RÉSOLUTION
1. Sylla voyant ses trottes qui fuyoient dans nn combat qu’il donna près d’Orchomène , met pied à terre , arrache un diapqpu des mains d’un soldat qui fuyoit , et marche à l’ennemi , en s’écriant : « C’est <ï ici , c’est ici qu’il m’est glorieux de mourir pour
« VOI7S : SI Ion vous demande jamais on miel lieu « vous avez abandonné voire général, souHiTez-vons « de repondre rpie e'est i, Ordiornène. » Ces paroles
T" Jes enlendem. lls^se ralent ils comLaUent de nouveau; ifs triomphent.
qnelquefo.s arrivé à de grands capitaines de s Oter tout espoir de retraite jioiir animer le soldat a vaincre ou À penr. Le prince Maurice, A h bataille d , JNienport, fit ccarter ses vaisseaux qui auroient nu servir de retraite ü ses troupes ; et les menant
™ vous avez derrière
^ous ]\ieuport , qui est aux ennemis ; la mer à
tete, il ne vous reste qu’un chemin, c’est de passer «sur leur ventre ; >> et, par eette koVq.mEër sihon, .1 ga^a une bataille, qui fiit la cause du salut de la république pour laquelle il combattoit.
Les noftes deTurquieel de France assié-eoientde concert la ville de Nice, il y a plus de deux siècles. gentilhomme savoyard, qm y commandoit, répondit à la première sommation qu’on lui fit de livrer if place « que 1 on s-eloit fort mal adressé ; que de son nom il « s appeloit uflonz-Iforf; qu’en ses armes il portoit des «/>«/./ que sa devise étoit : li me /aut rem^TS aue « pour ces considérations, il ne falloit attendre de lui « qu une vigoureuse défense. » Il tint parole, et força / yr* m » ■'•I^^ndonner lm,r entrepHs^
la th mérite ^et de
Wnë t ”’T ^ commandoit dans une bonne place ou les ennemis se disposèrent à l’assié'mr Jl avoil coup< la pivière ,„i , p„^aaoit ; et l.ieS'’£ ennemis qui parurent et qui se campèrent sur les bords de cette rivière eurent épuisé le. peu d’eau miS laisse la coupure. Leur général fut réduit à envoyer un rompelte aucommandant de la place, pour leprSde lui donner de l’eau. Il répondit qu’on Vi en dënTa„
Jent vm de Champagne , il lut en ofïi-oit. Le «^éuéraï prit cette réponse pour une raillerie. Il renvoya îc trompette pour dire au commandant que s’il ne lui
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donnoit de l’eau , il brûleroit tonte la ville avec ses Lombes , et qu’après le siège il achèvcroit de brûler ce que les boni hes anroient épargné ; qu’il ineltroit enfin le l’eu par-tout. « Diles-lui , repartit le'coinniandant,
« qu’il n’y pense pas , et que lorsqu’il me menace d)i « feu , il m’avertit de garder l’eau pour l’éteindre. »
5. Jean Oi/ûou ayant été élu maire, capitaine et gouverneur de la Rochelle, pendant que Lowi\îA'7/7formoit le siège de cette ville rebelle, assembla les habitans, prit un poignard , et leur dit : «Je serai maire, puisque « vous le voulez^bsolumcnt , mais à condition qu’il « me sera ])crims d’enfoncer c% poignard dans le sein « du premier qui parlera de se rendre. Je consens « qu’on en use de meme envers moi , dès que je pro- « poserai de capituler; et je demande que ce poignard « demeure tout exprès sur la table de la chambre oû « nous nous assemblons dans la maison-dc-ville. » La famine ayant réduit la Rochelle à la plus affreuse désolation, le niaire vit une personne exténuée par la faim: « Elle n’a plus qu’un souille de vie , lui dit quelqu'un. « — Qw’y a-t-il d’étonnant.^ répondit-il. 11 faudra bien « que nous en venions Là , vous et moi , si nous ne « sommes secourus. — Mais , ajouta un autre , la « faim emporte tant de monde , que Bientôt nous « n’aurons plus d’habitans. — Eh bien! reprit le maire, « il suffit qu’il en reste un pour fermer les portes. »
6. PélopiJas , ce Thébain fameux, qui, après avoir rendu la liberté à sa patiie , l’éleva au comble de la gloire , marchoit à la tête de son armée. Un soldat ayant aperçu les Lacédémoniens qui approchoient , courut lui dire : « Ah ! seigneur , nous sommes tom- « bés entre les mains des ennemis. — Lâche , ré- « pondit aussitôt le général , dis plutôt qu’ils sont tom- « bés entre les nôties. » Aussitôt il donne le signal, n\arche aux Spartiates , les attaque , les combat , les défait , et remporte la victoire de TégyTC, fameuse , pai’ce que ce fut la première action où les Lacédémoniens furent battus avec l’avantage du nombre.
7. Lue autre fois , Pélopidas marchant contie les troupes à’ Alexandre , lyrau de Pbères , quelqu’un
fermet<? ; car il guérit , malgré la délibération de* suppôts A’Esculape.
• 11. Dans les circonstances critiques et flicheuses , souvent le moindre objet nous détermine, etnousinsr pire une courageuse résolution. Denys l’ancien , au commencement de sa tyrannie, eutbeaucoupà souffrir des fréquentes révoltes desessujets.Unjour,ilfutassiégé dans son palais par le peuple ; et ses amis lui conseilloient de renoncer au trône , s’il vouloit éviter la mort. Le despote balançoit ; mais voyant un bœuf que son cuisinier étendit mortd’un seul coup : « Mes amis , dit-il « à ses conseillers, la mort est un instant si court, qu’il « seroit ridicule de quitter un empire par la crainte « d’un mal qui passe si promptement. » Il s’arma d’une généreuse hardiesse ; et bientôt il fit trembler à son tour les ennemis de son injuste grandeur.
12. CaZ/ic/'û/ifZaJ, général deSparte, étoitsurlepoint d’attaquer la flotte des Athéniens , lorsqu’un aruspice vint l’avertir que les auspices annonçoient la victoire aux Lacédémoniens , mais la mort à leur chef. CallLcratidas répondit, sans s’effrayer : « La destinée de « Lacédémone n’est pas attachée à un seul homme.
• « Après ma mort , ma patrie trouvera sans peine un « autre chef} mais, si la crainte me fait reculer devant «l’ennemi, ma honte rejaillira sur elle.» 11 choisit ensuite Cléandre pour son successeur } et engagea le combat où il périt. Voyez Assurance, Courage , In- * TRÉPiDiTÉ, Sang-Froid.
^ .:m EMNON , le plus grand des généraux de DariuSy
• roi de Perse , entendant un soldat qui parloit mal d’Alexandre: «Scélérat, lui dit-il, enle frappant de sa javeline , je ne t’ai point pris à ma solde pour parler « mal de ce prince, mais pour combattre contre lui. »