‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 82 sur 169 · Pour exprimer les conquêtes -Hexandre - le · texte numérisé non relu

Pour exprimer les conquêtes -Hexandre - le

Grand, pour tracer aux regards la rapidité des victoires de ce héros, Apelle le peignit la foudre à la main ; etee tableaufuttrouvésibien fait, qu’il fit dire que, des deux Alexandres,cc\n\ de P/«7zppeétoit invincible, et celui d’./7peZ/e inimitable. lien fitnn autre, que le monarque alla voir à Ephèse, où le peintre travailloit. Il paroissoit monté sur un superbe coursier, avec cet air magnanime qu’il montroitau moment d'une bataille. Par une de ces bizarreries ordinaires aux grands , le prince critiqua le chef-d’œuvre, ettrouva sur-tout des défauts dans le cheval. Ilétoit à pied. On lui amen^ Bucéphale : AnssxibX, cet animal se met à hennir à la vue de celui que représentoit le tableau, lé croyant véritable. « En vérité, seigneur, « dit alors Apelle, ce cheval paroît se connoître mieux «que vous en peinture.» Aprèslamortd’.(^/ea?a>MZre, un voyage quecetartistefitparmer, l’obligea de relâcher à Alexandrie. Quelques envieux qu’il avoit en cette ville , et qui savoient que le roi Ptolémée ne l’aimoit pas , le firent inviter à souper de la partde ce prince. ne

soupçonnant rien dans celte invitation perfide, se rend an palais.PtoZé/nécjchoqué de voirun homme qu’il haïssoit, mande tons ceux qui éloient chargés d’avertir les convives, et ditau peintre de reconnoîlre celui qui r.avoit invité. Apelle ne le trouvant point parpii ces officiers , prit un charbon , traça son portrait sur la muraille j et le monarque reconnut que c’étoit son bouffon.

13. Zeuxis etParrhasius , deux fameux peintres de l’antiquité, épris d’une noble émulation, entrèrent un jour en lice , et se disputèrent le prix proposé à leurs rares talens.^ewxw parut le premier, avec un tableau qui r^résentoit un enfant portant une corbeille de raisins. Ces fruits étoient rendus avec tant de vérité , que

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