VIII INTRODUCTION
coltiger pour colleter^ valtreuse pour valise^ insolpé pour fit* soient^ encible pour ensemble^ gaïuché pour galonné^ balu^ chon pour ballot.,,
. Les uns afiTectionnent la désinence ar ou mar : guichemar (guichetier), épicemar (épicier), arp^^ar (arpagon)...
Les autres tiennent pour mont, et disent gilmont (gilet), hriqmont (briquet), cabermont (cabaret), promont (procès), paquemont (paquet)...
Ceux-là sont pour anche : boutanche (boutique) , préfec^ tanche (préfecture).
Ceux-ci, pour in : madrin (madré), paquecin (paquet), burlin (bureau), orphelin (orfèvre)...
L*o est très en faveur : icigo (ici), Versigo (Versailles), Pélago (Pélagie), sergo (sergent de ville), tringlo (soldat du train), moblo (mobile), invalo (invalide), excuso (excusez), labago (là-bas).
Demi'Stroc (demi-setier), vioque (vieux), pasfi^uer (passer), ramastiquer (ramasser), sepère (soi), méfier es (moi), Amélie (Rouen), Canelle (Caen), offrent d'autres variétés de désinences.
Rococo (rocaille) est un des rares exemples à citer en dehors du peuple.
Quelquefois on dénature aussi la première syllabe, en ne laissant subsister de l'ancien mot que les consonnes initiales. Exemples : trèfle (trou), trèpe (troupe), la Mine (le Mans), Brut us (Bretagne), mais c'est exceptionnel.
N'oublions pas les chercheurs de combinaisons qui soumettent leur parler à un procédé de déformation uniforme.
Ainsi prenons l'adjectif bon: ceux qui parlent en lem disent ion ^«m; ceux qui parlent en itic/i disent lonbuch; ceux qui parlent javanais diront bavon; ceux qui parlent en loque diront lonboque; ceux qui parlent en dunon diront nondubon. Les finales conventionnelles dun^ mar^ aille^ orgue, sigue^ ciergue^ offrent encore des combinaisons de même famille. Et ainsi de suite pour tous les mots possibles. On peut varier et multiplier à l'infini.
Mais ces modifications qui vous rendent inintelligible pour