‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 96 sur 169 · VIEILLESSE · texte numérisé non relu

VIEILLESSE

1. Ein Egypte, on avoit pour les vieillards le respect le plus profond. Les jeunes gens étoient obligés de se lever devant eux , et de leur céder par-tout la place d’honneur.

2. Un jeune Spartiate voyant des hommes qui sefaisoient porter à la campagne dans des litières , s écria ;

« A Dieu ne plaise que je sois jamais assis en un lieu « d’où je ne puisse me lever devant un vieillard ! »

^ S.Pendantlcs fêtes qu’onnommePanatAértt^t’.ï,ctqui se célébroient à Athènes, un vieillardétantallécherchcr une place dans l’endroit où les Athéniens étoient assis, les jeunes gens se moquèrent de lui, et le renvoyèrent avec mépris : il se retira du côté des Lacédémoniens : et, dès qu’il parut , ils se levèrent tous , par respect pour son âçe. Les Athéniens , témoins de cette action , lui donnèrent de grands applaudisseinens. «Hélas! s’écria « un Lacédémonien , ce peuple connoît ce qui esthon- « nête , sans avoir le courage de le pratiquer ! »

4- C’étoitune salutaire coutume établie chez les an- ‘ ciens, et il seroit à souhaiter qu’elle le fût aussi parmi nous,quelesjeunesgensquiaspiroicntauxcharges,s‘attachassentparticuliéremcnt aux vieilbrdsqui s’y étoient le plus distingués, et qu’ils apprissent, par leurs conversations , et plus encore par leurs exemples , l’art de se bien conduire eux-mêmes, etde gouverncrsagementlcs autres. C’est ainsi qii’y//'r.>tirZes’attachaà Clisthène : et lui-même, dans la suite,ouvritsamaisouàtousles jeunes gens d’Athènes , qui avoient bonne volonté , et qui alloient le consulter comme oracle. Il les recevoit avec Ironlé : Il les écoutoitavec patience; il les instruisoitavec plaisir, et s’appliquoit sur-tout à leur relever le courage, et à leur inspirer de la confiance. Ce fut à cette école

Tom. ni. Y

Muses; cl ses îndit^nes enfans, devenus Pexccratîon pii- Itlique , ne remportèrent de ce proeès inique , que la honte et l’infamie dues à «ne si criante ingratitude.

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