‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 67 sur 258 · DES BASILIQUES CHRÉTIENNES · texte numérisé non relu

DES BASILIQUES CHRÉTIENNES

Il n'est pas probable que jamais les basiliques anciennes aient servi de temples aux premiers chrétiens. On ne sauroit croire, malgré l'opinion de quelques écrivains, d'ailleurs très-judicieux, que cette religion, long-temps persécutée jusque dans ces catacombes lugubres qu'elle partageoit avec les morts, tirée enfin de ces retraites affreuses par Couslaiitin4e-Grand , se soit jamais , avant le règne de cet empereur, procuré un abri dans les tribunaux de La justice. Comment s'eu seroit-elle approprié la jouissance? Et si elle l'eût duc à la protection de Constantin, pourquoi ces mo-

- nous, rdela

ne scroieut-ils pas parvenus jusqu <

protecteur ;? Faut-il

comme ceux que la piété du 1 religion lui éleva en si grand rechercher avec d'autres auteurs, dans les basiliques des particuliers, où l'on prétend que les chrétiens persécutés avoient souvent trouvé asile , l'origine du nom et de la forme qu'ils donnèrent aux premiers temples du christianisme? Toutes ces conjectures dénuées de preuves et d'autorités nous paroissent inutiles pour rendre raison de la conformité des premières églises avec les tribunaux de la justice. Cette analogie s'explique d'elle-même et par la nature seule des choses.

Rien d'abord, comme le retnarqtie Gabani, ne convenoit mieux que l'idée de tribunal à ces nouvelles églises, où les évèqucs et les ministres ecclésiastiques, dispensateurs des sacremens, administroient une espèce de justice spirituelle et dont les effets visibles , en ces premiers teaqis , ressenibloient a ceux de la justice temporelle qui s'exerçoit dans les basiliques. Mais pourquoi ado|ita-t-on la forme des basiliques plutôt que celle des temples? On en voit la première raison dans l'aversion que les premiers chrétiens avoient pour tout ce qui eût paru se rapprocher du culte et des usages de l'idolâtrie ; mais la plus forte et la véritable se rencontre visiblement dans l'insuffisance et le manque de capacité intérieure des temples |nïrus. En construisant ces nouveaux édifices, il falloit que leur étendue ne fût pas bornée , comme dana les temples anciens, à contenir seulement les prêtres qui les desservoient ; ils dévoient être assez grands pour renfermer l'assemblée nombreuse qui participoit à la vue des mystères. Aucun autre édifice que la basilique ne pouvoit s'approprier a ce* nouveaux usages ; aucun autre ne présentait à la fois une plus grande analogie dans l'idée, une plus vaste étendue pour le local . ,une décoration plu* magnifique dans l'iutérieur. On en imita donc la forme ; et soit qu'on ne crût pas devoir changer le nom qu'une nouvelle acception avoit rendu plus conforme encore

au vrai «eus de ton étymologie , toit que la ressemblance absolue dans la forme eût rendu impossible le i liangement d'un nom qu'un long usage y avoit consacré , on donna cette dénomination aux églises qu'on bâtit dans la suite : les plus belles de celles qu'on voit a Rome la j «•rient encore à présent , et datent du règne de Constantin.

Si l'on en croit cependant quelques auteurs ecrJés, les chrétiens , avant le règne de ce prince, i et ornées , puisque , i, le premier soin de l'empereur, après la i de Maxence , fut de réparer les temples du ▼rai Dieu. A prendre à la lettre le témoignage de ces écrivains , on ne pourmit le faire valoir tout au plus qu'en faveur des églises d'Orient , de l'Asie-Mineure, par exemple , de la Syrie , de la Basse-Egypte ; il ne saurait regarder celles d'Occident. Dans cette partie de l'empire, le christianisme fut plus gêné que partout ailleurs. Il n'y eut point de vraie liberté tant que les empereurs furent idolâtres. Quant à ces i, ce* riches églises d'Orient dont parlent et >'icéphore, elles n'étoient probablement et magnifiques que par comparaison : les souterrains, avec les oratoires où l'on »c rassembloit en secret dans les temps de persécution. Elles et< lient assez publiques pour qne les païens n'ignorassent pas qu'elles existoient ; elles étoient trop simples pour qu'on y aperçût quelque sorte d'envie de le disputer aux temples des dieux.

