Le célèbre si comm par ses découvertes dans
labotanique, naquitdanslejardinroyal desplantes.Les premier objets qui s’offrirent à ses yeux, ce furent des plantes; les parmiers mots qu’il bégaya, ce furent des noms de plantes : la langue de la botanique fut sa langue maternelle. A cettepreinièrehabitudesejoiguitun goût naturel et vif, sans quoi le jardin eût été inutile. Etant sur les bancs , il fit une action d’une audace signalée, qui ne pouvoit guère , en ce teinps-là, être enti-eprise que par un jeune homme, ni justifiée que parmi grand succès. 11 soutint dans une thèse, la circulation du sang ; et les vieux docteurs , opiniâtrement attachés â l’opinion contraire , trouvèrent qu’il avoit défendu avec esprit ce qui passoit alors pour,, un étrange paradoxe. Cependant on avoit négligé le jardin royal ; et cet établissement si utile éloit tombé dans im état où l’on ne pouvoit plus le souffrir. 11 étoit si dénué de plantes , que ce n’étoit plus un jardin. M. Fagon s’offrit de voyager pour chercher ses habitans : il alla en Auvergne , en Languedoc , en Provence , sur les Alpes et sur les Pyrénées , et n’en revint qu’avec de nombreusescolonicsde plantes destinées àrepeuplerce désert. Quoique sa fortune fut très-médiocre, il fit tous ses voyages âses dépens, pous.sé parle seul amour de la patrie ; car on peut dire que le jardin royal étoitlasienne. Il célébra ces nouveaux citoyens dans un petit poème latin, afin qu’il ne manquât rien à son ouvrage. Ce concours de plantes qui, de toutes les parties dumonde,sont venues à ce rendez-vous commun, ces différens peuples végétaux, qui vivent sons un même climat; le vaste empire de Flore, dont toutes les richesses sont rassemblées dans cef te espèce dccapilale; lespl.antes les plus rares et les]il us étrangères, telle que lasensi tive,qui a plusd’ame.
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