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gène. Ou ne |xuit s'empêcher d'avouer que presque tous les dômes construits depuis semblent particulièrement avoir tendu à exagérer la vue d'un édifice sut"— im|)Osé à un autre édifice. Or ee vire, il faut dire qu'il semble avoir été toujours en augmentant , jusqu'à la euujkule de Sainte-Geneviève. Aucune église en effet ne présente cet abus d'une manière plus sensible. Le grand frontispice en péristyle avec fronton indique d'une façon si particulière le comble et la terminaison d'un édifice, que rien ne pouvoit contribuer plus activement à faire sentir la duplicité de motif dont on parie.
Disons encore que ce double motif dans ce qui devrait être un tout se trouve augmenté à cette église, comme à Saint -Paul de Londres, par l'effet de la redondance d'une galerie ou colonnade qui coupe encore en deux parties le contour extérieur «lu dôme, et qui , offrant l'idée d'un promenoir autour d'un temple rond , ne peut être regardée, au Heu et dans l'espace qu'elle occupe, que comme une chose inutile.
Si maintenant nous passons à la critique de l'intérieur des quatre dûmes que nous examinons, nous dirons encore que la décoration interne du dome de Saint-Pierre a sur celle de tons les autres un avantage qui lui est particulier, c'est d'être dans le rapport le plus exact avec sa décoration externe. En décrivant celle-ci on a presque décrit l'autre. Ca qui différencie le dedans , c'est la richesse des omemeus , île dorure ou de peinture en mosaïque, dont un y a fait un sage et bel emploi. Toutes les grandes parties de l'extérieur, stilobate, ordonnance de pilastres accouplés, fenêtres entre les entre-pilastres, attiqne orné de même en guirlandes, conqui-limens qui réjièteiit les cotes , et dont les espaces sont revêtus de ligures en mosaïque , tout y offre la contre-partie des masses et des détails du dehors. Ainsi , le grand principe d'unité se trouve observé dans ce monument avec une fidélité dont on ne sauroit citer un exemple aussi frappant dans aucun autre du même genre.
La décoration intérieure du dôme de Saint-Paul à Londres offre, dans ce qui forme la tour de ce dome, un parti d'ordonnance plus régulier en soi que celui de Saint-Pierre. Cela est dù au système d'égalité d'entrecolounemens des pilastres corinthiens, qui s'élèvent au nombre de trente-deux sur un stylohate continu. Ces trente-deux intervalles sont occupé» par vingt-quatre fenêtres cl huit grandes niches. Audessus s'élève le comble de la grande voûte en coupole , dont le sommet est percé par une ouverture circulaire de K) pieds de diamètre. Cette voûte est peinte. Mais on peut dire qu'en général , soit ces peintures, soit les orucruens du stylobalo et des pendentifs, n'offrent rien de très-remarquable. La partie décorative de l'intérieur de ce monument en est la partie la plus foible.
Le dôme des Invalides, au contraire, l'emporte sur ) d'autres, sinon par la sévérité du style et
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du goût, du moins par la variété et la magnificence des ornemens.
Les piliers du dôme sont percés par des arcades et ornés de colonnes qui soutiennent des tribunes audessus desquelles se développent les ]>endeiitifs, dont la forme , assez peu régulière et ornée de peintures richement encadrées, est surmontée d'un entablement à consoles régnant autour du dôme. C'est de cet entablement que part et commence la tour intérieure , ornée d'un stvlobatc rempli d'entrelas et de médaillons , d'où s'élève une ordonnance de pilastres corinthiens accouplés dont les intervalle* contiennent les fenêtres du premier étage.
Comme la coupole se compose de trois voûtes inscrites l'une dans l'autre , la voûte intermédiaire est décorée d'un plafond peint par La Fosse , et éclairée d'une manière inaperçue dans l'intérieur par les fenêtres du second étage, qui sont , comme on l'a dit , celles de l'attiquc extérieur. Cette manière mystérieuse d'éclairer le plafond peint est de l'invention de Mansart, et donne une valeur particulière a l'effet intérieur de cette décoration qu'on aperçoit au travers de la grande ouverture de la première voûte , qui est ornée de compartimens alternatifs en caissons dorés et d'ornemen* peints. Son ouverture sert ainsi de cadre à la composition de U voûte. On doit dire qu'il règne dans cet ensemble intérieur beaucoup d'éclat et de pompe décorative.
Le dôme de la nouvelle église de Sainte-Geneviève est loin de pouvoir rivaliser dans sa décoration intérieure avec ceux dont on vient de parcourir en abrégé la description. L'architecte n'ayant voulu devoir la valeur de sa décoration qu'aux seuls moyens de l'architecture et aux seuls détails de la sculpture sur pierre , le principal ornement de son dôme consiste jusqu'à présent dans un ordre de colonnes enqui règne au ponrtour de la tour, et dont fet un peu lourd peut faire regretter l'emploi des pilastres, vu surtout le peu d'étendue d'un diamètre qui, comme on peut le voir dans le tableau comparatif des coupoles 'voyez ci-dessus) , n'est que de tw pieds. La vraie décoration intérieure de ce dôme, du moins de sa partie sphérique, consiste dans une voûte en caissons d'un goût très-régulier, dont l'ouverture laisse voir le simple sommet de la seconde voûte , nui est le principal point d'appui de la lanterne. C'est là qu'un emplacement très-modique semblerait avoir été accordé à la peinture ; mais (on pourrait le dire) sons la condition de rester et de paraître étrangère à la décoration du monument.
Il faut dire , en finissant , que dans le fait ces immenses voûtes de dôme, où la peinture déploie toute la magie de ses couleurs et de tes compositions , ont le désavantage de se substituer beaucoup trop aux données de la construction , aux ligne* de l'architecture et à ses formes décorative*. Ces plafonds, qui
doivent toujours , dans leurs
le ciel , font disparoltre
aériens , reprél'idée du