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Gabriel fut charge de l'exécution du troi»ième ordre qui devoit remplacer, dans 1a cour du Louvre , l'attique de Pierre Lescot.
Cet ouvrage considérable, dans ce qui fut terminé par lui , et qui l'eût été beaucoup plus si les circonstances a voient permis à son auteur de l'achever , ne doit cependant être considéré , sous plus d'un rapport, que comme une réjtélition de l'ordonnance du premier étage , tel que l'avoit établi Pierre Lescot. Gabriel, ne pouvant point enchérir sur la richesse de cette ordonnance composite , jugea a propos de laisser à l'étage principal de Lescot la supériorité de luxe pt de richesse que lui donne la frise composée de festons et de petits génies qu'on y voit sculptés avec beaucoup d'art. H se contenta de répéter dans son étage supérieur, mais seulement avec plus de légèreté , l'ordre corinthien du rez-dc— chaussée. Se conformant aux mêmes ouvertures de fenêtres, il y répéta les mêmes chambranles. Il reproduisit avec fidélité les petits avant-corps du dessin de Lescot, qui régnent au rez-de-chaussée comme au premier étage ; seulement il se permit d'en isoler les colonne* , ce qui met quelque variété dans cette répétition. L'entablement dont il couronna tout cet ensemble n'a rien de remarquable , non plus que la balustrade, qu'il dut établir, très- probablement , pour porter la dimension de cet intérieur a la hauteur donnée par ta colonnade de Perrault.
lu plus grand ouvrage dana lequel Gabriel put suivre les inspirations de son génie et faire montre de son propre talent , fut U double colonnade de la place dite de Louis XV.
Chacune des deux colonnades , occupant U partie de celte place qui fait face a la rivière , a de longueur 370 pied*. Entre elles s'ouvre une très-grande rue de i5 toises de large. Il est facile de voir que Gabriel eut , bien qu'avec des dissemblances visibles , l'intention de produire un ouvrage qui pût entrer en parallèle avec la colonnade du Louvre. Le rapprochement matériel des deux projet* aurait encore plus d'évidence, si les deux corps que sépare la rue Royale n'en faisoient qu'un seul comme on le voit au^Louvre.
différences tellement nombreuses, qu'on ne saurait appeler du nom d'imitation une ressemblance qui consiste uniquement en ce que dans l'un et dans l'autre il y a des colonnes' élevées sur un haut soubassement, qui formeut des galeries couvertes.
Les dissemblances existent d'abord dans les deux soubasscinens. Celui de la colonnade de Perrault est un mur percé de fenêtres; celui de Gabriel consiste en portiques ou arcades sur piédroits , ornés de refends, et qui forment à rez-de-chaussée une galerie couverte.
Mais la principale différence est dans la disposition des colonnes de la galerie supérieure. Gabriel voulut éviter ce que l'on appelle souvent un défaut
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dans l'ouvrage de Perrault , c'est-à-dire l'accouplement des colonnes. Perrault, toutefois, outre les raisons de solidité qui lui firent adopter dans cet accouplement un doublement de résistance contre la poussée des plates- bandes qui viennent s'y appuyer en partant du mur, trouve encore uuc assez bonne excuse dans la |iosition éloignée du spectateur, où se trouvent ses colonnes, position qui les soustrait aux effets désagréables produits par leur changement d'aspect selon que, le spectateur changeant de place, elles se groupent désagréablement entre elles.
Le* colonnades de Gabriel auraient eu sur celle* de Perrault un avantage décidé, et l'architecte aurait obtenu tous les suffrages, s'il avoit donné au style général de son ordonnance plus de gravité , c esta-dire moins de maigreur a ses colonnes , moins de largeur à ses entrecolonnemen* ; un caractère plus ferme aux profil* et aux détails de sou architecture, aiusi qu'aux ornemcns. Du reste, on ne saurait nier que l'entreprise en elle-même ne doive compter puni les plus remarquables des monumens modernes. Sans doute encore elle aurait produit plus d'effet si elle eût pu figurer sur une place mieux circonscrite et mise en rapport avec elle , au lieu du vaste terrain et de l'espace vague qui ne lui offre aucun objet de comparaison.
