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Saint-Suaire, l'église de Saint-Laurent des Théatios, l'église de Saint-Philippe de Ncri, le palais du prince Philibert de Savoie ; deux palais |»ur le prince de Carignan, l'un dans Turin, l'autre à Racconigi.
A Modène , sa patrie , Guarini construisit l'église de Saint -Vincent. A Vérone il lit celle des religieusesde l'>4r<ifar/f.Sursesdcssingont été construites à Messine l'église des Somasqucs, a Paris celle des Théatins (qui u "existe plus), à Prague celle de Sainte- Marie d'Ettinguen, à Lisbonne celle de Sainte-Marie de U Providence.
On peut voir les plans et les élévations de la plupart de ces monumens, dans un ouvrage posthume de Guarini, intitulé: Architettura civile del Padre D. Guarino Guarini, etc. M Torino 1737. Cet ouvrage contient encore un assez grand nombre de planches , destinées à toutes sortes de démonstrations géométriques , et d'applications des sciences mathématiques a l'architecture. Guarini étoit savant en ce genre , comme le prouvent divers ouvrages de sa composition , tels que les Placita philotophica , son Euclides adauctus , sa Cales tis mathematica , où il traite de la gnomonique et de la manière de mesurer les bâtimens.
On ne contestera point que les eonnoissanees mathématiques ne puissent être utiles a l'architecte, et que la construction n'y trouve des garanties pour la solidité. Cependant , on doit le dire , plus l'architecture sera simple, moins elle aura besoin d'une science profonde en ce genre; et |>lu* les élémens de l'art se compliqueront dans des combinaisons difficiles, plus il lui faudra demander de nouvelles ressources à la science. Mais voici, dans ce dernier cas, ce qui arrivera : l'architecte familiarisé avec les secrets de la scieuce se plaira à en faire parade; il placera le beau dans le difficile; il cherchera les difficultés pour se prévaloir de leur solution. Dès que se sera établi et rendu commun l'art des coupes savantes ou le secret de faire obéir, par ce qu'on appelle la science rlu trait, toutes les sortes de matériaux aux contours mixtilignes, aux bizarreries de formes, anx hardiesses des port- a-faux, il arrivera que toute idée simple, toute forme régulière, disparoîtra sous le crayon de l'architecte. Or, c'est ce qui est arrivé à l'école de Borromini , et à Guarini qui en fut l'élève.
G UEfWIlO >',.,. m. On don ne ce nom a line espèce de meuble fait en forme de candélabre , ayant une tige , un empâtement proportionné , et se terminant dans le haut par un plateau destiné à supjiortcr, soit des girandoles, soit des lustres. Ce meuble , fait en grand , est susceptible de recevoir une Jiclle forme et toutes les richesses d'ornement que l'on applique ordinaircrucut aux candélabres.
GUÉRITE , s. f. C'est , dans les fortifications des places de guerre, un petit réduit où la sentinelle se