‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 16 sur 169 · PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIE

1 . Xje nombre des philosophes , ou plutôt des sophis- . tes, s’étoit tellement augmenté dans la Grèce, et surtout à Athènes , du temps du poète Aristarque , qu’ii s'écrioit quelquefois : « Nos pères ne comptoient « autrefois que sept sages ; mais que les siècles ont « changé ! A peine compteroit-on i présent sept hom- « mes qui ne se décorent point de ce beau nom. »

2. Eudamidas , roi de Lacédémone , entendant le '\\tVLxXénoerate disputer dans l’académie, à Athènes, demanda : « Quel est donc ce vieillard ? — C’est un « homme sage et du nombre de ceux qui cherchent « la vertu. — Oh ! s’il la cherche encore , quand « veut-il en faire usage ? »

3. On demandoit au philosophe Cléanthe pourquoi , parmi les anciens qui ne connoissoient pas la philosophie , l’on voyoit plus de grands hommes que de son temps. « C’est qii’alors , répondit-il , on étoit bon réel- i « lement; au lieu qu’au jourd’hui on«e contente de

V prouver comment on doit l’étre. »

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