‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 21 sur 169 · POLITESSE · texte numérisé non relu

POLITESSE

j.Ije chevalier William Gooël» , Anglais, gouverneur de Virginie , causant avec un négociant dans une rue de Williamsbourg , vit passer un nègre qui le salua, et aussitôt il lui rendit le salut. « Comment, « dit le négociant , voti’e excellence s’abaisse jusqu’à « saluer un esclave ? — Sans doute , répondit le gou- « vemeur; je serois bien fâché qu’un esclave se mon-^ « trât plus honnête que moi. »

2. L’empereur Adrien mettoit toujours de la politesse dans ses discours , même en parlant à des gens d'une condition vile , et détestoit ceux qui , sous pré-! texte qu’un pripce ne doit jamais déroger à la majesté de son rang , lui faisoient une espèce de crime du plaisir qu’il goûloit à donner ces marquesd’humanité,

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