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CHAPITEAU

Balustres de fer . Ce sont ceux qui sont couronnés de fer carré ou de fer plat , et qui servent pour les balcons et les rampes d'escalier.

Balustres de fermeture. On appelle ainsi les balustres les plus rallonges en manière de colonnes en balustre, et qui se font de bronze, de fer forgé ou fondu , ou enfin de bois , pour les clôtures de chœur d'église ou de chapelle.

Balostrk de modillon. C'est le devant du petit enroulement qui est à la tète du modillon corinthien.

Balustres entrelacés. Ce sont des balustres joints ensemble par quelque ornement , et taillés comme les entrelas (voyez ce mot) dans le même bloc de pierre ou de marbre.

BANC , s. m. Nom qu'on donne a un siège long :

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il est à dos ou sans dos , massif ou soutenu sur plusieurs pieds.

Ou a trouvé, à l'entrée de la ville de Pompai et hors de la porte , deux bancs circulaires en pierres de taille. L'un d'eux étoit adossé au tombeau de M amoiia. Sur son dossier est gravée une inscription en l'honneur de cette prêtresse. Les pieds de ce siège sont faits en manière de griffes de lion ; son diamètre entier est de 20 palmes romains. Il paraît avoir été fait pour qu'on pût se reposer a l'entrée de la rue , jouir du grand air et de la vue des passans. Près de ce banc il en est un autre pareil, mais sans inscription.

Banc. C'est aussi la hauteur des pierres parfaites dans les carrières.

Banc de ciel. Nom qu'on donne au premier et au plus dur banc qu'on trouve en fouillant une carrière, et qu'on laisse sur des piliers pour servir de ciel et de plafond à cette même carrière.

plusieurs sièges, et formée d'une cloison à hauteur d'appui.

Banc de jardin. Siège propre au délassement de la promenade, et;

Les bancs de jardin se font le plus 1 peint ; ils sont avec ou sans dossier. On les fait quelquefois doubles , c'est-à-dire qu'on peut y être assis dos à dos : alors leur dossier est ou mobile ou en plan incliné de chaque coté.

Le luxe et la commodité en ont fait imaginer de plus d'un genre. On en voit, dans les jardins particuliers, qui paraissent être entièrement de bois, jusqu'à ce qu'en levant le dessus , qui est à charnière , on .trouve de quoi s'asseoir très-mollement sur un fond matelassé, et s'adosser de même.

La manière la plus économique d'établir des bancs avec solidité consiste à n'en faire que la tablette en bois , et à l'adapter de façon qu'elle puisse s'enlever pour être serrée l'hiver. Le corps ou la carcasse , lixée à demeure , se fait en fer.

Les bancs se font aussi en pierre , quelquefois même en marbre ; mais alors plus pour la décoration que pour l'usage. On se rapproche de la nature en les faisantde gazon. B faut avoir soin, pour lors qu'ils soient à découvert , que l'herbe en soit line et serrée , afin d'avoir moins à craindre de la fraîcheur et de l'humidité. Ce* sortes de sièges sont ceux qui conviennent le mieux aux bocages.

On place les bancs dans les niches et les renfoncemens, en face des grandes allées , des enfilades , des points de vue , etc. On le* met aussi dans les salles et galeries des bosquets, et dans les angles, pour donner le conp-d'œil de deux allées.

BANDE, s. f.

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• l'ordinaire, ont peu §ur une grande étendue. On La

du latin Jastia, dont Vitruve te la même chose.

Le nombre des bandes et Leur disposition dans les architraves varient suivant les diffère ns ordres. Ordinairement la plut grande bande est au-dessus, et la plus petite au-dessous. Cet arrangement n'est pourtant pas tellement fixe qu'on ne puisse le changer. Les anciens nous eu ont laissé des exemples. Cet ordre est renversé dans plusieurs édifices , tels que l'arc d'Auguste à Suie, celui de César à Fano, etc., la

rite bande étant au-dessus et La grande : ■ a des architraves où ces ban {Ferez Architrave et Face.)

Bande pe rriqces. On donne ce nom, dans les édifices bitis de briques, aux bandeaux de cette matière qui sont au pourtour ou dans les

Bamde de carreaux. C'est un rang de carreaux, petits ou grands, qui autrefois se faisoit sur un plancher, environ de trois en trois pieds , entre les carreaux à six pans.

