‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 108 sur 169 · U , HT · texte numérisé non relu

U , HT

Acnodici, jeune Athénienne, qui te livra à la médecine , dont l'étude étoit interdite h ton aeae , et , par tet talent, fit abroger la loi qui défendoit auxéemmet de cultiver cet art , quelquefoii utile. I , 34t-

Acxicola, (ouveraeur de (ébatte en Arménie , en $o8, août l'empire de Licinius. III ,43.

AcRirra, Romain de la familla d’^ujfutu, une det victimes de la défiance de Tibire, I, 363.

AcRirriNi,peiite-nlle i’ Auguste, mère de Néron , et digne de l'étre. Après deux mariages, elle épousa Claude, dont l’indolence alloit jutuu'à la stupidité. Elle voulut assurer l’empire b , ton Clt; et comme ou lui diaoit que Néron puurroii bien loi donner la snort on jour : «Qu’importe, répondit-elle , pourvu qu’il tè|uc?>i 11 régna en cffet.yéenppinrrmpoiioooa ion époux , et fit proclamer Néron empereur. Ce ^u’on lui ayoit prédit ne larda point a arriver. Le nouveau Cétar se latta devoir tou tel’ autorité entre lea mains de ta mère; il oublia ses services, fut insensible b ses careases,et la ht massacrer l'an Syde J. C. Le centurion chargé de lui donner la mort,I’aTaut frappée à la tête : « Frappe plutôt mon sein, lui U cria-t-elleen le découvrant ;punit- » le d’avoir porté un monstre telqna n Néron. » Elle méritoit une telle mort , mais ton Alt ne devoir pat l’ordonner. Il la vint voir au moment où elle exfiroit, et parcourant desyeuxlctdilfereiitetparties de ton cadavre étendu , sanglant et dépouillé: « Je ne croyoit pat, dil-il,

» qu’elle eAt tant debeauté.)s..dÿrippitu avoitde l’esprit, de la pénétration , et autant de talent que d’attraits ; mais elle abusa de ces dont de la nature, pour servir son ambition, et suivre avec sécurité tout tes peiichans dépravés. Elle établit une colonie à Urbium sur le Rhin, lieu de sa naissance, et eet'e ville qu’elle appela Colcnia Agrippina , subsiste encore aujourd’hui tous le nom de Cologne.l, 370, 371.

Aguirrc (M. d’), brave ofiieier frau* çait, chargé de l'attaque de l’Ile d« Sainte - Marguerite par le comte d'Hareouit \ , 163.

AGül$siAu(y/anr;-f ruii^oii d*), né à Limogrsen 1668, fit voir dès ta plus tendre jeunesse, le germe précieux des rares talent qu’il développa ensuite avec tant de succès, et en tant de grnret. Sr.n génie étoit propre à tout La législation, la jurisprudence , les belles-lettres , l’éloquence, toutes les sciences humaines lut furent également familières , et sa vaste érudition fut consacrée tout# entière au bonheur de tet compatriotes; car il ne vouloir être savant que pour eux.ll est le seul de nos juritconsultet qui ait bien connu l’esprit de nos lois, le seul qui pouvoir les adapterhuos besoins; le seul qui efit pu créer celles qui nous manquent , et réformer celles qui nous légiasent. Jamais on ne le vit demander aucune charge;!! n’eut mêir.o jamais le déair d'en posséder aucune; mais les honoeurt vinrent le chercher ; et son mérite les appela malgré lai. Il fut d’abord avocat-général duparleineut de Paris en >6yi , puis procureur-général en 1700 , et enfin chancelier de France 17 ans après.

Celte dignité tuprêma l’exposa à bien des orages, qu’il tupperla tou-

J'oura avec constance, parce qu’il no et méritoit pat. 11 s’en consoloih dans ta terre de Fretoc,ente livrant aux travaux innocens de l’agriculture ; et les jours de set exils furent Cl ux qu'il appeloit les bei.ux jours de sa vie. Ce grand homme mourut en I76r , à l'age de 83 aut. On a déjfi publié plusieurs volumes dé la collectirur de tes (Euvrea , qui doivent tenir le premier rang dans la bibliothèque très juritconsultes et des orateurs. Il , Séi. 111 , 333- Ahmkp, Iris d'iahia, uatifde Damas fut consacré à Dieu par son père et ta II ère, et sc livra au service du temple de la Mecque. Après 34 ans d’abaence , il voulut revoir ses parons , frappa à leur porto , et n’en fut pat reçu. Cette histoire n’est peut-ctie qu’une allégorie musuimaue, qui tend à enseigner qu’ou no doit rien attendre de ta famille, quand on se livre à Dieu pour ne plut rien faire pour elle: nous u’avont droit à la recotmoistance delasociété , que quand nous lui rendons ce qa’elle nous donne. UI , ié.

Al Aiîi-BlAWCRARD,citoyende Rnncn, l’uue dcA trois rictimes qu'exigea Henri F’, roi d’Angleterre, lorsqu’il prit cette ville en I4>9' I ,

Alain-Charti£R , littérateur français , écrivit mieux en prose qu’en vers, et fut seerdi aire de CA jrlcs VI

et de Charles Vil, rois de France; mais le baiser que luidonna A/urguerite d'Ecosse , première femme de Louis XI, l’a plus immercalisé que set ouvrages, qui ont été publiés en 1617(111-4.'’, Paris). Il fut nommé ie pire de Pilo^uence Jranaise;f mais l’eloquence de son tempsécorcheroit Ica oreilles et fatigueroit l’esprit dans le nôtre. Il mourut vers l4Sb. l,34é.

Alamondare, ou Monder, roi d’une partie des Sarasins , fit des courses dans la Syrie et la Palestine enSap, et persécutâtes solitaires oui se sauctifioient dans les déserts de ces contrées , ainsi que les Chrétiens qui babituiant ses états ; mais touché ensuite de leurs vertus et de la solidité de leur doctrine , il voulut devenir leur frère. Il sut distinguer les vrais peincipes du christianisme,des absurdités qu’y mèloient les hérétiques de son temps ; et ce choix u’en n'avoit pas lieu d’attendre 'un guerrier , prouve qu’il avoit autant de sagacité que de courage.

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