CER
ce mot un poiut que l'on conçoit placé au milieu «l'un corps, d'une surface, d'une ligne, d'un espace, ou d'un objet quelconque.
On indique ordinairement les significations particulière» du mot centre par un autre mot qu'on v joint, afin de fixer l'acception sous laquelle ou le prend , comme lorsqu'on dit , centre de volume , centre de gravité Le centre de volume est un point que l'on conçoit placé précisément au milieu de la masse d'un corps , et à une égale distance de ses extrémités. Dans les corps composés de parties homogènes, Je centre de volume est le même que celui de gravité.
Cestbe de gravité. Tous les corps pesans tendent à tomber selon une ligne verticale qui passe par leur centre de gravité. Cette ligne étant partout perpendiculaire à l'horizon , il en résulte qu'elles tendent toutes au centre de la terre.
La propriété du centre de gravité est telle, que, de quelque manière qu'un corps soit posé , si on imagine an plan vertical passant par ce point, il divisera toujours le corps en deux parties également pesantes qui se feront équilibre; de manière que si l'on conçoit un fil horizontal , très-fort et bien tendu, placé dans la direction de ce plan , il soutiendra le corps en équilibre. Cette propriété fournit un moven simple et facile pour déterminer le centre de gravité d'un corps d'une grandeur médiocre : il faudra le placer sur un fil bien tendu , ou sur l'arête d'un prisme triangulaire ; quand on aura trouve la position où il se tient en équilibre , on tracera une ligne a l'endroit où passait, soit le (il, soit l'arête du prisme; on changera ensuite la position du corps, pour trouver, par le même moyen, une seconde ligne d'équilibre qui croise la première. L'inlersection de ces deux lignes donnera la position d'un des points de la verticale qui passeroit par le centre de grcu-ité.
Après avoir fait cette opération , si l'on place le corps sur la pointe d'un style, de manière qu'elle réponde précisément à l'intersection des deux lignes, il se soutiendra en équilibre sur cette pointe, quelle que soit sa figure. D'où il résulte que pour qu'un corps quelconque soit en repos, il suffit que son centre de gravité soit soutenu. C'est pour cette raison, que dans l'application des principes de mécanique, il y a des circonstances où l'on peut faire abstraction de la figure des corps-, surtout lorsqu'ils n'agissent que par leur poids , en supposant toute la pesanteur réunie au centre de gravité. On peut même quelquefois substituer une puissance à un poids , ou un poids à une puissance, pour simplifier les opérations.
CÉRAMIQUE. C'étoit un des quartiers les plus beaux d'Athènes. Pausanias dit qu'il tiroit son nom
de Céramuj, un des héros des temps antiques, et fils, â jce que l'on prétendoit, de Bacchus et d'Ariane.
connoit le foible ordinaire des Grecs et cet vanité qui leur faisoit donner à tout d'illtu-
CER 33, 1res origines. Pline, au contraire, prétend que ce lieu fut nommé Céramique, parce que Chalcostenès , ouvrier fameux en ouvrages et statues de terre, avoit son atelier en cet endroit. Il est donc plus vraisemblable que ce quartier d'Athènes étoit ainsi appelé parce qu'on y avoit fait de la tuile. C'est ainsi qu'à Paris, le palais et le jardin des Tuileries tirent leur nom de fabriques de tuiles qui jadis occupoient cet emplacement.
Ilésychius et Suidas prétendent qu'il y avoit à Athènes deux quartiers de ce nom, l'un dans la ville, et l'autre dehors. Le Céramique de la ville étoit le lieu où l'on faisoit aux frais du peuple les funérailles et les oraisons funèbres de ceux qui avoient péri dans la guerre. On élevoit sur leurs tombeaux des c où l'on gravoit leurs noms , le lieu de leur leurs épitaphes. (fo/ej Cénotaphe.)
CERCE ou CERCHE, s. f. Davilcr fait mot de l'italien cen/iio, qui siguilie cercle.
Les apparcillcurs apparient erree une courbe tracée par plusieurs points avec une règle pliante. On donne le nom de cerce rallongée à une courbe qu'on dévelop|ie d'après une ligne projeté sur l'épure, qui ne |>eut la représenter qu'en raccourci.
Dans la projection d'une voûte d'arête , dont le plan est un carré long, si on forme le ceintre primitif sur le grand coté, celui du petit coté sera formé par une errt e raccourcie, et celui des arêtes en diagonale par des ecrers rallongécs.
Ccrcc signifie encore le modèle d'une courbe fait avec une planche chantournée, dont les ouvriers se servent pour tracer sur la pierre , sur le liois et d'autres matières, les courbes qu'il seroit difficile de tracer i
CERCLE de fer , s. m. On appelle ainsi un lien ou une ceinture circulaire qu'on met au bout d'une pièce de bois, pour empêcher qu'elle éclate, ou bien a des colonnes lorsqu'elles sont cassées, et lorsqu'elles sont posées eu délit, comme on eu voit à quelques piliers ronds de l'église de Notre-Dame, à Mantes.
Selon Scamozzi, l'origine des tores, profils ou moulures qu'on voit aux bases des colonnes, ainsi qu'a leurs chapiteaux , est due aux cercles de fer dont on cnlouroit la tête et le pied des pièces de bois qui furent l'origine et le modèle de la colonnc- ( V >yez au mot Base ce qu'on doit penser de cette conjecture. )
Les cercles de fer ont été mis en usage d'une manière très- remarquable dans l'architecture, et dans le monument le plus maguifique de l'Europe. Je parle de la coupole de Saint-Pierre, à Rome.
On sait que dans l'avant-dernier siècle il se fit une lézarde assez considérable dans toute la longueur de cette coupole. Les jaloux et les ennemis de fiernin ne manquèrent pas d'en imputer la cause aux tribunes que cet architecte avoit pratiquées dans les