Bande de colonnes. Espèce de bossage dont on orne le fût des colonnes rustiques et bandées. 11 est quelquefois simple, comme aux colonnes toscane* du Luxembourg, ou pointillé ou vcrmiculé, comme à celles de la galerie du Louvre, ou enfin taillé d'orncmens de peu dé relief ; ailleurs il est différent dans chaque bande, comme aux ioniques des Tuileries ou au portail de Saint-Eticnne-du-Mont à Paris. Ces bandes sont bordées d'un listel ou de toute autre moulure. ( fojcz Bossage.)

BANDEAU , s. m. Plate-bande unie que l'on pratique autour des croisées et arcades d'un bâtiment où l'on veut éviter la dépense. Elle diffère des chambranles en ce que ceux-ci sont ornés de moulures, et que le* bandeaux n'en ont point , a l'exception quelquefois d'un quart de rond, d'un talon ou d'une feuillure qu'on fait sur l'arête du tableau de ces mêmes portes on croisées. ( Voyet Chambranles.) On voit sur beaucoup de fenêtres, et notamment au palais des Tuileries , le bandeau des fenêtres marqué par une sorte de piédestal qui a sa base , son dez et sa corniche. Cette manière est très-défectueuse ; elle ne sert qu'à augmenter le travail et à multiplier les parties sans nécessité : l'effet en est petit et bicarré.

On ne doit guère non plus approuver les fenêtres entourées de bandeau sur leurs quatre cotés, quoiqu'on en trouve mille exemples dans nos balimens. Les fenêtres, ainsi que toutes les autres parties, doivent annoncer, par leur construction, un ouvrage qui porte de fond .

BANDELETTE, t. f. Petite moulure plate qui

ur,

que de • l'architrave

<le au-dessous.

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rique, et sert de chapiteau aux triglvphes. Vignole l'appelle cymaise. On La nomme aussi filet ou listeau, selon la place qu'elle occupe dans les corniches et autres membres de l'architecture., On connoit encore la bandelette sous le nom de tente , du latin t ce nia qui , dans Vitruve , a la même signification.

BANDER , v. a. Signifie l'art de poser en place les pierres d'une voûte, et surtout La clef.

On a nommé ainsi cette opération, par analogie à La courbure que prend un arc quand on le bande. Comme presque toutes les voûtes sont courbes , il semble que ce soit la clef qui fasse, pour ainsi dire , bander l'are ou la courbure de la voûte.

^ Bander te dit aussi de la manière de diriger l'effort d'une voûte d'un certain côté, par le moyen des coupes et de son appareil. En général, pour qu'une voûte soit solide, il faut qu'elle soit bandée dans le sens de sa courbure ; ainsi une voûte en berceau , dont La courbure est uniforme, doit être bandée du même sens dans toute sa longueur, c'est-à-dire que les joints horizontaux doivent être parallèles aux murs qui la supportent.

Une voûte d'arête étant formée par deux ou plusieurs berceaux qui se croisent, chaque partie sera bandée selon la direction de sa courbure ; il en est de même des voûtes en arc de cloître , des voûtes sphériques , et de toutes les autres voûtes dont la surface intérieure est courbe.

Quant aux voûtes plates, plafonds et plate-bandes qui n'ont point de courbures, ils peuvent se bander en tout sens , selon la disposition des mura ou points d'appui qui les soutiennent; ainsi une voûte plate, soutenue par deux murs ou deux piédroits, sera bandée comme une voûte en berceau ou en arc.

Celle qui pourra être soutenue par plus de deux piédroits ou piliers isolés, sera bandée comme une voûte d'arête. Si elle est soutenue par tous les murs qui forment l'enceinte qu'elle couvre, on La bandera comme une voûte en arc de cloître ; enfin elle sera bandée comme une voûte sphérique , si elle est supportée par une euceinte circulaire. On bande les voûtes de | que nous

celles qui régularité

oudo- I

conviennent Le mieux, tant par rapport à la que par rapport à la solidité.

Les appareilleurt cherchent souvent à tirer vanité d'un arrangement extraordinaire qui n'a d'autre mérite que la difficulté de l'exécution. On peut s'en convaincre en voyant le plafond du porche intérieur de l'église de Saint-Sulpice à Paris, où l'on a figuré dans l'appareil le chiffre du saint. U y a d'autres voûtes qui sont bandées en spirale, en étoile, en lozange, en échiquier, etc.