Quoi qu'U en soit, il ne nous est parvenu aucun de ces monumens de la religion naissante, ni rien qui puisse nous faire présumer la forme qu'on leur avoit donnée. C'est donc toujours à Constantin qu'on doit rapporter les premiers édifices chrétiens connus sous le nom de basiliques. Ce prince voulut signaler son zèle par des monumens qui annonçassent le triomphe de la religion qu'il se préparoit à embrasser. Il donna son propre palais de Latran , sur le mont Codius , pour y construire la première église chrétienne, qui est encore reconnue pour la plus ■» basilique. Une construction moderne a telsnt masque et défiguré l'ancienne, qu'on n'y mnoit plus aujourd'hui que le plan et l'emplacement de ce monument. Bientôt après il fit bâtir la basilique de Saint -Pierre au mont Vatican. Elle avoit, au rapport de Grégoire de Tours, 100 colonnes de ma ri ne blanc, non comprises celles qui soutenoieut le ciboire. Cette basilique n'existe pins; elle a été remplacée par la nouvelle et fameuse ej'lise qui n'a plus que le nom de basilique sans en avoir la forme.

basilique de Saint-Paul, que nous allons dé- j crire, nous dispensera de répéter ce que nous avons déjà dit sur la ressemblance des basiliques chrétienne* avec les anciennes. Il ne resteroit , sans doute, rien à y désirer, si l'on y trouvoit le goût , la régularité , la bonne architecture des modèles dont elle

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voit rien de cette science des proportions, de cet accord des ornemens qui faisoient le mérite de* basiliques antiques. Rien ne prouve mieux que ce monument à quel point étoient déjà déchus l'architecture et tous les autres a lis sous Constant in. Quoique Théodose-le-Grand ait aussi contribué à l'cmbcllisseuient de Saint-Paul , on n'y aperçoit aucune différence de travail qui soit à l'avantage de Constantin. L'intervalle de cinquante ans au plus qui sépare les règnes de ce* deux princes u'avoit pas rendu les artistes beaucoup plus ignorât»»; ainsi, Cou peut rapporter tout l'honneur comme toutes les fautes de l'ouvrage à ceux qu'employa Constantin.

La forme de cette église est donc celle d'une basilique, et même des plus grandes , telle, par exemple , que la bu silique Emilienne , à laquelle elle ressemble beaucoup par le plan. La nef est ornée de 80 colonnes de marbre presque toutes d'un seul bloc. Plure pendant sont de deux pièces ; mais le joint si bien lait, et si adroitement placé à l'endroit où la rudenturc, qu'on le* croirait d'un seul u. Ces colonnes forment cinq allées. Celle du milieu en a 30 de chaque côté, les latérales en ont autant. De* ,{'> qui bordent la grande nef, -x\ ont été tirée*, à ce qu'on prétend, du mausolée d'Adrien. Elles ont environ 3 pieds de diamètre, sont corinthiennes, cannelées da us toute leur longueur, et rudentées jusqu'au tiers. Le marbre en est blanc et violet , quelquefois bleu céleste ( pavonazetto ) , et l'antiquité ne présente rien en ce genre de plus précieux pour la matière et le travail , |iour la beauté de la proportion, le galbe des fûts et la sculpture des chapiteaux. Ceux-ci sont de marbre blanc, qu'on dit de Paras; l'exécution en est belle, ainsi que le profil des bases. Les |6 autres sont d'un marbre blanc grisâtre , d'une espèce de cipolino; elles sont grossièrement galbées, les chapiteaux et les hases eu sont mal travaillé*. U n'y en a pas deux qui se ressemblent dans toutes leurs proportions. Le* .jo colonnes des bas-colés sout de marbre assez ordinaire ; elle* étoient autrefois presque brutes ; le poli qu'on leur a depuis quelques années n'a cependant point

remédié à l'irrégularité de leur galbe. Elles sont moins grosses que celles de la nef, et sans cannelures. Dans les deux branche* de la croisée on voit aussi beaucoup de colonnes de difierens marbres, mais placée* sans rapport à la grosseur et à la couleur. Le mur qui fait la séparation de la brauchc latérale est porté par de* colonnes de granit. L'arc de ce mur est supporté par a colonnes d'un beau granit oriental : le fond de l'église , ou ce que les Italiens appellent la tribuna, est formé par uu vaste cycle

Mot* . Ea donnant ces détail» aur U célèbre basilique de Saisi- Paul , nous avoua déjà sans doute outrepassé' ce que la fidélité aur

est la copie. A la

fut actuel île ce monu

ignorons 1

, I J** l'iaoendie qui l'a détruite depuis quelques années a pu 1.

