PHILOSOPHIE
1 . Xje nombre des philosophes , ou plutôt des sophis- . tes, s’étoit tellement augmenté dans la Grèce, et surtout à Athènes , du temps du poète Aristarque , qu’ii s'écrioit quelquefois : « Nos pères ne comptoient « autrefois que sept sages ; mais que les siècles ont « changé ! A peine compteroit-on i présent sept hom- « mes qui ne se décorent point de ce beau nom. »
2. Eudamidas , roi de Lacédémone , entendant le '\\tVLxXénoerate disputer dans l’académie, à Athènes, demanda : « Quel est donc ce vieillard ? — C’est un « homme sage et du nombre de ceux qui cherchent « la vertu. — Oh ! s’il la cherche encore , quand « veut-il en faire usage ? »
3. On demandoit au philosophe Cléanthe pourquoi , parmi les anciens qui ne connoissoient pas la philosophie , l’on voyoit plus de grands hommes que de son temps. « C’est qii’alors , répondit-il , on étoit bon réel- i « lement; au lieu qu’au jourd’hui on«e contente de
V prouver comment on doit l’étre. »