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le récompensa encore 'mieux , en sè'préparànt chrétiennement à la mort. “ ’ ““
' A peine eut-elle rendu l'esprit, qû'’il Se débairassîidfu carrosse, etseretira à Saint-Victor, saiis aucun doihestique, ayant cependant aufpneiité son ordinaire d'iih peu de riz cuit à l'eau. M. Môrin, âprè|s un grand'nomhrd d'années de pénibles travaux, sé VTtcbhtt*âiVitde reprendre un valet ; et ce qui est encore plus considérable, ilisè résolulàboire uneonce de vin parjour;car illei'nejAirô'îi aussi exactement qu'un remède qui n’ést pas éloigné d'être un poison. Alors il quitta toutes ses pratiques de la ville, et se -réduisit aux pauvres de son quartier, et à ses visites de l'Hôtel-Dieu. Sa foiblésàe iftigmèhtoit,'ét il fallut augmenter la dose du vin ; mais toujours avec la balance. A soixante-dix-huit ans,ses jambes ne purçnt plus le porter, et il ne quitta plus çuère le lit. Sa tête fut toujours fort bonne ; et il s'éteignit enfin , âgé de près de quatre-vingts ans, sans maladie, et parlâseidé nécessité de mourir. Une vie longue et saine *nné! mort lente et douce , furent les fruits de son régime.^ Ce régime si singulier n'étoit qu’une portion de la' régi e journalière de sa -vie,dont toutes les fonctions obser^ voient un ordre presqu’aussi uniforme etaussiprécis^é les mouvemens des corps celestes. lise cour, boit àsept heures du soir en tout temps, et se ievoit à deux heures du matin. 1 1 passoit trois heures ten prières.Eaitrecihq'et six'heures en été, et l'hiver enfre six et sept, il alloit è* l’Hôtel-Dieu , et entendoit le plus souvent la messe à' ]Votré-Dame. Ason retour, il lisoit l'Ecriture-Saintë,et dînoit â onze heures. Il alloit ensuite, jusqu’à deux: heu-! res,au'Jftrdin Royal, lorsqu’il faisoit beau. Il yexaminoitj les plantes nouvelles, et satisfoisoit sa première et plus' forte pa^ioni Après cela il serenfermoit chez lui, si ée' n’élokqu’ilèêltdespauvres à visiter,etpassoitle reste de lajotirnée à lire des livres de médecine Ou d’érüdition, mais sur-tout de médecine , à cause de son devoir. Ce t'emps-là‘ étoit aussi destiné à recevoir des visites, s’il eu' récévoit; car on lui a entendu dire : « Ceux qui me vien-' « nent voir itie font honneur ; ceux qui n’y viennent pas « mefontplâîsir 5 « et l’on peut bien croire que, chez un.’ « honuhequi’ponse ainsi^ la foule n’yestpas. Il n'y avm ‘
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puîre que quelqn’^/ifo/neqnipfttallervoireePûi^/. Il laissa çpnrtant, nialfjrë son excessive lihéralilë, une bihliotheqne de près de vingt mille ëcus, un médailler et' un herbier; nulle autre acquisition. Son esprit luiavoitj sans comparaison , plus coûté à nourrir que son corps.
5. S. Jean de l,yeople, solitaire, joignoit à une mortification rigoureuse une prière continuelle. 11 ne mangeoit jamais que le soir, et toujours fort peu. A l’Age même de quatre-vingt-dix ans, il ne mangeoit jamais rien de cuit; non pas même du pain, mais seulement quelques fruits. Il trouvoitqtie la mortification donnoit plus de liberté A l’esprit , et le rendoit plus recueilli dans la prière. Cependant il ne vouloit pas qu’on poussât le jeûne h l’excès; et c’est pour cela qu’il mangeoit chaque jour, de peur que le corps trop affoibli n’aballît aussi l’esprit, et ne le rendît incapable de s’acquitter des exercices qui nourrissentla piété. «Lejeûnefe plus n agréable A Dieu , disoit-il , est de faire on tout , et « toujours, la volonté de Dieu même. » Il dés'approüvoit toute vertu de caprice et de fantaisie, parce que l’Evangile , qui nous commande d’être verluèux, est' fondé sur la vérité, qui n’est autre chose qu’un arlioUr constant de l’ordre et de la justice. Ayant une foris poussé son jeûne jusqu’à la fin du deuxième jour, il s'en repentit, reconnut que c’étoit le démon qui l’avoil trompé, et qui avoit voulu le faire tomber dans raffoLblUsèment , afin de le tenter plus efficacement ; et depuis ce temps-là , il se garda bien de commettre cet excès de tempérance- é^’c^ezABSTi nence,F rüga lité^obri été.
TENDRES s e: " V
1. Charles V, surnommé U Sage, àvôit été empoisonné dans sa jeunesse , par Charles-le-Mauvais , roi de Navarre. Un médecin allemand anrêta .l’effet du poison par une légère incision au bras , et avertît ce prince de se disposer à la mort, quand la plaie se refermeroit d’elle-même ; ce qui arriva dans un temps où ^ bon roi craignait , sur-tout pour la France -, lé