SOCIETE
aux petites filles des ]enx d'enfâns et des Bracelets J
aux jeunes garçons , des couteaux et de petites épées.
XJn vainqueur qui s'abaisse jusqu^à ces petits soins ,
n'en devient que plus {çrand.
3. Jamais prince ne fiit plus propre que Théodose-l&r Grand à régner sur les esprits , à la faveur de ce doux empire que la vertu sait sVta]>lir dans les cœurs. La
douceur de ses regards , celle de sa voix , la sérénité qui brilloit sur son visage , tempéroient en lui Tauto* rite souveraine. Grand observateur des lois , il savoit cependant en adoucir la rigueur. Dans les trois pre-» mières années de son règne, il ne condamna personne à la mort. Il ne fit usage de son pouvoir que pour rappeler les exilés , faire grâce apx coupables dont Timpunité ne tiroit pas à conséquence ; relever , par se» libéralités , les familles ruinées ; remettre ce qui restait h paj^er des anciennes impositions. Il ne punissoil pas les enfans des fautes de leur pcre par la confiscation de leurs biens; mais il ne pardonnoit pas les fautes qui tendoient à frustrer le prince des contributions légitimes ; également attentif à arrêter deux excès , d'enrichir son trésor par des exactions odieuses , et de
j le laisser appauvrir par négligence. Ses sujets le re-
Sardoient comme leur père : ils entroienl avec confiance ans son palais, commt dans un asile sacré. Ses ennemis même , qui auparavant, ne se fiant pas aux traités, ne se croyoient point en sûreté k la table des empereurs, venoienl sans défiance se jeter entre ses bras ; et ceux qu^on n^avoit pu vaincre par les armes , se rendoient volontairement à sa bonne foi.