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ont de hauteur à peu près une fois et demie leur largeur. Le peu d'épaisseur conservé sur les clef» des voûtes donne à tout l'ouvrage une légèreté nui n'a point nui à sa solidité. On lit far cet .qaeduc , composé de deux rangs d'arcades , une inscription en grec it en latin, qui apprend qu'il fut bâti anx dépenad'un certain Scrvilins, et consacré à Diane d'Ephèse et a l'empereur Galigula.
Un village appelé Âja-Solouck occnpe aujourd'hui une partie de l'ancien emplacement d'Ephèse. « Adroitedece hameau, dit M. deChoiscnl {foyage pittoresque de ta Grèce, pag. 195), est un aqueduc restauré avec des marbres antiques, qui porte les eaux de la fontaine Alipia dans un pelit fort carré, doutla construction est moderne , mais dont la porte offre un dessin intéressant.
■ On trouve encore un très-ancien aqueduc qui porte les eaux d'une fontaine dans les ruines d'un vaste édifice, qui doit être VAthenctum, éloigné de sept stades du temple de Diane. Après l'avoir examiné et en avoir levé le plan , nous en sorti nx-s pour voir les fondcniens d'un édifice carré de 200 pieds de face, an centre duquel est une hase autrefois revêtue de marbre, et qui sans doute était un autel, ou qui portoit une statue. Au-delà est un théâtre. Plus loin sont d'autres raines très— vastes et construites en briques. Enfin nous arrivâmes à l'emplacement de ce temple si fameux , dont il n'existe plus que les vaste* souterrains, dans lesquels il est même difficile de pénétrer à cause du limon qui s'y est accumulé.
■ Assez près de la forteresse qui occupe le sommet du mont Pion , on eu voit une autre beaucoup plus petite dans laquelle on entre par une porte construite avec les fragmens antiques d'une |Mrte très-riche, on d'nn arc de triomphe qui sans doute a voit été renversé. Les habitans ont cherché à replacer ces débris , et se sont quelquefois trompés dans cette recomposition. Malgré ces irrégularités, cet édifice ne laisse pas d'offrir un aspect piquant. Les bas-reliefs dont la partie supérieure est décorée sont d'une belle exécution. Dans celui du milieu on distingue Priam redemandant à Achille le corps d'Hector, etc. A coté sont des baccanales d'eofans jouant avec des grappes de raisin. »
Au -delà du théâtre on trouve les débris d'un temple corinthien. Quelques-uns des fragmens de son entablement ont été réunis dans un même dessin par M. de Choiseul , et présentent l'idée de la plu* belle exécution jointe à la pins grande richesse. On peut les voir pl. 122 et 1 23 du Voyage pittoresque de Ut Gritx.
EPHOEBEl M. Dans les palestres des Grecs 011 pratiquoit un double portique régnant tout à l'en— tour. Ces portes donnoient entrée à plusieurs sortes de salles, du nombre desquelles étoit Vrphccbeum. C'étoit, selon Vttntrc (liv. y, ch. 11), uu lieu spa-
EPI 5g, cieux , rempli de sièges, et d'un tiers plus long qu'il n'étoit large.
Comme Hébé signifie en grec la puberté , qui arrive à quatorze ans , âge où les garçons commençoient les exercices du corps, tons les interprètes disent que l'ephorbeum étoit destiné à ces exercices. Palladio croit que c'éloient les petites écoles des garçons, et que le coriceum étoit celle des petites filles. Il y a apparence que cela devoit être ainsi à l'égard de Vephcebeum , parce que Vitruve dit que ce lieu étoit rempli de sièges , ce qui l'eût rendu très-impropre aux exercices de la lutte et autres du même genre; outre que cet auteur, dansla description de la palestre, parle
On voit à coup sûr un cphçebtum représenté dans une des peintures d'Hcrculanum , et rapporté planche 21 3 du tome III du Muséum <f Herrulanum.
EPI, s. m. Ce mot exprime, dans différens travaux d'assemblage, une analogie de disposition avec la manière dont les grain* de blé sont rangés dans nn épi.
On dit briques posées en épi, celle* qni le sont diagonalement , et qui sont placées de champ, ce qu'on appelle en façon de point de Hongrie. C'est ce que les anciens nommoient spicatum testaceum pa~ vimentum.
On se sert du mot ipi pour exprimer : I" Le bout du poinçon qui passe au-dessus du faite du comble, et sur lequel on attache les amortissemens.
2° Les pointes et crochets de fer qu'on met sur des balustrades et autre* endroit* pour servi; de défense , et en interdire l'approche.
EPIS (terme d'arth. hydraul. ) Ce sont de* bout* de digues construits en maçonnerie, ou avec des coffres de charpente remplis de pierres, ou encore formés d'un tissu de fascinage piqueté et garni d'une couche de gravier. On les place le long des bords d'une rivière pour contraindre le fort dn courant à « déterminer d'un coté plutôt que de l'autre. Pour qu'ils produisent cet effet, il faut qu'il* soient construits avec soin; car des épis mal exécuté* produi-
ÉPIGEONNER, v. a. C'est employer le plâtre un peu serré , sans le plaquer ni le jeter, mai* en le levant doucement avec la main et la truelle par pigeons, c'est-à-dire par poignées. On en use ainsi lorsqu'on fait les tuyaux et les languettes de cheminée qui sont de plâtre pur.
ÉPIGRAPHE, *. f. Ce mot, à le bien prendre , est synonyme d'inscription , avec la seule différence qu'il est grec, et que l'autre est latin.
