SILENCE
I. Lj'art de pîffler, dit Piularque , est la premièrfe coonoissaBce que l'on doane aux enfens : il vaudrait mieux , selon moi , commencer par leur apprendre I se taire. On se repent souTont d'avoir parle ; jamaâ on ne s'est repenti d'avoir gardé le silence.
2.Ca'(}nl'aDoieDdi60ttsouTeDt:rLalangueestuniAÏ- (c trument si rebelle, qu'on atoate«lespeinesdumoiidt « à la contenir ) dès qu'une fois elle a franchi les li- 1» mites. »
3. On demiuidoit i Démosthène pourquoi les hom*. mes , ayant deux oreilles , n'avoient qu'une langue ? « C'est parce que nous devons beaucoup plus ecoû* % ter que ipacler , » répcnidit t'cu^teur.
4. Un inapntinenl faiioii an philosophe XénocrUtt plusieurs <}ue5ti9D»surâ«nijctxolMeèneS) indécelt>4
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le sage Pëcoutoit sans répondre un seul mot. « Eh bien ! « lui dit cet homme ^ vous ne répondez rien? — Il vous « convient ^ssez , répondit enfin XénocratQy de faire de « pareilles questions 3 mais il ne convient pas à moi d'y % satisfaire. »
5. Au milieu d'un cercle d'amis , le philosophe Cléanthe gardoit un prof(md silence : « Pourquoi vous % taisez-vous ? lui dit quelqu'un. Y a-t-il rien de plus i( agréable que de s'enti^etenir avec ses amis? — Et « c'est jpour cela même ^ reprit Cléanthe yf^e]^ laisse « mes amis goûter un si doux plaisir. ^
6. Colon d'Utique étoit extrêmement taciturne dans son enfiance , et ne vouloit parler en présence de personne. Comme on lui en faisoitdes reproches ^ il répondit : « Qu'on blâmemon silence , pourvu qu'on approuve « ma conduite ; je ne veux parler que lorsque je serai « en état de dire des choses dignes d'être entendues. »
7. Un jeune ^oinme instruit et foit modeste , avoît gardé le silence dans une compagnie de gens de lettres. Son père lui demandoit^ en particulier , pourquoi il' ne sfétoit pas f^t honneur de ce qu'il savoit : « Je- «: craignois , répçndit-il , qu'on ne vînt à m'interroger « aussi sur ce que j'igooroisi %
8- Les ambassadeurs d'un prince avoient invité Z^non à un repas splendide, et s'élonnoient de ce qu'il ne disoit nvot. Comme ils lui demandèrent ce qu'ils nfiipprleroi^nt à leur prince : « Dites-lui ^ leur répon- « dit-iji , que vous: avez vu un vieillard qui savoit s^ c taj^e au milieu d'uni festin. »p
9. Dafis^ un cei^ole de- grands parleurs , le fameux flifracZûegardoit. un. profond sUence* «Eh ! pourquoi «donc vous tîiise?^-vous , lui demanda quelqu'im? — « Afin que vou;* ayez le temps de parler, » répondit-il.
10, Molière ^XoiX avec Chapelle h AntexiA dans un batelet. Ils parlèrent d^ Descartes et de Gassendi ; et comme ils n'étoientpas d'accord, ils prirent pour juge de leur différend , un minime qui étoit leur compagnon de voyage. « Je m'en rapporte aurtvérénd père , dit Mo- « lière 3 si le système de Deseartes n'est pas une fois « noLieua^iiïi^fiWJié que tout ce que <3a.W€FwKadéb\\,é^o\5gç