Au palais Bourbon à Paris, on a cru diminuer l'effort de la poussée en bandant les voûtes et les arcs doubleaux diagonalement ; mais il est certain qu'on a diminué leur solidité , cl que , si les voûtes eussent

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très-grand diamètre, elles auraient exigé «les points d'appui beaucoup plus considérables que celles qui sont bandées selon la courbe , perpendiculairement aux piédroits. (Voy. Pocmée des toutes.)

On ne saurait dire de la plus grande partie des voûtes des anciens qu'elles étoicnt bandits ; car elles sont pour la plupart construites en blocage, c'est-àdire , d'un amas de petites pierres mêlées au mortier, jetées sans ordre sur un ceintre de bois qui leur serrait de moule. Ces sortes de voûtes ne dévoient leur solidité qu'à la bonté du mortier, par le moyen duquel, dans la suite, elles ne formoient qu'un seul corps. Cependant, lorsque ces voûtes avoient une certaine étendue , elles hnissoient par se désunir en grandes parties, dont les joints se trouvoient souvent en contre-sens des coupes ; ce qui entraînoit quelquefois tout à coup et en entier leur ruine, comme Patlestent encore un grand nombre de monumens. Il ne reste presque de voûtes antiques que celles qui ont été bandées en briques ou en pierres de taille. Celles qui nous restent en blocage sont ordinairement si petites et si épaisses, que la désunion n'a pu s'y opérer.

Le* voûtes des tbermes de Dioctétien se sont soutenues , parce qu'elles sont fortifiées de distance en distance par des arcs en briques qui se prolongent de droite et de gauebe dans la voûte, tandis que toutes celles des tbermes de Caracalla , de Titus , etc. , qui n'étoient construites qu'en blocage, sont tombées.

{Voyez CONSTBXCTIOM et VODTE.)

BANQUE, s. f. Le local où se traitent les affaires de commerce ou d'échange d'argent , a reçu de son emploi le nom qu'on lui donne.

Ainsi banque, qui signifie ce genre d'affaires, signifie aussi le bâtiment où elles se font.

BANQUETTE, s. f. Est une retraite en pierre de taille , pratiquée quelquefois au bas des édifices, ou une élévation du sol, de peu de hauteur, sur laquelle on peut s'asseoir comme sur un banc : les Romains appeloient decursore-t toute espèce de banquettes. Ce nom ne saurait pourtant convenir qu'à qui forment un petit chemin relevé pour les > de pied, soit le long des routes, soit dans les » des villes. On distingue les banquettes des trotloirs. On appelle de ce dernier nom celles qui ont une certaine largeur, comme on en voit aux ponts et dans quelques rues de Paris , ou dans les mes de Londres, f fuyez Tkottoih. ) Le mot de banquette, proprement dit , ne convient qu'aux retraites de peu de largeur, pratiquées le long des édifices, pour qu'un seul homme puisse y marcher. C'est ainsi qn'on appelle les rebords que l'on construit dans les canaux, les egouts, etc. {Voyez plus bas.)

Banquette se dit encore des appuis de pierre ou des petites élévations, ordinairement de 14 pouces, qu'on pratique au bas des croisées qui doivent avoir

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taille, avec une feuillure pour recevoir la croisée de menuiserie. On s'y assied ; pour plus de commodité, on les garnit de coussins. La hauteur des balcons, réunie à celle de la banquette, doit être le niveau du coude, pour qu'on puisse s'y appuyer commodément. (Voyez Appci. ) Banquette est aussi le nom du balcon qui pose sur cet appui : le nom de balcon ne se donne qu'à celui qui occupe toute la hauteur, depuis le niveau du parquet jusqu'au sommet de l'appui.

Banquette. (Architecture hydraulique.) C'est un •entier construit des deux cotés du canal d'un aqueduc où l'on peut marcher, afin d'examiner si l'eau s'arrête ou se perd en quelque endroit. On donne ordinairement 18 pouces de large à ces sortes de banquettes.

BAPTISTERE, s. m. C'est le lieu ou i'i dans lequel on conserve l'eau pour baptiser.

Les premiers chrétiens, suivant Tertullieu , a'avoient d'autres baptistères que les fontaines, les rivières , les lacs ou la mer qui se trouvoient le plus à portée de leurs habitations.

Dès que la religion chrétienne fut devenue celle des empereurs, outre les églises on bâtit des édifices particuliers, uniquement destinés à l'administration du baptême, et que, par cette raison, on nomma baptistères.