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mcm» qw l'intr alion est dr te coaforsMr W plu» poatiblr daas la resta urabua qui ea est drja coiMlc^f ■ Si U cbow n'a pu Lira, coant mi te prrtano», le lecteur ni art ii'iu caote * twr» ra lis»at cri article, ce ter» 4e BrUre ta pW Joui ce qoi , daai Ui

La basilique de Sainte-Marie-Majeure présente, au moyen des embellisseraens modernes qui y ont été distribues avec choix , le plus riche , le pin* grand et le plus bel ensemble , le plus beau modèle enfui que l'architecture puisse proposer à nos intérieurs d'églises. I ne suite de belles colonnes ioniques en marbre blanc, rangées sur deux ligues de 18 chacune , v forme trots nefs, dont celle du milieu est b |Jm large comme la plus haute. Les colonnes y portent un entablement coutinu , au-dessus duquel s'élève un ordre de pilastres corinthiens. Les entrepilastres sont occupés par des fenêtres ou des tableaux alternativement places , tous de forme ceintree et de hauteur égale. L'espace compris entre les croisées et l'entablement du premier ordre est rempli par des tableau v de mosaïque, et rappelle cette partie des basiliques antiques qu'on nnmmoit plutrtu. Le second ordre de pilastres supporte le plafond , un des plus beaux et des plus riches que l'on connoisse; il est divisé en cinq rangées égales de grands caissons dorés ;

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les stalles ; en avant s'élève le baldaquin ( voyez ce mot J , soutenu par des colonnes de porphyre. Les ailes ou bas-côtés sont revêtus de marbre et ornés de pilastres de la même matière, qui répondent aux colonnes de la nef. Entre chaque entre-pilastre est une chapelle. Nous ne dirons rien des autres détails de ce monument , qui n'auroient rien de relatif a notre objet. Nous parlerons encore moins de sa décoration extérieure , qui n'a aucun rapport avec la •ec le caractère du dedans. .Maison peut

lise chrétienne, et la copie la plu* juste d'une ■ basilique. Vitruve, reparaissant aujourd'hui sur la terre , recoonoîlroit une basilique dans l'église de Sainte-Marie-Majeure.

Mais il se tromperoit encore moins dans celle de Sainte-Agnès hors des murs. Ce petit monument est un des plus précieux que l'on connoisse, |«r la scrupuleuse imitation qu'il nous a conservée des basiliques antiques. Cette imitation y est si exacte , que .

bâtie par Constantin , a b prière de Constance, sa sreur ou sa fille, et sans les détails de sa construction, qui ne permettent pas d'en reculer b date plus avant , on b prendrait plutôt pour un ancien tribunal de justice que pour une église chrétienne. Ainsi, quoiqu'elle ne soit pas du nombre des sept églises qui jouissent à Rome du titre de basilique , die en a cependant conserve b forme , plus que beaucoup d'autres qui n'en ont aujourd'hui que

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le nom. Les différentes restaurations qu'elle a i ne b lui ont point fait perdre. Elle forme un long, dout trois cotés sont envirotuiéj de colonnes;

travaille. Le quatrième cote, oppose à b porte d'entrée, se renfonce en demi-cercle : c'est l'hémicycle ou le lieu du tribunal. Le premier ordre forme b galerie inférieure, et porte un second ordre de colonnes qui compose un second rang de galeries supérieures . au-dessus duquel commence le plafond île l'édifice : on observe dans le second ordre b dégradation de colonnes recommandée par Yitrnve. On ne trouve , comme on le voit , dans aucune autre basilique chrétienne une au anciens.

les édifices chrétiens en lits, à quelques différences près, dans b forme de basilique. Kome nous en feroit voir encore , s'il en étott besoin , un plus grand nombre ; mais on n'aperce» roit dans b plupart que des redites et des répétitions plus vicieuses ; ainsi nous éviterons ces détails.

Cette forme av thiques ne purent recounoit c telle que b i

voit tellement prévalu , que les gout s'empêcher de l'adopter. On b

périeures qu'on appelle travées, et qui i tout I intérieur de l'édifice. Mais enfin l'idée devoit s'en effacer et disparoi tre sous les détails capricieux d'une décoration fantastique , et plus encore tous le système nouveau d'une construction entièrement différente de celle des anciens.

