TENDRESSE
inalheur d’une minorité. Quelques heures avant sa* mort, il fit ouvrir les portes de son appartement, afin de voir encore luie fois son peuple , et d’en être vu ; de le bénir, et de se recommander à ses, prières.
2- M .Fourcroiy avocat, plaidoit pour un jeunehomme qui s’cloit marié sans le consentement de son pCTe, lequel demandoit la cassation de cet hymen fumtif. L’avocat, voyant que sa partie perdroit infai llil)lement sa cause, essaya de toucher les cœurs. Il fit venir , pour cet effet , à l’audience , le jour qu’il devoit plaider , deux enfans nés de ce mariage. Il tâcha d’intéresser les juges en leur faveur; et, sachant que le grand-
f)cre étoit j)résent ,, il se tourna pathétiquement ver# m, et, lui montrant de la main ces deux innocens, il l’attendrit si fort, que celui qui demandoit la c.assalion du mariaee, déclara hautement qu’il l’approiivoit.
3. Quelle plume pourroit peindre toutes lesscènes de douleur ou de joiequisepassoitdans le sein d’une mère ? Qui pourroit décrireses tendres sollicitudes pour l’objet de sa tendresse ; ses alarmes, ses agitations, lorsqu’elle est en danger deleperdre; sondésespoir, lorsqu’elle l’a perdu? La femme d'un noble Vénitien, ayant vu mourir son fils unique , s’abandonnoit à la plus vive douleur. Uu religietix tàchoit.de la consoler. « Souvenez- «c vous, luidisoit'-il , du patriarche à qui Dieu
« commanda de plonger lui-rmême le poignard dans le « seindesonfils, etquiobéitsansmurmurer. — Ah! mon « révérend père,. répondit-elle avec impétuosité. Dieu « n’auroit jamais commandé ce sacrifice à une mère. » 4. Arioharzane, roi de Cappadoce, s’étant rendu au oampdePomp^e-jS’assitsur une chaisecunile auprès du tribunal de ce grand capitaine. Mais,tandisqu’il conversoit avec lui, il aperçut son fils placé auprès (ïu bureau d’un greffier. La tendresse de ce4>ère ne put supporter de voir son fils tenir une place si peu convenable à son rang. Il descendit, et alla lui ceimlre le diadème, et l’exhorter à prendre la place qu'il venoit de quitter. Le fils combattant par son respect contre la tendresse de son père, laissa tomber le diadème, etne voulutpoinlse rendre, quelques instancesqui lui fusscnlfailes.ll fallut que
Dio".-.
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rantorité de Po/w/i>^c intervînt pour terminer une que* relie si sinf'ulière. 11 conlirma le jugement dti père, et ordonna an fils d'obéir. Ainsi , par un événement rrni semble incrovable , celui qui quiltoit une couronne étoit^^in de joie , et celui à qui ou la metloit sur la tète , CToil plongé dans une tristesse amère.