Quelques auteurs ont prétendu que ces baptistères étoicnt anciennement placés dans le vestibule intérieur des églises, comme le sont aujourd'hui nos fonts baptismaux. Cest une erreur : les étaient des édifices entièrement séparés liques, et placés à quelque distance des murs extérieurs de celles-ci. On confond aujourd'hui le baptistère avec les fonts baptismaux. Anciennement on distinguoit exactement ces deux choses, comme le tout et la partie. Par baptistère, on entendoit tout l'édifice où l'on administrait le baptême; et les fonts n'étoient autre chose que la fontaine on le réservoir qui conte noit les eaux pour le baptême.

Les baptistères sépa rés des églises ont subsisté j usqu 'à la fin du sixième siècle, quoique dès-lors on en r- * déjà quelques-uns placés dans le vestibule i de l'église, tel que celui où Clovis reçut le des mains de saint Rémi. Cet 1

venu général, si l'on en excepte un petit nombre d'églises qui ont reteDU l'ancien, comme celle de Florence , toutes les villes épiscopales de la Toscane , la métropole de Ma venue, et l'église de Saint-Jeande-Latran à Rome.

Ces édifices , pour la plupart , étoient d'( deur considérable. Selon la discipline des , siècles, le baptême ne se donnoit alors que par immersion, et (hors le cas de nécessité) seulee deux fêtes les plus solennelles de l'année. Le 1 prodigieux de ceux qui se pr ' la bienséance qui

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baptisé* séparément des femmes, demandèrent de vastes édifice*. Ainsi, le baptistère de l'église de Sainte-Sophie à Gonstantinople étoit si spacieux, qu'il servit d'asile a l'empereur Basilisque , et de salle d'assemblée a an concile fort nombreux.

« Le baptistère, dit M. Fleuri , étoit ordinaire-

• descendent par quelque* marches pour entrer dan* ■ l'eau ; car c'étoit proprement un bain. Depuis, on » se contenta d'une grande cuve de marbre ou de » porphyre, faite comme une baignoire, et enfin on > se réduisit à un bassin , comme sont aujourd'hui » nos fonts. L'édifice étoit orné de peintures ana-

• logues au sacrement. » Cette description est assez conforme aux monumens de ce genre qu'on voit en Italie , nous observerons seulement , d'après \\ inckeimann , que la forme , au lieu d'être ronde , en étoit généralement octogone ; tel est celui de Nocera dt Pagani, entre N a pies et Salerne ; tels sont ceux de

deuil abrégé.

Le plus ancien de tous les baptistères, et peutêtre le premier monument de la religion chrétienne , est le baptistère de Saini-Jean-de-Latran , dit de Constantin, quoiqu'U soit faux que cet empereur y ait reçu le baptême. On sait qu'il fut baptise à piicomédie , peu de temps avant sa mort. Cependant Anastase , dans la Vie de saint Silvain , dit que ce baptistère fut fait par Constantin. On reconnoit, dans la description qu'il en donne , sa forme actuelle , et les

d'hui. Ces Lionnes,*™ nombre de huit, sont les plu* belles de cette matière qu'il Y ait k Home ; mais elle* sont inégales de diamètre. Les unes ont 6 pied* , le* autres 7 de circonférence. Le plan de l'édifice est nclogoue. On descend par quatre marche* dan* F enceinte où sont les fonts baptismaux qu'où voit aujourd'hui, et qui sont formés par une belle urne ovale de basalte noir, tirant sur le vert : elle a 5 pied*

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île long et a pied* et demi de large « L'enceinte est pavée^dc marbre enco

sus de l'autre. Huit grands morceaux d'architrave , posé* sur le* colonne* de porphyre , servent d'assiette à huit autres petite* colonne* de marbre blanc et d'ordre composé. Ces huit dernières portent un entablement assez lourd, au-dessus duquel s'élèvent des I piastres ployé* dan* les angle*, qui soutiennent le petit dôme dont l'édifice est couronné. Ce monuun des plus précieux du bas-âge pour la ride la matière, n'eat pas moin* intéressant histoire de l'architecture, il n'offre qu'un ente mal assorti de démembremena d'anciens édifice*, et prouve qu'en ces temps l'art se bornoitanx compilations de toute* sortes de parties incohérentes , dont il ne se mettoit pat même en peine de cacher ou de voiler la désunion et le manque de

m détails et autres objets, comme certaines bases entourées de festons , font voir la plus grande richesse , tandis que d'autres n'y sont employé* que par le besoin d'avoir des hauteurs égale*.

