GRU
ou un mouvement commun. On dit aussi en architecture un groupe de colonne». ( Voyez Gboufeu.)
GROUPER , v. a. Ou dit en architecture grouper de» colonnes, et ce mot nous présente l'idée de deux manières de les assembler. Dans le moyen âge, les architectes qui élevèrent les édifices nouveaux avec Ips matériaux des édifice* ancien» réunirent souvent en groupes des colonnes d'un seul morceau de marbre , pour eu former des pi iers solide» et capables de supporter la charge que le nouveau genre de bâtir imposerait à ces supports. Ainsi la cathédrale de Païenne est formée de piliers composés de quatre colonnes. L'accouplement fut beaucoup plus commun , et l'on eu voit de nombreux exemples à Rome. On a présume que de cet usage auroit pu liaitre la méthode de ces pilier» gothique, qui semblent offrir moin» encore de» groupes que des faisceaux de colonnes. ( foyCZ GoTIIIQlE ARCMITECTUEE.)
L'autre manière de grouper les colonnes appartient à l'architecture moderne , et elle fut dominante dans tous le» ouvrages de» dix— septième et dix-hnitième siècle. Lorsqu'on employa les colonnes dans les compositions capricieuses , comme de simples ornemens , sans s'inquiéter de leur signification ni de la nature de leur emploi, le crayon les multiplia arbitrairement , et se fit uu jeu de les grouper à toutes sortes de degrés. Quelquefois aussi on s'est permis de rapprocher des colonnes entre elles et d'en faire des massifs pour servir de points d'appui ou de résistance dans la construction. Mais l'art de grouper les colonnes n'est jamais autre chose que l'art d'en dénaturer l'emploi , d'en gâter l'aspect et d'en fausser la destination.
CRlTE , s. f. Machine qui est la plus grande de toutes celles qu'on emploie dans le» bàlinicns et les grandes constructions |x>ur élever les pierres ou autres fardeaux d'un poids considérable et ponr les monter »ur le (as. Son nom lui vient sans doute de la ressemblance de sa partie avancée avec le long cou de l'oiseau qu'on appelle grue.
Ce qui caractérise cette machine - c'est la facilite qu'elle a de |x>uvoir saisir à une certaine distance de vi Ikisc les fardeaux qu'il faut élever, et de leur faire parcourir, en tournant sur son axe , un cercle ou une jwrtion de cercle dont le rayon est déterminé par sa volée , c'est-à-dire par la distance entre l'extrémité de sa partie en saillie , où est placée la dernière poulie, et l'axe ou pivot sur lequel s'opère le mouvement de rotation de la grue ; en sorte que la machine, après qu'on a accroché une pierre au câble , l'élève d'abord verticalement , puis la fait tourner en tournant ellemême , rt la dépose sur le las.
Ce qu'on appelle la grue ainsi appliquée à l'usage de la construction est d'une invention moderne. Il paroit que le» machines dont il est parlé dans Vitruvc rt autre» auteurs anciens avoient de» emplois analo-