INTRODUCTION. VII
^on ; le chiendent symbolise la difficulté ; le cœur d^artichaut, rinconstance ; les pruneaux sont la mitraille ; les noyaux^ Pargent; la pelure est Thabit ; la coloquinte^ une tête énorme; le cornichon, le melon^ le cantaloup désignent un niais d'air biscornu, à dehors épais. L'homme sans consistance est une fenasse; le prête-nom, un homme de paille. Le dédaigneux fait sa poire. Le chou entre dans la composition de six mots d'acception différente. On sait ce que veulent di'^e tirer une carotte et donner une giroflée à plusieurs feuilles.
Des navets! des nèflest jouent un grand rôle dans les refus.
Mon trognon est amical. Aux pommes! aux petits oignons! aux truffes ! ïouvmsstïïl trois superlatifs aux gens satisfaits. — Enfin il y z fagots et fagots^ et la fashion a sa fleur des pois.
Les analogies prises dans le monde matériel s'attaquent à tout indistinctement. Elles font d'une capsule ou d'un tuyau de poêle votre chapeau ; des pincettes^ vos jambes ; d'une salière^ votre creux d'épaule ; d'une fourchette^ votre main ; d'une anse de panier^ votre bras. La pioche est le travail ; la scie, une mystification ; le raisiné^ du sang ; la dragée, une balle. Avec tout ce qu'on a demandé de comparaisons à la musique, on pourrait composer un grand orchestre : musette, guimbarde, flageolet, trompette, tam^ bour, cornet, guitare, harpe, flûte, sifflet, grosse caisse. Cela ne semble-t-il pas complet? Dans cet ordre de choses -là, on peut aller encore bien loin. Seulem n , prenez garde aux" tuiles en sortant, et méfiez-vous des ficelles/