VIGILANCE
1. tîonMc/., fils du roi de Perse, fatigué desremon^ tfances que Buzurgemihir , son maîire, lui faisoit sans . cesse sur la vigilance, commanda un jour à ses gens de l’aller attendre de grand matin , lorsqu’il sortiroit de chez lui , et rie le dévaliser. Cet ordre ayantété ponctuellement exécuté , Buzuagcmihir vint , en l’état oh U se trouvoit , chez le prince qui , étant informé de ce qui lui étoit arrivé, lui dit aussitôt : « Monsieur le dôc- « teür , prêcherez-vous maintenant la vigilance avec « tant de zèle ? V’ous voyez ce qu’elle vous procure : « sans elle , vous auriez évité cette mauvaise rencontre.
— Vous vous trompez , prince , lui répondit Buzur^ « gemihir } si j’eusse été plus vigilant , les voleurs ne ^ m’eussent pas enlevé ce que j’avois avec moi ; mais, << pat-ce que je me suis laissé prévenir par ces brigands, « le Ciel m’a puni de ma paresse. Pratiquez donc cette « vertu , seigneur ; et que mon exemple soit pour voua « à l’avenir une utile leçon. »
2. Après là conquête de Philisbourg , M. le Prince et M. de Turenne firent gouverneur de cette place M. d’ Erpenüu , homme d’une exacte vigilance. Dana le temps que ces deux grands génér.aux lui déclaroienfe leur choix , et lui recoinmaudoient de bien remplir ses devoirs , le nouveau gouverneur les interrompit pou» aller chasser une chèvre qui mangeoit un ciiou sur un bastion ; et , quand il fut de retour : « Messieurs , dil- « il , voil.\ un échantillon de mon exactitude. »
3. Quelqu’un représentant à Plenri Arnauld , évêque de Toul , qu’il de voit prendre un jour de la semaine pour se délasser : « Oui , je le veux bien , Vé- « pondit le prélat , pourvu que vous me donniez ua « jour que je ne sois pas évêque»
VIRCITVITE.