In sort à peu près semblable a été encore réserve à Gabriel dans l'érection du grand édifice de PB» role-Militairc , masse des plus considérables, et qui n'a vue que sur un immense emplacement désert , mais qui partout ailleurs prendrait rang parmi les plus impnrtans édifices que l'on cite sous le nom de palais; on veut parler de la façade qui donne sur le Champ-de-Mars, et qui se compose d'un grand cor]» de bâtiment principal , accompagné de deux corps moins élevés , qui prolongent la dimension de cet ensemble dans presque toute l'étendue en largeur du Champ-dc-Mars. On doit en dire que c'est une masse de fort bon goût , où les rapports des pleins et des vides sont en bonne proportion , et dont les détails de chambranles et d'enUblrmeus n'offrent rien que de régulier et de bien entendu.
L'intérieur du bâtiment principal se recommande à l'attention par une élégante chapelle qui occupe une des ailes, par un escalier vaste et bien disposé , et par quelques salles richement décorées.
GACHE, s. f. Plaque de fer carrée ou contournée, qui reçoit le pêne d'une serrure , et qui est , ou scellée en plâtre , ou encloisonnée , c'est-a-dire engagée dans le bois d'une cloison.
Gâche est aussi le nom qu'on donne à un petit cercle de fer, disposé d'espace en espace pour tenir un tuyau de descente. Il y a de ces gâches qui s'ouvrent à charnières et se ferment à clavette , de sorte que , sans avoir besoin de les desceller, on peut démonter et remonter le tuyau.
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GACHER, v. a. C'est, dans la construction, détremper le plâtre avec de l'eau en plat ou moins grande quantité , félon l'ouvrage qu'on a à faire.
Pour gâcher le plâtre de Paris , il faut environ autant d'eau que de plâtre. On commence par mettre l'eau dans l'auge; on y verse eusuite le plâtre en le semant , jusqu'à ce qu'il atteigne presque la surface de l'eau ; alors on le remue avec la truelle, pour qu'il fasse une pâte d'une consistance égale. Plus le plâtre est fort, plus il faut que cette opération se fasse prompte nient , pour qu'on ait le temps de l'employer avant qu'il commence a durcir.
On met plus ou moins d'eau dans le plâtre pour le gâcher, selon la nature des ouvrages à faire. Si l'on a besoin que le plâtre ait toute sa force , on y met la moindre quantité d'eau possible, et ou l'empluie sans délai : c'est ce que les maçons apjiellcnt gâcher terri. Lorsqu'on y met plus d'eau , ils disent gâcher clair ou lâche. Le plâtre gâché clair doune plus de temps pour l'employer.
Il y a des ouvrages où l'on est obligé de gâcher encore plus clair, comme, par exemple, lorsqu'il s'agit d'étendre le plâtre sur de grandes surfaces, soit pour faire des enduits , soit pour traîner des corniches, ou bien lorsqu'on a à remplir des vides où la truelle et la main ne peuvent atteindre : ou forme alors ce qu'on appelle un coulis. C'est un plâtre extrêmement clair, qui se verse par des godets placés de manière à ce que la matière liquide qu'on y verse puisse s'introduire partout. Ces sortes de coulis ne sont pas susceptibles de former un corps bien solide. On n'en doit faire usage que quand les parties à remplir n'ont point de charge ;'i soutenir. Cela se pratique pour les joints verticaux , jamais pour les lits ou les joints horizontaux.
On dit aussi gâcher le mortier ; mais le mot en usage à cet égard dans le bâtiment est broyer le mortier. {Voyez Mortier.)
Cacher. On use quelquefois de ce mot , ainsi que du mot gâcheur, dans le style familier et par dérision, pour exprimer nn ouvrage mal conçu , mal exécuté, ou un homme qui brouille et qui confoud tout. En général , ce mot de mépris tient aussi à ce que l'opération mécanique qu'il exprime est une de celles qui demandent le moins d'intelligence et de capacité.
GACHETTE , s. f. Petit morceau de fer carré sous le ressort d'une pièce de serrure.
GACHEUR , s. f. Est l'ouvrier employé à gâcher le plâtre on le mortier.
GAETA , en latin Caiela. Ville antique dont il reste encore beaucoup de vestiges, tant dans la ville moderne bâtie sur son emplacement, à quinze lieues de Naples et vingt-cinq lieues de Rome , que dans Ici environs.
Le baptistère de l'église cathédrale est un beau