‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 74 sur 258 · BET · texte numérisé non relu

BET

BERNIN (Locw), frère dn célèbre artiste de ce nom , fut architecte théoricien , et très-habile dans U mécanique. Ce fut lui qui inventm cette tour de bois de 80 pieds de haut, que l'on fait mouvoir avec beaucoup de facilité dans l'église de Saint-Pierre pour tous les travaux intérieurs du ucltoiemeut ou d'apprèts commandés par les cérémonies. Il imagina encore, dit-on, une balance où furent pesés les brunies de 1a chaire de Saint-Pierre et des statues colossales qui la supportent.

BERTANO (Jean — Baptiste) , architecte, né \ dans le seizième siècle, a Mautoue.

Après avoir fait à Rome une étude particulière des monument, de l'antiquité, et y avoir acquis de profondes counoissances dans la perspective, il retourna a Mantoue. Là le duc Guillarmc III de Gonzague lui confia la direction de tous les édifices publics de ses Etals. Bcrtano en fit élever quelques-uns qui lui firent le plus grand honneur, particulièrement la belle église de Sainte-Barbe , et son clocher décoré de quatre ordres d'arcliitecture ; on y lit une inscription en l'honneur de l'architecte.

Bcrtano , aussi versé dans U théorie que dans la pratique de son art, publia plusieurs ouvrages , entre lesquels on cite une lettre a Martin Bassi {voyei Bassi), sur les disputes qui s'élevèrent au sujet de la cathédrale de Milan, et un autre écrit dans lequel il éclaircit les endroits les plus obscurs de Vitruve.

ionique.

BETON, s. m. On donne ce nom à une sorte de mortier qu'on jette dans les fondations , et qui s'y durcit extrêmement. On en fait de la maçonnerie par encaissement pour les ouvrages dans l'eau , ou qui doivent en contenir, comme puits, bassins, réservoirs.

Cette composition devient plus dure que la pierre, et ne forme qu'une seule niasse. On en fait un grand

| usage a Lyon et dans les pays méridionaux de la France. Belidor recommande particulièrement l'cm-

I ploi de ce mortier dans les fondement des ouvrages hvdrauliques .

Voici , d'après lui , la composition de ce mortier. On forme, sur un terrain bien uni et bien battu, une bordure circulaire, composée de douze parties de pouzzolane, de terrasse de Hollande ou de cendrée de Tournai, sur Laquelle on met six parties de sable bien grené et non terreux répandu également. On

1 remplit l'intérieur du cercle susdit de neuf parties de chaux vive, bien cuite, et concassée avec la masse de

j fer, afin qu'elle s'éteigne plus vite. On v jette ensuite

I de l'eau de mer pour les ouvrages maritimes, et on y

' mêle, comme en faisant le mortier ordinaire, 1a terre qui sert de bordure. Lorsque le tout est bien mêle, ou y jette treize parties de recoupes de pierre et trois de mâchefer concassé , ou , à leur défaut , treize par-

| ties de recoupes et blocailles de pierres ou de cailloux,

dort la de poule. On

Page 1