use de ces tranches dans toute leur longueur sans leur donner les formes ou les compartimens des carreaux.

On se sert de dates pour couvrir le* terrasses, les galeries découvertes , comme celles du péristyle du Louvre; les balcons, les vestibules, les cuisines, les laiteries, les cloîtres, et même les églises. Quelques villes sont pavées de cette manière ; Naples l'est en dates de pierre volcanique.

Pale a jotXTSUECouvKHTS.C'est ainsi qu'on nomme les dates qui, étaut feuillées avec une moulure dessus par forme d'ouriet en recouvrement, s'emploient dans les couvertures. On en voit de cette sorte dans les anciennes constructions , comme au vieux château de Saint-Germain en Laie.

Ménage fait venir le mot dale de l'anglais deale, portion.

PALER, v. a. C'est employer des tranches de pierre dure au pavement ou à la couverture des édifices. ( forez Pale.)

PAMOISELLE oc PEMOISELLE , i. f. C'est une pièce de bois de 5 ou 6 pieds de haut , ronde et ferrée par les deux bouts , avec deux espèces d'anses au milieu, et qui sert aux paveurs pour enfoncer le pavé des rues.

PANRERS (Cohnelis DE Rt), architecte d'Amsterdam, né en i56i , et mort en i634-

Cet artiste étoit fil* et élève de Cornelis Dankers, qui avoit long-temps exercé la profession d'architecte dans sa patrie. Il remplit la place de son |>ère pendant quatre ans. Comme la ville d'Amsterdam s'augmenta considérablement dans cet intervalle, il y bâtit un grand nombre d'édiliecs rccommandables par leur décoration et par la commodité de leur distribution. On compte parmi eux le* Iroi* nouvelles églises; la porte de Harlem , qui est la plus belle de cette ville. Elle est toute en pierres de taille, et flanquée de deux grosses colonnes sur lesquelles sont deux têtes de lion ; le milieu de cette porte est occupé par une tour qui s'élève au-dessus de La corniche et qui sertd'horloge.

Le bâtiment qu'on appelle la Bourse est du même architecte ; on en a parlé a l'article BotasE.

Dankers fut le premier qui trouva le moyen de bâlir des ponts de pierre sur les grandes rivières sans gèuer le cours de l'eau. Il en Ct l'épreuve sur l'Amstel, qui a aoo pieds de large.

PA1VPERA. (ro/ez Te.nttia.)

PANTI ( Vincenzjo), architecte de Pérou**, né en t53o et mort en 15^6.

La famille de Danli a donné plusieurs grands hommes. Celui-ci fut poète, peintre, sculpteur et architecte. Il fit a l'âge de vingt ans, pour sa patrie, la

prouve ce

la sculpture ,

il ne

laissa pas d'ambitionner de pareils succès dans l'art de bâtir. Ses compositions architecturale* étoient ingénieuses sans tomber dans le bizarre.

Les dessins que le grand-duc Cosme de Médicis fit faire à Danli pour le palais de l'Escurial, plurent tellement a Philippe II , que ce prince le fit prier avec instance de passer en Espagne pour les mettre à exécution. La foiblc complexion de notre artiste , la vie douce ct tranquille qu'il menoit dan* sa patrie , le détournèrent d'entreprendre ce voyage.

Danli répara avec beaucoup d'art la grande fontaine de Péroosc , et conduisit plusieurs autres travaux. Son frère , connu sous le nom de frère Ignace a la peinture. 11 peignit la ga-

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