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I morceau d'antiquité. C'est un vase porté par qualifiions de marbre , et orné de bas - reliefs représentant Ino, femme d'Atbamas, roi de Thèbes, assise sur un rocher, et cachant dans sou sein nn de ses eufans |wur le garantir de la fureur d'Alliamas, tandis que des satyres et des bacchantes dansent autour d'elle au son des instrumens. On y lit le nom de Salpiait, sculpteur athénien. Ce monument fut apporté a docte de l'ancienne l'orroies, aujourd'hui Mo/a di Gaete. Près de cette dernière ville, qui est en face de Gaete, on voit, sur la droite du chemin , une ancienne tour en forme de trizonium, qui passe pour avoir été le tombeau de Cicéron. Entre les deux villes on montre des ruines qu'on assure être celles de l'habitation de l'illustre orateur. Il est certain qu'il avoit la une maison où il s'étoit réfugié au tcin|» de la grande proscription, et pris de laquelle il fut assassiné lorsqu'il se préjwroil à s'embarquer pour fuir les assassins qu'Autoiue envoyoit contre lui.
Sur les hauteurs qui dominent Gaétc est le monument le plus remarquable d'antiquité qui s'v toit conservé : on veut parler de cette tour vulgairement appelée torre d'Orlando, mais qui est le maiisoléedr Munatius Plancus, qu'on regarde comme le fondateur de Lyon. On lit au-dessus de la porte l'inscription suivante : Lucius Munatius Planctu Lue ti fi Lu* Ijicii nepos pronepos consul censor imperator iteriim .ieptemvir Epulanum triumphalor ex Rhettis aedem S ut ur m feu i de manubiis m Italid agros Beneventt dù'isit m Galliâ colonias dcdujcil JLugdunum rt Hauricam. Ce mausolée doit avoir été construit seize ans avant Jésus-Christ.
Il y a encore aux environs de Gaète une autre tour circulaire qu'on appelle Latratina ; elle est presque en tout semblable à la première. Quoique Gratter estime que ce fut un temple de Mercure, il est à croire que ce fut un tombeau. Le mot I M ratifia, par lequel on le désigne, a occasioné de puérile» interprétations de ce monument.
GAHDI (T*noto), architecte florentin, né en I i3oo, mort en i35o.
Elève de Giotto, rival d'André de Pise, il les surpassa tous deux en architecture. Ce fut lui qui i établit les fondations du portique appelé à Florence les l-ogge or San-Micheli, et au-dessus il pratiqua des voûtes pour servir de greniers publics. Il rétablit dans la même ville le Ponte Vccchio, large de .JH pieds, dont 7 \ pour la voie publique et autant pour les boutiques qu'on y établit par la suite , au nombre de vingt-deux par chaque côté. On n'y épargna point la dépense, qui monta à 60,000 florins d'or.
Gaddi restaura le château de Santo-Gregono, continua les travaux du campanile de Santa-Mariadel-Fiore, et fit un assez grand nombre d'autres ouvrages.
GAINE, s. f. On donne ce nom à des espèces de
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«apports quelquefois circulaire», le plu» souvent qua- r draugulaires, plus larges par en-haut que par en- | lia». *ur lesquels on place de» bustes. Ce nom leur rient de leur forme, laquelle ressemble à celle d'uoe gaine dp coutrau qui se termine en pointe. \ oilà sans doute l'origine de ce nom moderne. Quant à celle de la chose, elle remonte à une haute antiquité , s'il est vrai que les gaîne» soient une imitalion de» termes grecs ou kermès, lesquels proisseut dérivés de la forme des momies égyptiennes.
Les Egvptiens, n'ayant point connu l'imitation véritable du corps humain dans leur sculpture, empruntèrent très-natnrellement la forme que l'habitude de l'inhumation des corps leur avoit rendue familière. On sait qu'ils les enfermoient , après les avoir emliaumés, dans des caisses de bois, et quelquefois de marbre , richement ornée» de peintures, d'hiérogivphes et de dorures. Cette forme de caisse se faisoit sur celle du corps , et en répétait fidèlement la configuration générale , celle au moin» de ses contours. Ce fut ainsi qu'elle devint dans la sculpture imitative de ce pays un équivalent de l'imitation du corps,
La fomir de beaucoup d'idoles égyptiennes (comme on peut s'en convaincre dans tous les cabinets) n'est autre chose que celle d'une gaine de momie. On ne «aurait douter que ces idoles {le terre cuite vernissée, qu'on trouve en si grand nombre aujourd'hui, n'aient été autrefois fort réitandurs dans les pays qui eurent des communications avec l'Egypte. De là auroit pn naître chez, les Grecs, surtout chez les Athéniens, la forme et l'usage de leur terme, qui n'est aussi qu'une gaine surmontée d'une tète, [forez Hermès, IYrue.)
Du ferme grec a la gaine moderne le passage est clairement indiqué; seulement, chez les Grecs, la tète faisoit partie de la gaine. Aujourd'hui la gaine « M un piédestal détaché ayant sa base et son espèce de chapiteau , sur lequel pose le buste qu'on y place.
Ou fait beaucoup d'usage de» gaines dans les galeries , dans les muséum , dan» les collections. Ce support a l'avantage de tenir peu de place, et de ne pas embarrasser le local par en-bas
GALANT, adj. m. C'est une espèce de svnonyme A'elegnnl et de grarirti r ; mais il semble désigner dans la nuance de la qualité qu'il exprime quelque chose d'un peu affecté , une sorte de prétention à plaire par l'éclat , la nouveauté, la légèreté.
On donne quelquefois cette épithète dans la décoration, et mieux encore dans l'ameublement , à l'effet piquant de quelques petites pièces , comme boudoirs, cabinets, petits salons, où des étoffes élégantes, de* |M>inturcs légères et des glace», se trouvent agréablement combinées entre elles.
GAl.BK, s. m. On croit que ce terme vient du mot italien garlio, qui, entre autres choses, veut dire