‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 98 sur 258 · CEN · texte numérisé non relu

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trois fois son amc ou ses mânes pour en venir prendre possession.

I n pareil monument, et les cérémonies qui en accompagnoient l'érection , sont bien décrits par Y irgile dans ces vers:

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Les citoyens qui avoient péri dans un naufrage, dans une bataille, dans une contrée lointaine, étoient l'objet ordinaire de ces simulacres de funérailles. On voit dans Xënophon les Grecs élever un cénotaphe | à ceux de leurs camarades qui avoient j)éi i dans l'expédition des dix-mille cl dont on n'avoit pu enterrer les corps.

R ien ne donne à croire que la forme des cénotaphes aurait différé de celle des tombeaux ordinaires, à moins qu'on ne regarde le monument honorifique de Thrasillns, ainsi que celui de Pbilopapus, a Athènes, comme des tombeaux dans lesquels on auroit cherché a suppléer par l'effigie du héros à l'absence de sa dépouille. Mais il n'y a rien de moins certain que la nature des deux monumciis qu'on vient de citer; et rien n'est plus probable que la parfaite conformité entre les tombeaux et ces représentations de tombeaux qu'on appeloit cénotaphes. (V ayez TombeaI'.)

Dans les usages modernes, on donne le même nom à certaines représentations funéraires qu'on introduit dans les églises pour la cérémonie qu'on apjielle servi,c; mais on le donne surtout .1 1 vs iléooratîou somptueuses qui font le principal ornement des catafalques, et qui se placent au milieu de l'cuceinte destinée a la pompe funèbre. {Voyez CATArALocE.)

C'est sans doute de ces représentations postiches qu'on élève dans ces cérémonies lugubres, et auxquelles on adapte toutes sortes de symboles, de figures allégoriques, et l'effigie du défunt, qu'est né l'usage et le genre de nos mausolées, qui ne sont dans le fait que de véritables cénotaphes. {Voyez Maisolée.)

Ou doit en dire autant de tous les sarcophages qui entrent dans leur composition ; de ceux qui ne sont que fictifs , comme de ceux qui ont toute l'apparence et U réalité qu'on peut y désirer. Il est très-rare que le corps soit placé dans le cercueil apparent, et plusieurs de ces urnes sépulcrales sont conformées de manière a ne pouvoir même sur ce point laisser de doute. (Voyez Sabcophaoe )

CENTRAL , ad]. Se dit de tout Ce qui a rapport à un centre. Ainsi on dit, un point central, pour exprimer un point auquel aboutissent , comme à un centre, plusieurs lignes, plusieurs forces , plusieurs parties d'un ouvrage ou d'un édifice quelconque. (Voyez Coi bbe , Force et ErroBT.)

I CENTRE, s. m. On désigne généralement par

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