‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 22 sur 169 · Le fameux étant près de mourir, fut prié · texte numérisé non relu

Le fameux étant près de mourir, fut prié

par ses disciples de se nommer. un successeur. TÀéopAr<l.v/«deLesbos,etAIt/«éfZè/ncdeRhodes,prétendoienl tous deux à cet honneur. Aristote se fit apporter deux liouleilles, rune de vin de Rhodes, l’autre devindeLes- Los. H goûta d’abord le premier vin , et en fut très-content : il passa ensuite auvindeLesbos;et,lorsqu’ilen eut })u : « Ces deux vins, dit-il , sont très-bons , sans doute { « celui deLesbos me paroît cependant plus agréable. R Il vouloit,par cet ingénieux trait de politesse, donner honnêtement la préférence à Théophraste. '

4. C’étoitdutempsde é’Aar/emagjie,unesorlede politesse chrétienne et d'usage, de demander le pain béni aux évêques. 6Vm/7errayant demandé à Tuiles prélats

l»OLlTIQUl!;. S7

de sa cour,He pontife bénit un pain, le coupa , en retint un morceau , et donna l'autre à l’ompeiour. Le monarque , clioqu^de la j^ossiérelé de son procédé, lui dit : « Gardez lout; votis avez précisément retenu « le morceau que je voulois. »

5. Après l’entrevue d’Aigues-Mortes , en i538 , François 1 alla visiter renjpereur Charles-Quint sur sa galère , et lui dit : « Mon fière , vous me voyez • « une seconde fois votre prisonnier, — JN'on , mon frère, « répondit aussitôt l’empereur , je ne vous ai jamais « eu prisoimier que dans mon cœur , qui est tout à « vous , avec autant de sincéi’ilé que je voudrois que « le vôtre fût à moi. Civilité, Savoik-Vi vue.

Ton ( bon ) , Lrbamté.

I. iVpRÈs avoir subjugué Babylone et l’Assyrie, Cyrus , devenu maître des vastes provinces de l’Asie, voyoit àses pieds des nations puissantes etbelliqueuses. Abandonnant désormais le désir des conquêtes , il nè songea plus qu’à diriger au même but , par une sagç politique , toutes les parties de ce corps immense dont il ctoit l’ame et le modérateur. Seul, il n’eût pu soutenir le fardeau du commandement ; il cnmmcnca dune par choisir des ministres sages , capables de concourir avec zèle au bien public, dignes de partager avec lui les devoirs pénibles de la royauté. Chacun avoit son district, et son objet particulier, dont il rendoit compte à celui qui étoit au-dessus de lui ; et celui-là à un troisième, et ainsi de tous les autres , jusqu’à ce que par ces différens degrés , la vérité confiée à des bouches intègres, parvînt .au pied du trône. Il évitoit avec soin de déférer à un seulhoinme un pouvoir absolu , sachant qu’un priaccs$ repentira bientôt d’avoir élevé cet homme unique , s’ij consent qu’il ifbaisse tous les autres, il établit un ordre merveilleux pour la guerre, pour les fmaiiccs, pour la police. Il avoit dans toutes les provinces des personnes d’une probité reconnue , qui lui rendoienl compte de

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tout ce qui s’y passoit. Il cloit attentif à honorer, à ré-

eonipensertoiisceuxqnisedislinf'noientparleurmérile,

et qui exrelloient en quelque genr^qne ee fût. Il préféroit infiniment la clémence an roura<jc guerrier , parce que le dernier en traîne souvent la ruine et la désolation • des peuples, au lieu que l’autre esttoujourshienfaisante et salutaire. Il savoitque les lois peuvent heancoup contribuer aux réglemens des meeurs; mais , selon lui , le prince devoit être, par son exemple, une loi vivante; et ^ il ne eroyoit pas qu’il fût digne de commander aux autres , s’il n’avoit plus de lumières etplus de vertu que ses sujets. 11 ctoit aussi persuadé que le moyen le plus sûr de s’attirer le respect des grands de sa cour, et de tous ceux qui l’approchoienl , étoit de leur en porter assez de son côté , pour ne vouloir jamais , en leur présence , rien faire ni rien dire qui fût contraire aux règles de I honrtôteté et dé la pudeur.

2. Les revenus des rois de Perse consistoient on en ’ levées de deniers imposés sur les peuples, ou en fourniture de plusieurs choses en nature, comme grains, provisions , fourrages et autres denrées, chevaux, chanieaux , comme aussi de ce qu’il y avoit de plus rare en chaque province. 5'?rf7Ôon remarque qiielcsatraped’Arniénie envoyoit régulièrement tons les ans au roi de Perse \ùngt mille poulins. On peut juger du reste û proportion. Les trihiits n’étoient imposés que sur les nations conquises; car les sujets naturels, c’est-à-dire, les Persans , étoient exempts de toute imposition. Ce ne fut même que sous Darius que cet usage fut introduit , et que l’on détermina les sommes que chaque province devoit payer tous les ans. Elles montoient à peu près à quarante-quatre millions.

JjCs contributions qnisefaisoient en nature, avoient pour objet l’entretien de la table du prince et de sa maison, et la subsistance dcsarmées.Lessixvingts satrapies on provinces de la Perse, fournissoientchacnnesa qnotepartelsa taxe. Il yavoit aussi certains cantons assignés pour rentretien de la toilette et de la garde-robe de la reine , l’un pour sa ceinture , l’antre pour son voile, et ainsi du reste; et ces cantons étoient d’une fort grande

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