‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 27 sur 138 · RÈGLE · texte numérisé non relu

RÈGLE

1. J UGURTHA , roi de Numidie , faisoit une guerre sanglante aux Romains , etce monarque , que son or servoit aussi-bien que son courage , étoit parvenu à faire trembler la puissance romaine. La république voulut enfin

réparersahonte.Sesgénérauxs'étoientlaissécorromprej il n'y avoit plus d'ordre parmi ses troupes : elle jeta les yeux sur un homme assez intègre pour dédaigner les \êésor&deJugurthayet assez ferme pourrélnbhrladi^-

l5a . ; RïxiGx.o.jr* ^ ;^,,, .

çiplipe énmée : cet homxae fut MeteUus^Irrépcam km: vqeiiif 4^ ses eoncilpjens.Apeiiie futril entré diun iqn ç^mp , ^c tput ch«i|gea de fece à soa aspect ; et , âj^$ le premier jour > U trsv^ailla àja rëforqot^^ll faUoit î» jSiiîire par (Jegrés « pour ne point {eter dons le désenraur

de$ sold^hs deyjçw

tQus lep gopiAts , , ^, ^ . . __-

défendit de Tendra mç^n^ jrfimept to^^préplll1S ; pu»

À oblige^ les sold^t^ h pprter euip-mj$me$ lems armes » i chasseur lenrs y$det9 ^ i se défaire de {eWhéb^ de charge. jEnfin il leur fit r^priendre peu ^ pewie» irayalq^ paijitiàrès , qn'ïU avoiept prps^'entiéreniejrt publiés , et les ci^ogea ep yéritables guerriers. Ap»f itôt qup la Tè^le fixt ren^ise ep vigueur , lui Ibrtiuie revint $qms Taiglp romaipe 5 et le fier Jugurthfi^ ne compta plus se^ batailles que par sesi dé&ites*

2. A voir le beî ordre et b discipline rigoureuse q|t ré^ftoijMit dans Taripée dw grand Gustave-Adolphe , nri de Suède > on eût aisémept prédit les conquêtes qu'il 4Uoit faire en Allemagne. Il n'y a poipt de pionastère p:iieux réglé que ne rétoitsop camp. Ses soldats étoient des modèles d -obéissance ; et, ce qui est plus difficile pour des peuple^ septentrionaux , des exemples de la sobriété la plus parfaite. On n^entendoit proférer ni jurerpens , ni blaçpbêmes. Chaque régiment avoit un ministre y qui prenoit soin d^en chasser les filles débauchées , et faisoit chanter , deux fois le jour , les psaumes en langue vulgaire. Aucun soldai n'eût osé refuser à son hôte le payement de cîe qu'il devoit 5 et les gens du pays étoient beaucoup mieux traités par les Suédois , que par leurs propres compatriotes.

Page 1