CHIEN DU COMMISSAIRE
Secrétaire de commissaire de police. — « Une table couverte d’un vieux tapis vert où écrivait le chien du commissaire.» (Alph. Daudet.)
CHIEN DE COUR, CHIEN DE COLLÈGE : Maître d’études. — « Il y a un sous-principal que les écoliers appellent chien de cour , parce que, semblable aux chiens de bergers, son emploi est de contenir la gent scolastique dans une grande cour, jusqu’au rao-
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ment de l’ouverture des classes. » (Mercier, 1783.)
CHIEN DE FAÏENCE (en) Aussi raide et immobile que ces chiens de faïence employés jadis pour la décoration des édifices.
— « Je fus ébloui et je restai comme un chien de faïence à la contempler. » (Villemessant.)
CHIEN NOYÉ : Morceau de sucre trempé dans du café noir.
— Plus petit et moins trempé, c’est un canard.
CHIEN DANS LE VENTRE (avoir du) : Être de force à tout supporter.
CHIEN (piquer un) : Dormir pendant la journée. Allusion à la facilité avec laquelle le chien s’endort dès qu’il est au repos.
On trouve dans Rabelais un exemple de dormir en chien.
Sur l’étude passons. Il n’est qu’un seul
moyen.
De la bien employer, c’est de piquer
son chien.
(. Souvenirs de Saint-Cyr.)
CHIENDENT (voilà le) : Là est la difficulté. — On sait qu’il est difficile d’arracher le chiendent, dont lesracines longueset noueuses sont fort entrelacées. Usité en 1808. — « Et c’est là le chiendent. » (Désaugiers.)
CHIENLIT (gueuler à la) : Ap peler au secours, à la garde. « La porte s’ouvre, une femme paraît et elle gueule à la chienlit. »
(Beauvillier.)
CHIENNERIE : Avarice, ladrerie.
CHIENNERIE : Luxure, passion bestiale. On dit dans le mê¬
me sens vacherie. — « Oh! la belle chiennerie ! Il ravale toutes les femmes au niveau des prostituées. » (Mismer.)