L'usage lui a affecté, toutefois, un sens particulier. Les inscriptions (voyez ce mot) ont pour objet I n'énoncer l'usage de* bstimen*, le» nom. de leurs
graphe :
C'en es
figi EPI
fondateur* , la date de leur érection, etc.; les épigraphes sont plutôt faites pour caractériser les ciliées que pour en décrire l'emploi. L'inscription veut instruire et le temps présent et les siècles à venir; l'épigraphe donne à penser et exerce l'esprit. I<a simplicité, la clarté, sont le propre de l'inscription; la concision et une tournure piquante font le charme de Vépigraphe. Celle-ci peut se prendre dans les vers des poètes, ou dans des sentences accréditées, qui font allusion à l'édiOce.
Sur la porte d'une maison de campagne on lira avec plaisir parva sed tipta, ou bien d rus , quando ego le aspiciam ! Ces épigraphes font l'agrément des petits raonumens qu'on place dans les jardins.
Du côté de la porte del Popolo à Rome qui regarde le faubourg, il y a une inscription fort longue : du côté de la ville, il n'y a que cette épiphe : Felici faus toque ingressu.
ei pour faire sentir la différence qu'on doit mettre entre l'inscription et Vépigraphe.
L'architecte doit conserver et faire sentir cette nuance, soit dans la manière dont il place les épigraphes, soit dans les accessoires ou les oroeniens dont il les environne.
L'inscription veut de la gravité, de la simplicité; elle fait ordinairement ]tartie de l'architecture, et elle demande à être traitée avec le même sérieux qu'elle. On peut considérer Vépigraphe comme faisant partie de l'ornement, et étant elle-même un ornement. Elle se prête dès-lors plus volontiers aux liadinages décoratifs. On placera quelquefois des épigraphes sur des tablettes ou des cartels |<articuliers, comme étoient celles de la fontaine des lunocens, par Jean Goujon , Jontium Nymphis.
L'épigraphe trouve fort agréablement sa place dans l'arabesque; ses devises, tes allusions ingénieuses ajoutent au charme de ce genre d'ornement , et souvent en corrigent la biurreric ou en expliquent les caprices.
ÉPINCOIR , s. m. Gros marteau court et pesant dont la tète est fendue en angle par les deux côtés, formant a chaque bout demi dents ou coins tranchans. Les paveurs s'en servent pour tailler les pavé» d'échantillon.
EPISCEMUM. C'étoit, dans la décoration des théâtres antiques, l'étage supérieur de la scène. Comme la scène avoit quelquefois trois rangs d'ordonnances , Vepiscenium devoit consister tantôt dans un ordre et tantôt dans un attique, ou tout autre couronnement.
EPLSTYLE. ( 'e mot porte lui-même en grec sa signification, Ce qui pose immédiatement sur les colonnes est ce que nous appelons architrave. F.pistyle est donc synonyme d'architrave. ( f. ArciiitaaVe.)
ÉP1TAPHE, s. f. C'est 1
que l'on
EPU
| grave ou qu'on place sur un tombeau, mausolée, sarcophage ou tout autre mouumcnt funéraire, pour conserver la mémoire du mort, et apprendre a la postérité ses noms, se* qualités, l'âge où il vécut, et les actions qui illustrèrent sa vie.
Le style des épitaphes exige encore plus de simplicité que celui des inscriptions. La plupart des modernes pèchent par trop d'enllure et de louanges. Les anciens étoient plus concis dans leurs épitaphes, et plusieurs étoient d'une simplicité et d'une naïveté particulière.
Comme leurs tombeaux étoient presque toujours placés sur les grands chemins, Vépitaphe ou l'inscription sépulcrale s'adressoit souvent au voyageur. De là cette formule si fréquente : Sisle viator, sisle gradum viator. — Arrête, voyageur. Il étoit fort naturel sur une route d'interpeller le sj>cctatcur par ce nom.
Les épitaphes modernes ont copié cette formule avec aussi peu de raison que de vraisemblance. On la retrouve dans les églises, dans les souterrains des chapelles, dans des lieux enfin où le lecteur ne saurait jamais être pris pour un vovageur. C'est là sans doute une des moindres inconséquences de cet esprit aveuglément imitateur de l'antiquité.
On appclleaussi épitaphe, en architecture, des compositions de sculpture où il entre des attributs, des allégories et même des médaillons , lesquelles , nos être adhérentes à aucun tombeau , se placent , soit dans les cimetières, soit dans les églises, contre les murs et les piliers des édifices , et peuvent se déplacer à volonté. C'est une sorte de milieu entre la simplicité de la pierre sépulcrale et le luxe du mausolée.
ÉPUISEMENT, s. m. Mot qui exprime l'action par laqnelle on épuise les eaux qui sont dans l'enceinte d'un batardeau.
ÉPUISER, v. a. C'est, dans l'architecture hydraulique , pomper ou faire évacuer toute l'eau qui est dans un bassin , un batardeau ou tout autre lieu.
ÉPURE, s. f. C'est un dessin en grand, tracé surune surface droite, pour servir k l'exécution d'une partie d'édifice en pierre ou en bois.
L'art de tracer les épures est la partie la plus essentielle de la coupe des pierres. Il consiste k exprimer par des lignes tout ce qui est nécessaire pour le développement des parties d'un ouvrage de construction , tel qu'une voûte , un ceinlre de charpente , un revêtement de maçonnerie.
Une épure ne présente k Vaii de celui qui est étranger à cet art qu'un assemblage confus de lignes parmi lesquelles il est difficile de reconnoître l'objet qu'elles représentent , parce que souvent le plan de cet objet , son élévation et sa coupe s'y trouvent réunis , et comme confondus sous la i d'opération.
L'art de tracer les épures se fonde sur la