X. O. Ignace de Loyola répëtoit souvent qiie, dans
toute société religieuse, si un supérieur commandoit à
son inférieur de s^embarqruer dans un vaisseau quin^eût
ni pilote, ni gouvernail, il devoit obéir sans résiter. On
luiditalors rOùseroitla prudence dans ce religieux qui
ébeiroit ? « La prudence , répondit le saint, n^stpas la
« vertu de celui qui obéit, mais de celui qui commande.»
2 Dieu, voulant éprouver Abraham^ lui dit : « Prenez
4( Isaac y votre fils unique , qui vous est si cher, et allez
^ me Polfrir en sacrifice sur luie montagne que je vous
« montrerai . » Abraham se leva donc avant le j our : il prit
avec lui deifx s^rnteurs etr'^^z^ son fils ; et ayantcoupé
le bois qui devoit servir au sacrifice , il se mit en chemin
pouralleraulieuqueDieuluiavoitmarqué Le troisième
jour il aperçut la montagne. «Attendez-nous ici, dit-il
« à ses serviteurs : nous allons, monfils et moi, offrirun
« sacrifice sur cette montagne; après cela, nous revien-^
« drons vous trouver. » Il preiid le bois ppur le sacrifice,
et le m et sur les épaules d^ Jîaac:lui-même porte le feu et
le couteau. Lorsqu'ils marchoient ensemble, Isaac ditk
Abraham : « Mqn père , voici le feu et le bois ; maïs où
« est la victime ? — Mon fils, répondit-^iiraAtfm,Dieuy
« pourvoira.» Quand ils furent arrivés sur la montagne ^
le saint patriarche dressa un autel. Il arrangea dessus le
boispourle sacrifice,et lia sonfilsZyaac.-etPayantmissur
le bois, il pritle couteau pour Pimmoler. Mais dansPins-
tant Tange du seigneur r appela, et lui dit : « Abraham^
« ne touchez point à votre fils. Je connois maintenant que
« vous craignez Dieu,puisque pour m'obéir vous n'avez
« point épargné, votre filsunique Je jure par moi-même,
« dit le Seigneur, que, parce que vous avez fait cette ac-
« lion, je vous bénirai, et je multiplieriii votre poslé-
« rite comme les étoiles du ciel , et comme le sable qui
« est sur le bord de la mer. » Eh même temps, Abraham^
tpercut derrière lui mi bélier^ dont les cornes étoient em-