Le baptistère de Florence, que les Florentins prétendent avoir été un temple de Mars , ne peut paraître un monument de l'antiquité qu'à ceux qui n'ont appris i la connoître qu'en passant. On ignore l'époque de sa construction. Sa forme est octogone, selon l'usage des monumens destinés à la cérémonie du baptême. Il consiste en une grande coupole également à huit face*. Seize grosses colonnes de granit forment sa décoration intérieure. Elles portent une galerie tournant tout à l'entour. La voûte est ornée de mosaïques par And ré Tasi , discijiie deCimmabué. On aperçoit sur le pavé une grande rosette, où il y a des chiffres et des signes du zodiaque. Au milieu étoit jadis un magnifique bassin octogone, dont ou voit encore k place sur le pavé : il se trouvoit au centre de la coupole. Tout l'édifice a 85 pieds de diamètre : il vient d'être repoli et mis à neuf depuis peu d'années. On a rendu aux chapiteaux leur dorure, et aux marbres de l'intérieur leur premier éclat. Cet intérieur est revêtu de bandes de marbre dans le goût florentin. Se* trois porte* sont décorées de statue* et des chefs -d'nruvre de la sculpture moderne. C'est pour la principale entrée de ce baptistère que I.erenzo Ghiberti fit ce* fameuses portes que Michel-Ange trouvoit dignes d'être celles du (foye* Poste.) Les autres ne furet sa direction , et par André de Pise.

Le baptistère de Pise fut commencé en 1 152 , et achevé en huit ans par Dtoti Salvi, qui en fut l'architecte. Cet édifice est une grande rotonde octogone, qui a trou marches tournantes à l'extérieur, et qui forment un perron de in.j palmes de circonférence. Sou diamètre est de 1 70 palmes, sans v comprendre le perron. L'extérieur est décoré de deux ordres de colonnes corinthiennes engagées dans le mur , qui soutiennent des arcs à plein-ceintre , suivant l'usage ordinaire. Les colonne* de l'ordre supérieur sont beaucoup plus Biultjpliées que celles de l'intérieur; de sorte que

lounes du second. On loléroit alors ce qu'on appelle portc-à-faux en architecture. Les arc* de ce dernier ordre supportent une espèce de couronne crénelée , qui environne tout l'édifice. Elle est composée d'une multitude de triangle* découpés à jour, au sommet desquels est une petite statue et une autre dans le milieu. On voit entre chacun de ces triangle* un petit clocher, ou plutôt une pyramide à jour tres-artistement travaillée, et terminée par un fleuron. I ne coupole en forme de poire s'élève au-dessus du se-

sou tiennent une seconde couronne, dans le même goût que la première. La convexité de ce dôme est divisée en douze cordons crénelés qui vont se réunir au sommet , sr~

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J .-a n- Baptiste. Le» fenêtres sont pratiquées entre ce» cordon» ou filet»; eUe» «ont ornée* de petite» colonnes , et terminée» par de petit» frouton» percé» a jour, avec de» fleur» au-dessus : ou ne peut rien voir de plu» bizarre. La coupole a xjo palme» de haut ; elle elle est couverte de plomb , el tout l'édifice c»t de marbre. On y entre par une belle porte, dont le» battans sont de brome , el l'on descend ensuite trois escaliers. Ce» marches intérieures servoient à former une espèce d'amphithéâtre, qui facilitait aux spectateur» la vue de» cérémonie» du baptême qui «voient lieu au centre du baptittère. Douze colonne» isolées forment un portique qui en soutient un autre, dont la voûte est portée par des pilastre» également isolé», et qui répondent aux colonne». Au milieu du baptittère est une grande cuve octogone de marbre, avec des rosette» sculptées sur les faces. Elle est élevée sur trois degrés, el diffère de celles des autres baptistères en ce qu'elle est divisée en <;inq cavité», dont la plu* grande est au milieu ; le» autre» «ont au pourtour. Il e»t à présumer qu'il n'y avoit que ce» dernière* qu'on remplissoil d'eau ; que le prêtre se tenoit dans la division du milieu, d'où, pouvant te retourner facilement de tou» cotés, il étoit à portée de baptiser successivement dan» le* autre* diviiion*, qui formoient autant de petite* cuve» étroite», où l'on plongeoil le* enfans qui recevoient le baptême. Il en résultait une facilité pour taire un grand nombre de baptêmes , indépendamment de la propreté qu'on trou m lit a ne pas établir de communication entre le» eaux. Le dessin de ce» font» baptismaux e»l de Lino, Siennoi».

