‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 89 sur 258 · DE LA DECORATION DES CAISSONS · texte numérisé non relu

DE LA DECORATION DES CAISSONS

Les ornemen» que la sculpture fait entrer dan» la décoration des caissons sont très- variés : le goût de l'architecte décide seul de leur choix, et ce choix doit dé|>endre du caractère des plafonds et de celui de l'édifice auxquels ils servent de couverture. La partie des caissons susceptible d'ornemens est d'abord celle du fond , qui se remplit ordinairement d'une rosace, capta de fleuron affecté particulièrement à cet objet , et auquel la sculpture donne des formes trèsdifférentes. (fuyez Kose et Rosace.) On observera que la rosace doit être proportionnée a la largeur du caisson, et ne jamais excéder en saillie la hauteur du renfoncement. Dans les caissons antiques, elle est toujours inférieure en hauteur au niveau des «olives. Ce milieu des caissons reçoit encore d'autres ornemen» : il n'est pas rare , surtout dans l'aralicsquc, de le voir occupé par de petites figuret; et dans plusieurs moiiumens antiques, surtout à l'almyrc, ce milieu est rempli par des bustes. On voit un caisson de cette sorte, en marbre, parmi les antique» du Muséum au leurre ; il est circulaire , et semble avoir servi de milieu aux compartimens d'un plafond. Au IMut, le fond des caissons |>eut recevoir, sans aucune disconvenance, des attributs de toute espèce, des figures allégoriques , des mascarons, des jntères, enfin tous les objets dont se compose l'art de l'ornement, et dont le choix fait avec intelligence |x>urra servir à caractériser les édifices.

L'on admet des ornrmens en sculpture, soit aux anglesdesplatcs-liandcsou solives, soit aux angles des degrés qui forment le renfoncement des caissons. Ces ornrmens doivent être légers; ils détachent les degrés les uns des autres, et ne doivent produire que de la variété, sans introduire de la confusion. Des oves, des rais de cœur, des feuilles d'eau , suffiront à cet effet.

Les plates-bande» ou les solive» qui servent d'encadrement aux caissons, sont aussi susceptibles d'être ornées par la sculpture. Il devient inutile d'avertir que cette partie des plafonds est celle qui demande le plus de réserve et de sobriété. Le propre de l'ornement , en sculpture surtout , est d'affoiblir, d'atténuer les parties sur lesquelles il se trouve, comme aussi de déguiser le» membres essentiels de la construction, et d'en faire disparaître le» type» caractéristiques : or, on conçoit sans peine que le vide formé par la rencontre des solides offre à l'ornement un champ où il peut s'exercer en toute liberté sans blesser aucune et déployer ses

aucune des formes constitutive» de la solidité dans les plafonds. Il n'en est pas de même des solives , dont l'ornement doit respecter l'intégrité ; autrement le plafond ne pan titra plus un composé de solives, mais une composition de découpures. C'est bien ce que nous représentent quelques-uns des plafonds de Palj myre , où l'architecture semble avoir réuni, sous l'ap-

Page 1