GRU
Igucs, toit pour le service des armées , soit pour celui des théâtres.
Les grues ordinaire* , telles qu'on les fait le plus souvent , sont composcesd'un pied en forme de patin, avec contre-fiches inclinées, supportant toute la machine ; d'un arbre vertical qui à son extrémité supérieure porte un pivot sur lequel tourne le rancher , garni de ses chevilles, poulies, contre-fiche» à tuoUc, ainsi que le treuil horizontal , sur lequel s'envelop|>e le câble à mesure que le fardeau s'élève , et la roue à chevilles ou à tambour, a laquelle sont appliqués les hommes qui font mouvoir la machine.
Ce que nous venons de «lire fait siillisamment comprendre l'ensemble du système de la grue, la manière dont le câble est disposé pour la suspension du fardeau, ainsi que sa direction sur le rancher et sur le treuil.
Il a été reconnu par un grand nombre d'observations faites dans divers travaux, et particulièrement dans la construction de la nouvelle église de Sainte- Geneviève à Paris:
1° Que, pour qu'une grue ordinaire ait la solidité convenable , il ne faut pas que son bec on sa volée éloigne le fardeau de plus de deux cinquièmes de U hauteur totale de la machine ,
a" Que la partie du poinçon emmanchée dans fa charpente mobile, formant bec de grue, doit être au moins de la moitié de la volée, c'est-à-dire de la moitié de la distance du câble qui soutient le fardeau au centre du poinçon ;
3e Que cette partie du poinçon doit être taillée en cerne tronqué, dont la grosseur par le bas aura autant de pouces que la volée a de pieds, et dont la grosseur par en haut aura la moitié de la volée ;
4" Que, soit que la grue agisse par le moyen d'une roue à tambour, soit qu'on emploie la roue à chevilles , l'éloignement du centre du poinçon à cette roue doit avoir les deux tiers de la volée ;
5° Que le diamètre de l une ou de l'autre de ce» roues doit être douze fois plus grand que celui du treuil sur lequel le câble s'enveloppe ;
6° Que la grandeur du patin doit avoir les deux tiers de la grandeur de la volée.
De toutes ces données il résulte qu'on découvre dans les grues ordinaires, c'est-à-dire proportionnées de la manière qui vient d'être décrite, trois inconvéniens principaux.
Le premier est que le fardeau suspendu à l'extrémité du bec agit avec une force qui exige une charpente très-solide et très-pesante, laquelle augmente l'effort du fardeau contre le poinçon ; cet effort r*t même si considérable , qu'on a vu des poinçons de 18 pouces do grosseur se rompre par un fardeau de trois milliers suspendu à l'extrémité du bec de la grue.
Le second inconvénient est que la volée étant déterminée, elle ne peut être d'un bon usage que pout un seul cas ; dans tous les autres elle se trouve ou trop