MORALE
1. « 1^ OU8 ne pouvons pas faire les hommes tels que « nous voudrions , disoit souvent l'empereur Mar^ € ^Mirèle ; il faut dcHMc les supporter tels qu'ils senti « ettirer d*eux le meilleur parti qu'il est possible. >
st. On demandoit à Thaïes un moyen sûr de régler M conduite* « Ne fûtes jamais ce que vous blâme» « dans les autres , » répondit ce grand philosophe. .
3. Athénodarei après avoir Eût admirer long-tempi aa proibnde sagesse a la coût à^ Auguste 9 deoianda à-ce prince la permission de retourner dans sa' patrie > sous prétexte qiii^éioit trop vieux« Auguste la lui accorda} inais il le pna de lui laisser avant de partir quehjae' sentence morale qui pût servit^ à régler sa conduite ^ « Je le veux 3 répondit Athënodore; retenez biencettiô; « maxime. «M Toutes ksiois <pe vous serea en colère, «. répé4ea en vous-même les vmgtrquatre lettres de Pal-^ 4 pliùabet grec , avant de rien &ire ni de rien dire. »
4* CatoH lancien reçommanâoii sans cesse au ma** gistrat d'employer toute la sévérité possible , pour ré-, primer les désordres qui se commettent dans une ré-publique. Son sentiment étoit ^e rien n'est plus dangereux pour un élat que la licence des moeurs. « Un f magistrat , dismt-il y qui pourroit réprimer cette « peste de tout bon gauvemement, et ne le feroitpas, « seroit, à mon avis , digne d'être lapidé. )^ Tant l'ame austère de ce grand homme supportoit avec peine ce qui s^écartoit de la règle !
5. Une femm e vaine et ambitieuse demandoit à 7 *héar no y épouse de Pythagore , par quel moyen elle poujproit se rendre illustre. «£n filant votre quenouille , lui ré- « pondit-elle , et en prenant soin de votre ménage. »
^ & Les grands besoins , disoit le philosopha /Wo»rin , naissent des grands biens 5 et souvent le meilleur moyen de se donner les choses dont on manque , est de s ôter celles qu'on possède. C'est à force de noua
M O R T I F I C A T 1 aïf. 477
travailler pour auementer notre bonheur, que nous le changeons en luisere : tout homme qui ne voudront que vivre , vivroit heureux.
7. Lorsque Platon voyoit quelqu'un commettre une mauvaise action , il ne s^arrêtoit point à le blâmer ; il rentxoit en lui-même , et se^ disoit intérieurei|ient : « N^ai-}e jamais rien fait de semblable ? »
8. Un homme chargé d'un emploi important > demandoit au philosophe 2)^/710110^;, commentil devoit se conduire : « Parlez peu, lui rëpondit-il, et écoutez beau- « coup. » i^oj^ez Maximes , Mœurs, FHiLOfiOPHiE.