‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 3 sur 138 · P X K J> O "H* IV · texte numérisé non relu

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treize à quatorze cents livres de notre monnaie actuelle. AthénmSj déshéritée pour la raison même qui rend le» autres pères plus favorables, conjura d'abord ses deux frères de réparer cette injustice, et de lui accorder sa-Ié* gitimê, les prenant à témoins qu'elle n'avoit pas mérité cette disgrâce, et leur représentant que Tindigence de leur sœur seroit pour eux, sinon un sujet d'affliction, da moins im reproche continuel.Ces âmes vulgaires n'écoutèrentque l'intérêt;et pour oublier leur sœur,i]s.la chassèrent de là maison paternelle. Elle se réfugia chez une tante qui la conduisit à Constantinople, pour y solliciter lacassationdutestamentEUesg'adressèrentàPi^Z^A^rie. Athénaïs étoit d'une beauté éblouissante. Elle exposale sujet de ses plaintes avec des grâces si touchantes,que la princesse futaussi charmée de son espritquedesabeauté. PaZ^^r£es'informadesesmœurs;etayantapprisqu'elles étoiepit irréprochables , elle crut avoir trouvé dans cette jeunefille ce qu'elle cherchoitvainement à la cdur. Elle fitaussitotpartà son frère de cette heureuse découverte. Ce récit excita dans le jetine prince une vive impatience de voir ^^A^/iaw.Sous prétexte de s'instruire plus en détail de l'objetde sa requête , Pulchérie la fit entrer dans son appartement, où Théodose ^ sans être aperçu d'elle, eut le temps de la considérer d'un lieu où il étoit avec Paulin. Tous deux furent frappés de l'éclat de sa personne, tandis que Pulchérie admiroit la justesse, les grâces et la modestie de ses discours. Théodoseen devint passionnément amoureux, et n'eut point de repos que le mariage ne fut conclu.Léonceéioil^aïen^thénaïSy élevée dans la religion de son père, frit instruite du christianisme, et baptisée sous le nom d'Eudocie.ljesfrhTes de l'impératrice avoient mérité son ressentiment. Ils prirent la ftiite et se cachèrent, dès qu'ils apprirent qu'elle . étoit devenue épouse de leur souverain. La princesse , plus généreuse et plus habile qu'ils n'étoienten fait de vengeance,ne voulut les punir quepar des bienfaits.Elle les fit chercher, et conduire à Constantinople . Lorsqu'ils parurent devant elle , tremblans et déconcertés : <^ Nq « craignez rien, leur dit-elle; loin de vous savoir Biawr « vais ffréj je vous regarde comme les auteurs de mou r élévadon.Ce n'est pas votre dujreté qui m' abax\Tv\^ ift.

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« la maison paternelle , c/est la Providence divine qui « m^a prise par la main, porirme conduire sur le trône.» Elle procura à t^alère la dignité de maître des offices, et à Génésius celle de préfet du prétoire d'Illyrie.

5. Au troisième siècle,ily avoit enOrientuh chrétien nommé Nicéphore^ qui étoit ami particulier d'un prêtre nommé Saprice. Après avoir été long-temps parfaitèmentunisj leuramitié se ralentit, etfinitparune rupture entière.Ily avoit déjà plusieurs années que leur inimitié duroitjlorsque le laïquejren trant en lui-même,s*adressa ènfinauîamisduprétrèpourtâcherdeseréconcîlieravec lui^mais inutilement. lise jette aux pieds de SapricCy le conjure de lui pardonner;mais ce prêtre implacable est sourd à ses prières. Dans lapersécutionde^/^rzen^iSa- /)r/ce est arrêté par les persécuteurs, et fait paroître un courage héroïque dans une cruelle question àlaquelle on Fappliquaf.Condamnéàavoirlatêtecoupée,ilestc(JÉttîuit au snpplice.Nicéphore accourt,se prosterne de nouveau à ses pieds, lui demande humblement son pardon^ mais Saprice ne daigne pas luirépondre.iVïc^pÂorecourtpar une autre rue pour se présenter encore devant lui, avec larmes, et le ^presse, par les prières les plus touchantes, le suivant ainsi jusqu'au lieu du supplice, et continuant, avec rétonnementdes bourreaux,de solliciter sa réconciliation ; mais le cœur de ce prêtre , déjà endurci, demeure inexorable. 11 ose monter à Pautel où se devoit offrir son sacrifice, contre la défense de Jésus-Christ , Sans se réconcilier auparavant avec son frère. Lorsqu^il est surTéchafaud, Fexécuteiu* lui dit de se mettre à genoux,afirt de lui abattre la tête;mais à l'instant,Phorreur de la mort saisit son ame : il demande grace,il offre d'immoler aux faux dieux, conformément à Pcdit de Tempereur.Dieu fit voir en cette rencontre,combien il déteste l'oblationd'un hommedont le cœur estremplide haine, et combien il chérit celui quipardonne.iViCé7>Aore,saisi de douleur à la vue d'une telle apostasie,se déclare chrétien.On l'arrête, on lui tranche la tête; il reçoit la coaronne du martyre , dont Saprice s*étoit rendu indigne.

i/e calife Jïï/J^em, fWsd'Âlilf^y ayant été blessé par ua esclave j qui lui laissa tomber, car iXLég^aidevXvu^lal

