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tuaine de l'allégorie purement poétique , lc« génies personnifiéii peuvent toujours rivaliser avec les conceptions mythologiques du paganisme. Plus d'un statnaîn moderne les a fait entrer arec succès dans des compositions de mausolées. Tel est au tombeau dn jnpe Rczzomico a Saint-Pierre, parCanova, le génie de la ville de Venise.
l*es figures des anges, dont le christianisme autorise la représentation , ont nne analogie d'idée si frappante avec les figure» des génies , et les modernes leur ont donné une telle conformité d'appaicucc avec ces êtres mythologiques , que l'on peut transporter les formes, le style et le caractère de ceux-ci dans les images du christianisme sans y rien changer, en y observant toutefois, avec la décence des ajustemens, ce que doit inspirer le caractère religieux de ces envoyés célestes.
GEOMETRAL, adj. m. Ce mot s'applique, en architecture, an dessin qu'on fait de cette partie de la représentation d'un édifice qu'on appelle élévation, {fojrez ce mot.)
L'élévation géométrale est donc la représentation qu'on fait d'un édifice vu dans ses dimensions verticales et horizontales extérieurement apparentes, sans avoir égard a sa profondeur. C'est ce que les anciens appeloient orthographie.
L'élévation géomélrale diffère de l'élévation perspective , en ce que dans la première ou ne soumet pas le dessin de l'édifice a un point de vue déterminé, tandis que la seconde représente l'édifice tel qu'on le voit d'un point donné.
L'élévation géométrale dessinée un pen en grand sert de règle à l'architecte et aux ouvriers, dans la conduite d'une construction , pour déterminer les mesures des différentes parties. Il ne suffit pas, pour se rendre compte d'un bâtiment , d'en donner le plan; il faut en faire connaître l'élévation géomélrale et l'élévaliou perspective. Mais le dessin géomélral tout seul a souvent l'inconvénient de ne pas donner à conuoitre assez sensiblement les effets des saillies, et encore tous ceux qui résultent de la diversité des points de vue.
GERBE D'EAU, s. f. C'est un faisceau de plu-
girande de peu de hauteur.
Il y a des gerbes qui s'élèvent par étages en pyramides, au moyen d'autant de conduites qui forment plusieurs rangs de tuyaux à l'cntour du gros jet du
GERÇURES, ». f. pl. On dit que la chaleur fait gercer la terre, y produit des gerçures.
On a appliqué ce mot aux petites fentes que diverses causes occasiouent dans les boit, dans les métaux , dans les enduits. Le plâtre noyé est sujet à gerçures; les planches se gercent par l'action du feu;
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l'action de la gelée produit des gerçures dans le plomb, etc.
GHIBERTI ( Lorenzo ) , célèbre sculpteur et aussi architecte. Il est presque uniquement connu par les fameuses portes en bronze du baptistère de Saint-Jean à Florence. Cependant , si l'on en croit Vasari , son nom peut et doit augmenter la liste de» architectes. L'histoire des arts à cette époque nous a déjà fait voir plus d'une fois qu'alors on n'exerçoit pas exclusivement un seul art ; Brunelcschi, comme on l'a dit , avoil été sculpteur : pourquoi Laurent Ghiberti, lié avec lui dans ses premières éludes, n'auroit-i) pas pratiqué l'architecture? Il paroît certain qu'il jouit a Florence de la réputation d'habile architecte, puisqu'il fut associé un moment à Bruneleschi dans les travaux de la coupole de Saintc-Marie-dcs-Fleurs. Mais l'histoire de la contruction de ce monument nous apprend que cette association dnra |icu. Bruneleschi, seul dépositaire dises moyens d'exécution , n'en voulut partager la gloire avec personne ; il feignit une maladie pendant laquelle Ghiberti, chargé seul de la conduite d'un projet qui n'étoit pas le sien , et peu expérimenté d'ailleurs dans la mécanique, révéla son peu de capacité et se démit de l'emploi qu'on lui avoit donné. (/-»/« Bmneli ^:hi.)
GIBBS (Jicqles), architecte anglais qui a élevé beaucoup de inouumens à Londres et en plusieurs autres lieux de l'Angleterre pendaut la première moitié du dix-buitième siècle.
Ses principaux ouvrages sont, à Londres, l'église de Saint-Martin et celle de Saint-Marc du Strand. La première présente à l'extérieur un assez beau péristyle d'ordre corinthien, qui feroit sans donte un effet plus satisfaisant pour l'œil et pour la raison si , suivant un usage trop commun en Angleterre, le clocher, bâti en forme de tour, et se trouvant dans le frontispice de l'église au lieu d'être placé à l'extrémité postérieure, n'écrasoit pas la masse du portique, qui est en colonnes isolées. L'extérieur de l'édifice est fort régulièrement percé de grandes fenêtres et orné de pilastres corinthiens. L'intérieur se compose d'une nef principale et de deux collatérales; deux rangées de quatre colonnes corinthiennes occupent cet intérieur; les colonnes sont réunies par des ares ceintrés, an- dessus desquels une espree d'attiqne porte un plafond de charpente et de menuiserie . orné de fort beaux caissons.
L'église de Sainte-Marie dn Strand a nn frontispice moins régulier. On y entre par nn portique circulaire d'ordre ioniqnc, et Li tour du clocher se trouve aussi en avant et au milieu de l'entrée. L'extérieur de ce monument est plus rirhe d'architecture que celui de Saint-Martin : il est formé de deux ordres de colonnes engagées. Celui d'en 1ns est ionique, et ses entrecolonnemens sont ornés de niches; l'ordre
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supérieur est corinthien, et le»
secs à des piédroits qui supportent des arcades formant une galerie latérale dans la longueur de l'édifice. L'intérieur est une salle ou simple nef, dont les murs sont décorés de pilastres accouplés.
Gibbt construisit en 17^7 k bibliothèque Radcliffe à Oxford. C'est une rotonde reposant à l'extérieur sur un soubassement rustiqne, avec des niches et des portes d'entrée. Sur le soubassement s'élève un ordre corinthien de colonnes accouplées , avec deux rangs de croisées et des niches. La colonnade porte une corniclie ayant une balustrade, et au-dessus s'élève la coupole. L'intérieur, bien ordonné , offre un reiHle-cbaunséc commode, et an premier étage une grandi- salle circulaire décorée de pilastres ioniques, où les livres sont disposés sur deux rangs. Cet architecte a donné de l'ouvrage qu'on vient de citer une description gravée.
On peut encore se former nne idée de son talent dans un grand volume qu'il a publié à Londres en 1728, et dédié a mylord Argyll, où il a rénni les plans et élévations des principaux monumens dont il donna les dessins. Ce recueil contient un assez grand nombre de palais et de maisons de campagne , qui rappellent encore avec beaucoup d'exactitude le goût et le genre de composer et de bâtir de Palladio , qu'Inigo-Jones avoit , dés le siècle précédent , trans- |iorté en Angleterre. Ou y trouve aussi beaucoup de détails d'architecture assez purs, et un grand nombre de cartels , vases , tombeaux et dessins d'ornemens , qui ne respirent pas le même goût, et où le génie du caprice régnant dans le dix- huitième siècle semble