On appebit aussi le baptistère, piscine; c'était le nom qu'on donnoit aux grands bassin» de» bains.

(ybjret Bahut uu cm.)

BAPTISTERIUM. Etait, dan* le* bain», un grand in où l'on te lavait plusieurs ensemble, et où on pouvoit nager. Pline le jeune en avoil un dans sa maison de campagne.

On appela aussi baptislerium les baignoire» portatives. Ce nom fut consacré par les chrétien* pour désigner le» bassin* dan» lesquels on administrait le baptême, ainsi que le» édifice* dan» lesquels ces ba*-

. {y. Baptistère.)

BAR , ». m. , ou BARD. E*t une machine propre à transporter les fardeaux d'une pesanteur moyenne, par le moyen de deux ou de plusieurs homme». Cette machine est composée de deux barres parallèles, unies ensemble ver» le milieu de leur longueur par cinq ou six traverses plates, d'environ a pieds de long, sur lesquelles se pose le fardeau : le surplus de» barres forme quatre bras arrondis et terminés par un talon qui arrête le» bretelles de» porteurs. En terme de bâtiment , on appelle bardeurs ceux qui portent le i^QTti

On fait peu d'usage à Paris de. bards pour les bà-

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i miens, parce que le» pierres de taille y sont ordinairement d'un volume trop considérable pour pouvoir être transportée» de cette manière. On n'emploie cette machine qu'au transport des pierres qui ne passent pas 4 ou 5 pieds cube»; car on ne peut appliquer à un bord ordinaire plu» de «ix-h^nimc», et chaque homme ne porte ordinairement que cent livres, et à cent pa* de distance.

BARAQUE oc HUTTE, ». f. Lieu construit de charpente, revêtu de planches de bateau, couvert de dossc», et pratiqué prè» d'un grand atelier ou dan» un grand chantier, pour servir aux ouvrier» de magasin pendant l'hiver, et de retraite pendant l'été.

BARBACANE, ». f. En latin coUvviarium. On appelle ain»i de» ouverture» longues et étroites qu'on pratique dans le* murs de revêtement qui soutiennent des terre*, afin de faciliter l'écoulement de* eaux qui •'imbibent dans les terres et qui pourroient dégrader ces murs.

Lorsque les mur* de revêtement ont une élévation un peu considérable , il vaut mieux pratiquer < rang» de barbaeanes que de le» faire trop lui afin de ne pa» couper le mur. Par la même raison, quand on fait deux rang* de barbacanrs , il faut observer que les supérieures soient placées de manière qu'elle* répondent au milieu de l'intervalle de» inférieure». On appelle encore ce» ouvertures ventouse*

BARBARE , adj. m. Etoit, comme on le sait, le nom que les Grec», et depui» les Romains, donnèrent à toutes le» nation» étrangère* qui ne parloient point leurs tangues et ne professaient point leur» art».

En matière de goût, ce mot a conservé ta même signification ; il a continué de se donner aux ouvrage» dont le génie et les principes sont étranger» à ceux de* Grec* et des Romains.

Comme ce mot indiquoit une espèce de férocité dan» le* mœurs, il indique aussi dans le» ouvrages de l'art une rudesse d'invention ou une fierté de style outrée, une manière chargée, toujours au-dessous de ta grâce, et souvent au-dessus de la force, qui cherche plu» à étonner qu'à plaire, qui frappe et n'émeut point, qui en impose sans en imprimer- Dans ce sens, quelque* peintre» de l'école florentine passent pour avoir quelquefois de ta barbarie dans leur style.

En architecture, le mot barbare se donne à de» édifices composés d'un style sottement gigantesque, dont les forme* outrée» rebutent l'icil par l'affectation choquante d'une force immodérée , ou par ta composition bizarre de détails discordan»; en général, l'idée de barbare dan* un édifice se trouve jointe à celle de lourd et de massif. Rien ne peut mieux ta faire sentir que ces bàtimens à bossage* mal employés, dont ta vue blesse la raison, répugne à l'imagination, choque les yeux, el repousse»

{rejrtt Bossage.)

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