BUT
-seulement ils faisoient participer ces bustes, par leurs habillemens de deuil ou de fête, à tous les évènemens heureux nu malheureux de leurs familles, mais ils les faisoient porter a leurs funérailles. Plus ces bustes étoient nombreux, plus la mai clie étoit pompeuse et plus la famille attiroit les regards. D'ailleurs, quelques-unes de ers cérémonies étoient liées au culte des dieux mànrs nu domestiques. Ainsi on pourrait croire que, indépendamment du crédit et de la superstition , le gouvernement cherchoit à entretenir ces objets de morale, dans la vue d'adoucir la férocité qui n'est que trop naturelle s, et principalement à ceux qui composent
; fut l'usage où étoient les Romains • placer un grand nombre de bustes dans leurs mail, leurs bibliothèques, leurs bains, leurs jardins, enfin aux deux côtés de leurs portes. Le* blutes pour cette dernière destination étoient ordinairement à deux te tes pour la décoration intérieure et extérieure, et ils étoient posés sur des massifs qui forinoient la porte, laquelle paroissoit ordinairement libre et dégagée de tout bâtiment. Le goût qu'ils avoient pour la sculpture s'etendnit plus loin que leurs villes et que leurs maisons; leurs campagnes étoient, pour ainsi dire, couvertes de dieux Termes, et leurs chemins, de Mercurcs et d'autres dieux tutélaires.
Les bustes en hermès peuvent devenir, comme on le voit , un objet de décoration , tant à l'intérieur qu'a l'extérieur des édifices; nuis cette manière n'a pas encore été jusqu'à présent employée par les modernes.
On ne connolt que trois méthodes usitées dans l'application qu'ils ont faite des bustes à cet objet.
La première est de placer les bustes sur des gaines, espèce de support qui tire son origine des termes, mais qui , sans l'union essentielle avec le buste , telle qu'elle étoit chez les anciens, ne présente plus a l'oeil qu'une forme asse* bizarre, que l'iiabitudc seule peut g« £lérer, puitquc ^ foible y supporte le fort.
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peut ici l'excuser que par les r, comme on l'a dit plus haut , la
qui motivèrent ,
ou hennés.
La seconde manière est d'employer les 1 support des bustes ; alors ils sont adossés aux murs. On retrouve ce genre de décoration assez fréquemment en Italie , et dans plusieurs anciens palais de France : Sceaux , Chantilly , Versailles , Fontainebleau, nous offrent des exemples de cette espèce. Le buste alors n'est regardé que comme objet d'ornement , puisque la liauteur a laquelle il est élevé empêche souvent d'en distinguer les traits; aussi sont-cc - la plupart des bustes
pour la idéales.
On place aussi les bustes dans des niches rondes ou ovales, proportionnées à leur grandeur; telles sont les uiches pratiquées dans le Panthéon , qui contenoient les efligies de Haphaël et de Carrachc et de plusieurs autres grands hommes. Le support immédiat «les bustes modernes est ce qu'on appelle le piédouclie ( voyez ce mot) , dont il ne paroît pas qu'on ait jamais retrouvé la forme chez les anciens.
Bl'STUM. Etoit l'endroit du Champ -de -Mars dans lequel ou brûla le corps d'Auguste, et dans la suite ceux de plusieurs empereurs et princes. Strabou dit qu'il étoit placé au milieu du Champ-de-Mars, qu'il étoit Cil de pierre franche, qu'une grille l'entourait , rt qu'il étoit planté d'arbres. {Forez
LsTIU.NLM.)
BUTTÉE, s. f. Il paroît que ce mot vient de butte , qui signifie une élévation de terre, un mon-
U ne butte étant ordinairement pyramidale , cette forme , qui est la plus solide , a fait donner le nom de buttée à tontes les parties «l'un édifice qui ont un effort latéral à soutenir. Ainsi, dans toute sorte de construction , il se fait deux genres d'efforts : l'un vertical ou d'aplomb , qui exige des fondemens soudes, et l'autre latéral, auquel il faut opposer des buttées suffisantes. Ln édifice quelconque en bois on en pierre, voûté ou non voûté, est capable d'éprouver des efforts latéraux ; un massif même a besoin d'être fortifié par un talus.
On forme des buttées avec des massifs de maçonnerie , des contreforts, des arcs ou piliers butlâns , des talus, des chaînes de fer, etc. {Koy et ces mots.)
Les étaiemens sont des buttées provisionnelles, qu'on est souvent obligé d'opposer aux efforts latéraux d'un édifice qui menace ruine.
Un édifice construit «Ion toutes les règles de l'art, qui n'auroit ni voûtes ni antres constructions capables de produire des efforts latéraux, peut encore avoir quelquefois besoin de buttée pour obvier au tassement inégal du sol , des matériaux et des constructions. En général , le moindre déplacement du centre de gravité d'un édifice,