C'est particulièrement au changement de construction dans les édifices sacres qu'on doit attribuer le

dire, l'altération des i de b basilique , qu'on ne reconnoit plus qu'a-

M*Le IwnoÎL en a fait voir b raison dans son Histoire de b disposition des églises chrétiennes. La principale se trouve dans b réunion que les architectes modernes ont voulu faire de b dimension des basiliques d'Occident avec b construction de celles d'Orient.

Nous n'avons rien dit jusqu'à présent de ces dernières , dont plusieurs différaient entièrement de que nous avons décrites. Ce que nous allons ■r de Sainte-Sophie suffira pour établir cette indiquer le passage et b communication

ferent aux basiliques modernes.

Le siège de l'empire romain ayant été transféré à Constant un 'i 4i' , il y a lieu de présumer que b disposition de l'ancien Saint-Picrre-de— Rome , estime alors la plus belle église du monde , fut imitée dans celle que Constantin fit élever pour sa nouvelle capitale , sous le nom de Sainte-Sophie. Cette dernière i

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1m plu*

hnUcTsous Ho-

I empire d'Arcadius, elle fut iionu) , et rétablie par Tbéodose le jeune ; mais enfin une «■dit ion furieuse s'étant élevée du temps de Justinien, elle fut réduite en cendres. Cet empereur araot apaisé la séditioa, et voulant immortaliser son nom par les édifices qu'il faisoit élever en Europe , en Asie, et dans plusieurs lieux d'Afrique , rassembla de toutes parts les plus célèbres architectes.

ï de Milet parurent . IU conçurent le qui remportât de avoient été

faits, et résolurent de n'y point employer de bois, afin de le mettre à l'abri des incendies.

Le plan de cette basilique est carré. Elle a a5o pieds de loog , sur presque autant de large. Au milieu s'élève un dôme ou coupole hémisphérique de loo pieds de diamètre, percé de vingt-quatre fenêtres, et surmonté d'une lanterne. L'intérieur de l'église est en arcades, au-dessus desquelles régnent des balustrades, et une galerie qui circule tout autour. Le dôme est accompagne de deux coupoles col- . Tout au fond de l'église est une grande ■I..- étoit élevé le

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plans réguliers des colonnes et b

seul autel qu'il j eût. / au mot Comstaîstisople , b description plus étendue de ce monument.)

Par b communication établie lors de b renaissance des arts entre b Grèce et l'Italie, ce monument, le dernier comme le plus beau du bas-empire, fut celui qui influa le plus sur le sort de l'architecture et sur b forme des nouveaux temples. Constantinople , dont tous 1rs édifices ne nous paroissent guère à présent préférables à ceux des Goths , donnoit alors dans les arts les lois a l'Europe. Aussi les Vénitiens, qui co-

pièrent avec assez de sagesse dan» Saint-Marc ce que | b disposition de Sainte-Sophie avoit d'heureux, ne purent se défendre d'imiter le mauvais goût qui ré- 1 gnost dans sa décoration intérieure. I«a ressemblance qu'on observe entre ces deux édifices prouve d'une manière incontestable que Saint-Marc a été copié en partie d'après Sainte-Sophie. L'église de Saint-Marc e*t donc b première, en Italie, qu'on ait construite avec «les pendentifs qui soutiennent b voûte du milieu. C'est encore elle qui offrit l'idée imitée depuis dans Saint-Pierre à Home, de faire accompagner le grand dome d'une église par des dômes plus petits et inférieurs, alin de leur donner un effet pyramidal.

On trouve dans les différentes églises bâties depuis Saint- Marc à Venise jusqu'à Saint-Pierre de Rome, U forme et b construction des basiliques d'Orient se rapprocher ou s'éloigner plus ou moins de celles d'Occident. Sainte- Ma ne- de*- Fleurs , par b grandeur de sa coupole et le savoir de construction que Bruncieschi y développa , devoit faire enfin prévaloir son goût. La hardiesse des voûtes , leur étendue ,

support, firent enfin adopter le genre de bâtir dont le temple de Saint-Pierre , par Bramante , devoit donner le modèle le plus parfait.

Le plan et b construction de cette dernière église devinrent depuis la règle, et pour ainsi dire le tvpe de toutes celles qu'on voit ailleurs , et qui n'en tout partout que des imitations plus mesquines ou plus défectueuses les unes que les autres. La forme de basilique t'y perdit entièrement , et le nom seul qui s'y perpétua , sans que presque personne en sache ta ratressemblance.

