L'empereur^ûZe/w , qui , pour rétablir l'aria
sur les ruines de la religion catholique,, perse
cruellement l'Eglise,avoit enfin attiré sur satétec
ble la vengeance duDieu juste et jaloux. Afin del
lérer,sans doute, le Ciel permit qu'il conçût lefi
dessein de faire la guerre anxGoths ; mais il ne loi
pas ignorer la triste issue de cette entreprise.Loi
sortoit des portes deConstantinopIe pour se m^
campagne , un pieux solitaire , nommélsaac , ren
l'esprit divin, saisit la bride de son cheval :«Prin'
« dit-il , où courez-vous ?Le bras de Dieu est le
« votre tête ] vous avez affligé son Eglise ; vous c
« banni les vrais pasteurs : rendez-les à leurtïoi
« ou vous périrez avec votre armée. — Jerevie
« vepntF'alensen colère , et je te ferai repeni
« folle prédiction.» En même temps, il donna oi
mettre aux fers ce sainthomme,qu'ilappelQit£sm
et de le garder jusqu'à son retour. «J'y consens^
« l'intrépide solitaire ; ôtez-moi la vie, si vous<
« vezla vôtre.»La prédiction eut son effet: f^alef
dans une bataille , et ses menaces expirèrent ai
o.Pepin étoit petit , et c'est ce qui lui fit donnei
nom de 5re/. Quelques courtisans en firent le 8
leurs plaisanteries. Ilenfutinformé, etrésolutd
json autorité parquelquecoupextraordinaire.L'oi
ne tarda pas à se présenter. Il donnoitun divertiss
où ui^ taureau d'uue taille énormç combattoit i
INTIiKPÎDITÉ. 549
4Î011 plasterrible encore.Déjà ce dernier avoit renversé j%on adversaire , lorsque Pépin se tournant vers les seiâ^eurs: «Qui de vous , leur dit-il , se sent assez de cou- '4 rage pour aller ou séparer , ou tuer ces furieux ania« maux ? «La seule proposition les fit frémir. Personne vue. répondit. «Ce sera donc moi, » reprit froidement 1q ' imonarque. Il lire en même temps son sabre, saute dans ftj'aréne , va droit au lion , lui coupe la gorge 3 et , sans jjierdre dé temps, décharee un si rude coup surletau- ^ jreaujqu^il lui abat la tête.Toute la cour demeuraétonnée de cette force prodigieuse et de cette hardiesse inouie. .IjCS auteurs de la raillerie furent confondus. « David . « étoitpetit , leur dit le roi avecunefî^rté hcroïque;mais 4f il terrassa Torgueilleux géant qui avoit osé le méprifser.» Tous s'écrièrentquuméritoitFempire du monde. 4.De8 mutins s'étant attroupés à la porte du premier ►résident Mole , cet intrépide magistrat voulut aller \^ présenter aux séditieux, mais Fabbé de Chanvalloriy i,étoit alors avec lui , essava de Tarreter. Ses efforts int inutiles ; et Mole lui dit : « Apprenez jeune Lomme , qu'il y a loin du poignard d^un scélérat au cœur d^m homme de bien.» A peine se fut-il montré, que la sédition se calma. Un profond silence succéda tout-à-coup aux cris tumultueux de la multitude ; et chacun se retira chez soi , le repentir dans le coeur.
5.Dom Carlos y petit-filsdeCAarZe^-Çttf/i/,âgé seulement de dix ans , écoutoit , avec ime attention pleine d'intérêt, le détail des guerres, des défaites et des victoires qui avoietit rempli un règne si glorieux.L'empereur , enchanté de ce qu'il voyoit , lui dit : « Eh bien ! « mon fils, que vous semble de mes aventures? — Je « suis content de ce que vous avez fait , répondit le « jeune prince: il n'y a qu'une chose qne je ne saurois « vous pardonner ;c',est de vous être sauvé d'inspruck, « devant le duc Maurice. — Ah ! ce fut bien malgré 4C moi : il me surprit, et je n'avois que ma maison.— Et « moi , je n'aurois pas fui. — Mais il fâlloit bien fuir ; « j'étois hors d'état de résister. — Pour moi , je n'au- 4C rois pas fui. — Ilauroit doue fallu me laisser prendre? « imprudence dont j'aurois été encore plus blâmé. « — Pour moi, je n'aurois pa« fui, — Dite&-Tao\ àoxiR.
<( ce qufe vous auriez fait en une semblable ôccasu « pour vous aider à me répondre, que feriez-vtMSl « tuellement , si je mettois une trentaine de pages t^ « trousses? - Ce que j e f erois?pouvèz-vous me îe i ' « derPSeîfjneur, je ne me sauverois point.»L'ein] enchantéd'une fermeté si décidëe^embrassatehc son petit-fils.Depuis , il ne pouvoit assez lëmoî| satisfaction ,toutes]es fois qu'on tuiparloitdedoni( G.Lte célèbre ^Icibiade y étant encore enfant^ dans ime ruejavec d'autres compagnons de son à| qu'un charretier vint à passer avec sa voiture. Il d'attendre un peu que son jeu f&tfini ; mais le près de déranger sa partie , il se jette ht terre aui des chevaux, et dit au charretier de passer. Etoid^'i cette hardiesse, lecharretier 8'arrête,et voitfinirhj