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de viandes chaudes sur la téte^ le regarda d'un œil assez fier, mais sans emportement. L'esclave se jeta aussitôt à ses pieds,etlui dit ces paroles de PAlcoran: «Le paradis « est fait pour ceux qui retiennent et domtent leur co- « 1ère. » Hussein lui' répondit qu'il n'en ressen toit point. L'esclave continua de répéter les paroles du même verset : «Et qui pardonnent à ceux qui les ont offensés. — « Je te pardonne aussi , » répliqua le calife. Enfin l'esclave y achevant de pi-ononcer les dernières paroles du texte : « Dieu aime sur - tout ceux qui leur font du « bien ; » Hussein lui dit : « Je te donne aussi la li- % berté , et quatre cents drachmes d'argent. »

7. Un mUitaire^ancien dans le service^ajant obtenu de la cour un gouvernement considérable^en futprivé quelques années après^ par Alfonse V^ roi d'Aragon,qui ju- ^ea à propos de le dojmer à un autre. L'officier fut si piqué de cette disgrâce, qu'il sortit du royaume, et alla parcourir l'Espagne,laFrance,et ensuite toute l' A Uemagne,seplaignantpar-toutde l'injustice duroi^ sans même épargner les calomnies les plus atrocesqii'ilsemoit adroitement dans ceis différentes cours,afin de le rendre plus odieux. Comme il s'aperçut à la fin qu'il ne tiroit pas grand profit de toutes ses déclaniations,et que les ennemis dtAlfonsep^mk^ avoir pris plaisir àTécouter^ne lui donnoient rien> il prit le parti de s'en retoumer.Le roi,

auelque temps après,sut qu'il s'é toit réfugié à Florence; lui fit dire qu'if pouvoit venir à la cour en toute sûreté, ajoutant ces paroles remarquables: «On n'a point encore « oublié vos services ; mais votre offense est déjà ou- « bliée. » Alfonse ne s'en tint pas à des sentimens stériles; il voulut encore lui payerles frais de son voyage, et lui fitmême présentd'une somme d'argentconsidérable. 8.-^iazas'étai;itrévoltécontr^/wwra/J/^,eet empereur envoya l'assiéger dans Erzerum,par le grand-visir/i Aojroï^,qui prit la ville,et se saisit de la peronne du chef des rebeÛes.Levisir,qucriquenaturellementsévcrc,accorda le pardon aux habitans,et reprit en triomphe la route de Constantinople.Comme il approchoit de cette capitale, tout le peuple sortit en foule à sa rencontre,attiré par la réputation ^Ahaxa* Chacun s'empressoit de vo\\: ee%

illustre captif, qui avoit été pendant plusieurs années I» terreur de Tempire oilomtin.^murat lui-même, impatient de satisfaire sa çuriosité,quitta le serail,et s^avança à cheval hors de là ville,enviroriné d^unè troupe déjeunes ^^:

f[ens de sonâge.Onluiprésente^Aozachargédechaînes* 1 arrête quelque temps sur lui des regards de surprise et d'admiration; puis, rompant tout-à-coup le silence : « Je « te pardonne, Abaza, dit-il; tes exploits m^ont fait ou- « blier ta trahison; et pour mieux t^engager à la réparer^ « je te fais bâcha de Bosnie.» Aussitôt mille cris de joie applaudissent à la générosité du jeune sultan , tandis qyx'Abaza lui jure , a ses pieds, ime fidélité inviolable» g. Le maréchal de Villars avoit mis à prix la tête du chef des Cam isards,hérétiques qui s^étoient révoltés dans lesCévennes.Gerebelle,témoindusuppUcedeses compagnons, reconnoissant que tôt oh tard il lui faudroit subir le même sort, prit un parti qui lui réussît. Il connoissoit la générosité et la clémence du maréchal. S^étimt présenté à ce général,qui ne le connoissoit que de nom, il lui demanda s'il étoit vrai qu'il eût promis niille écus à celui qui le livreroit mort ou vif ? Le maréchal ayant Répondu que oui : « Cette récompense me seroit due y « continua le camisard , si mes crimes ne m'en avoient « rendu indigne ; mais j'ai tant de confiance en la clé- « menée du roi et en votre générosité, que je ne crains. « point de vous apporter moi-même cette tête crimi- « nelle dont vous pouvez disposer. » 11 étoit à genoux en disant ces mots. Le maréchal , l'ayant fait relever , lui fit compter sur-le-champ les mille écus , et expédier une amnistie générale pour lui et pour quatrçvingts personnes de sa suite.

lo. Des courtisans dç Philippe-le-Bel excitoient ce prince à sévir contre un prélat qui l'avôit offensé : « Je * « sais , leur répondit-il , que je puis me venger ; mais « il est beau de le pouvoir , et de ne le pas faire. » 1 1 .Quelques complices d'une grande conjuration formée contre le roi Robert et son état, furent arrêtés, et conduits devant ce niionarque^auquel ils avouèrent leur €rime,avec toutes les marqq^s d'un sincère repentir.La courdes seigneurs assemblés les condamna à mort, sans toaJoir révoquer celle terrible seuleuce •Pto b en se.\xlf\3JL

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touché de corhpassîon^etforçason conseil à souscrire aa pardon qu^il leur accorda par ce pieuxstratageme.il fit traiter magnifiquement ces coupables malheure Lix,et le lendemain il les fit approcher de la sainte table ; puis , adressant la parole à ses conseillers, il leur dit ; « Nous « conviendroit-il , messieurs , d^envoyer au gibet ceux « que Jésus-Christ \ient de recevoir à sa table ?* f^oy. Bonté , Charité , Clémence , Générosité.

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