C'est presque toujours à Rome qu'il faut chercher b cause de tous les goûts qui ont influé sur le resta de l'Europe. Tant que le temple du Vatican donna b loi aux architectes de tous les pays , il n'eût presque pas été permis de soupçonner qu'il fût possible d'en ériger un qui méritât le nom de temple et n'en fût pa» une copie. Les anciennes basiliques chrétiennes , oubliées en quelque sorte sous l'antique poussière où un saint respect et un dédain injuste les tenoient ensevelies, ne paroissxiK .il, au yeux du plus grand nombre, que d'illustres masures, dans lesquelles on se enntentoit de déplorer b pauvre magnificence des premiers âges du christianisme. Mais depuis que, par les soins du pape Benoit XIV, b basilique Libérienne, ou celle de Sa inte- Marie-Majeure ( voyez cidams} s'est vue rétablie dans son ancienne splendeur et rappelée à sa dignité première ; depuis que les détails défectueux qui pouvoient en dégrader b beauté intrinsèque ont disparu sous b conduite et par les réparations bien entendues du chevalier Fuga ; depuis enfin qu'une véritable basilique a pu se remontrer dans tout son écbt , celle de Saint-Pierre a penlu du sien , et sou crédit a diminué. L'admiration s'est partagée; bientôt clic s'est étendue sur les autres basiliques, que l'œil désabusé des artistes ne vit plus telles qu'elles étoient, mais telles qu'elles devraient , telles qu'elles pourroient être. On s'est moins révolte des irrégubrites , des détails disparates de b basilique de Saint-Paul ( voyez ci-dessus; ; mais on y a considère le pbn le plus riche, le {dus vaste, le plus approprié aux cérémonies de nos temples ; on y a admiré cette unité qui satisbit l'ame et la bisse dans un repos parfait; cette variété qui réjouit l'iril et lui fait parcourir, sans presque changer de pbce, des tableaux diversifies, quoique toujours les mêmes. On y a vu le plus bel accord qu'on puisse rencontrer entre toutes les dimensions requises pour nos usages; b t icbesse qui convient aux édifices sacrés , unie à b •âge simplicité qu'il? exigeut ; les degagemens les plus heureux; l'économie dans b construction , et b solidité , jointes à b légèreté.

Cependant une espèce de diffienlté semble arrêter les architectes; c'est l'usage des plafonds, que b

; , qui semble peu s'ac-

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corder avec la solidité, et que la forme des basiliques paroit exiger.

Si l'on consulte l'autorité des ancien*, on verra que cette difficulté moderne n'en fut point une pour eux : non - seulement leur» basiliques, mai» leur» templea, étoicut plafonnés. Nous l'avons fait voir, et l'on pourra se convaincre ailleurs que les voûte» ne doivent avoir lieu que sur des mur», comme les arcade» ne doivent être supportées que par des piédroit». (fSpWl VoCTE ET A&CADE , etc.)

Si l'on consulte l'effet des plafonds pour l'oeil, et qu'on le compare avec celui des voûtes dans les édifices à colonnes , surtout dans les basiliques, l'avantage sera encore pour les plafonds. Il u est personne nui, en comparant 1rs églises de Saint-Pierre— aux- Liens et de Sainte-Cécile à Rome, qui sont voûtées ou couvertes en forme de voûte, avec celles de Saiute- Marie-Maji'iire, de Sainte-Marie à Transtcvère, de Saint- Clin sogonc , de Saint-Martin al Monte , qui ne sont que plafonne, , n'ait observé combien ces dernière* ont plus d'accord , d'élégance, de légèreté; combien les jours qui t iennent d'en haut y sont plus avantageux ; combien la décoration simple de ces plafonds est plus harmonieuse avec le reste de l'édifice; combien enfin l'œil se trouve assure son» ce» couvertures, qui n'offrent rien de hardi dans leur forme, rien de dangereux dans leur construction.

Un ne sauroit nier toutefois que les plafonds en bois n'offrent un grand inconvénient , c'est-à-dire la crainte du feu : nombre d'exemple» dans l'antiquité en déposent , et l'incendie récemment arrivé a la grande basilique de Saint-Paul à Home est bien fait pour détourner de l'emploi du lwis dans les intérieurs des église».

Nous n'avons eu ici à examiner l'une et l'autre méthode de couverture intérieure que sou» les rapports du goût, de l'harmonie architecturale, de la régularité des partie», et, jusqu'à un certain point, de l'économie; toute autre considération est étrangère à notre objet.

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