EPH
Ou appelle étornure l'éclat qui se fait a l'arête de la pierre lorsqu'on la taille , qu'an I* conduit» qu'on la monte et qu'on la pose.
ÉPAULE, s. f. Se dit de l'angle d'un bastion.
ÉPAULÉE, s. f. On dit qu'une maçonnerie est faite par épaulées, lorsqu'elle n'est pas élevée de suite ni de niveau , mais a diverses reprises et par i en différens temps, comme cela se | refait une construction par sous-otuvre.
EPAl. LEMENT, s. m C'est toute portion de mur qui sert à soutenir en partie un chemin escar|ié ou l'extrémité de quelque talus , et qui fait en contrebas ce que le rideau ( voyez ce mot) fait en contrehaut.
Êpaulement est aussi un mot de fortification , et
|»ur
EPERON , s. m. C'est un pilier de pierre ou de maçonnerie qu'on construit en dehors d'un mur, d'une levée, d'une terrasse ou d'une plate-forme élevée, et qu'on pkee de distance en distance pour arc-bouter ces constructions et leur servir de contrefort.
On donne ordinairement aux éperons une forme pyramidale : tels sont ceux qui sont construits à l'aqueduc de Caserte. Quelquefois on les élève carrément; et lorsqu'on les applique aux piles des ponts , on leur donne une forme triangulaire.
Epfbow (terme d* arthit. hydraul. ). Cest on ouvrage que l'on construit au-devant des piles de ponts pour couper le fil de l'eau, pour résister aux matières et aux corps étrangers que l'eau entraîne et pousse avec violence contre les piles , tels que les glaçons, les bois, etc. et dont le choc pourrait on endommager ou ébranler la construction.
On forme Y éperon de petits pilots, qu'on enfonce les uns derrière , les autres a environ cent pas de distance des arches d'un pont, ce qui forme un plan incliné. Sur ces pilou on affermit, avec des crampons de fer, une poutre qui a le dos pointu. Ceci ne peut se pratiquer que dans les rivières peu profonde*. Pour les autres on plante des piliers au lieu de pilots
(parce
ÉPHESE , ville de l'Asie mineure, < temple de Diane que l'antiquité mit au sept merveilles du monde.
C'est en vain que M. de Choiseul-Gouffier a i ché les restes de ce monument si vanté ; il n'a pu parvenir à en reconnoitre que remplacement.
Toutefois le terrain de l'antique Ephèsc et ses environs contiennent encore quelques restes d'antiquité assez remarquables. A une lieue de cette ville , M. de Ohoiseul a vu un aqueduc construit tout en niarhre blanc, par assises presque égales , et d'une grandeur moyenne. Toutes les arcades sont en plein ceintre, et