L. Pison y préteur d'Espagne , s'exerçantà faire des
armes ^ la bague d'or qu'il portoit au doigt se rompit. Il
s'agisçoit d'eu faire faire un^ autre. Pi^on, jaloux de se
montrer digne du beau surnom.deyri/gz ^ ou homme de
Jîrobité, devenu héréditaire dans safamille^ et ne vouant point que personne pût soupçonner que la bague dont il se serviroit fût un présent qu^il eût reçu dans sa province , prit une précaution bien singuUère. Il fit venir un orfèvre dans la place publique de la viU e de Cordoue, où. il étoit actuellement : il lui donna et lui pesa l'or, à la vue de tous ceux qui étoientdans la place , et lui cornanda de le façonner, et de lui en faire une bague sur ^ieu même , en présence de tout le monde. Ainsi, dit '\ron qui nous a conservé ce fait, « quoiqu'il ne fût bstion que d'une demi-once d'or, Pison voulut en jistater l'origine , et que toute l'Espagne sût qu'il L^ït fournie du sien, qu'il ne la tenoitde personne. » *La maison de Drusus , fameux Romain , qui fiit tribun du pei^ple , et qui méritale titre de protecteur du sénat, étoit ouverte de pjusieurs côtés, de manière que les voisins pouvoientvoir ce qui s'y faisoit. Un architecte ç'offritde réparer ce défautpour cinq mille écus, «Je vous a en donnerai dixi^ille;réponditJDr2^^i^,sivous pouvez « £iire en sorte que ma maison soit ouverte de toutes « parts, et que non-seulement les voisins, mais encore t tous les citoyens puissent voir tout ce qui s'y passe. A
1. /Xlamondare on Monder y Toi desSarasins,vouloik détruire le christianisme dans ses Etats. Mais le grand nombre de chrétiens qu^il avoit dans sou armée lui iàisoit craindreque ce projet ije fût de didicile exécution j et ce qui r wrêta tQut-à-fai tj cç fut FiuÇrépide ré^olutipu d'un
de ses principaux officiers .CommeMonder exhorfe
soldats à renoncer à la religion chrétienne, ce gw
plein d'un zèl e, qui se ressentoit beaucoup de la U
sarasuie, prit la parole pour tous les autres : « S
« lui dit-il, que nous étions chrétiens avant que
« tes sujets. Je ne sais ce que pensent mes camai
« pour moi, je n'ai appris à craindre qui que ce s
« ne connois personne assez puissant sur la terre
« meforcer àcroirece que je ne crois point,ni àdéj
« ce que je crois •, et , s'il faut en venir aux effets ,
« pense pas qu'il ait d'épée plus longue quelamic
Monder ne jugea pas à propos d'entrer en dispat
im si ferme adveigaire. Il laissa la liberté de rd