‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 67 sur 138 · SYMPATHIE · texte numérisé non relu

SYMPATHIE

..M.y«..o»o„,d„r,„.le.o„«de,espremiè«.*.^ des, alloit souvent disputer à des thèses dans les classes de philosophie; et il brilloit fort par sa qualité de bon argumentateur, à laquelle concouroientetle caractère de son esprit , et sa constitution corporelle; beaucoup de force et de netteté de raisonnement d'un côté, et de l'autre une excellente poitrine et une voixéclatante.Ce

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fdt alors que M. l'abbé de St. -Pierre y qui étudioît eu philosophe dans le même collège , le connut. Un goût commun pour les choses de raisonnement, soit physitpies, soit métaphysiques, et des disputes continuelles fiirent le lien de leur amitié. Ils a voient besoin Wxa Vautre pour approfondir, et pour s^assurer que tout iétoit vu dans un sujet. Leurs caractères différens faisoient un assortissement complet et heureux 5 l'un , par une certaine vigueur d^idées , par une vivacité fécondé , par une fougue de raison ; Pautre par une analyse subtile , par une précision scrupuleuse, par une «âge et ingénieuse lenteur à discuter tout. M. l'abbé de St.-Pierre , pour jouir plus à son aise de M. Va-rignon , le logea avec lui 5 et enfin , toujours plus touché de son mérite, il résolut de lui faire une fortune qui le mît en état de suivre pleinement ses talens et son -génie. Cependant cet abbé, cadet de Normandie, n'avoit que dix-huit cents livres de rente ; il en détacha trois cents , qu'il donna par contrat à M. Varignon. Ce peu , qui étoit beaucoup par rapport au bien du donateur, étoit beaucoup aussi par rapport aux besoins ■et aux désirs du donataire. L'un se trouva riche , et Tautre encore plus riche d'avoir enrichi son ami. Ils vinrent'à Paris, qu'ils regardoient comme le meilleur «éjour pour des philosophes raisonnables. Ils s'établirent dans une petite maison dufaubourgSaint-Jacques : là ils se livroient tous deux à l'étude la plus profonde. « J'étois leur compatriote , et j'allois les voir assez « souvent, dit M. de Fontenelle^ et quelquefois j'al- « lois passer deux ou trois jours avec eux. Il y avoit 4e encore de la place pour un survenant , et même « pour un second , sorti de la même province , au- « jourd'hui l'un des principaux membres de l'acadé- « mie de belles-lettres , et fameux par les histoires < qui ont paru de lui. Nous nous rassemblions avec « une extrême plaisir, jeunes, pleins de la première « ardeur de savoir , fort unis , et , ce que nous ne « comptions peut-être pas alors pour un assez grand « bien , peu connus. Nous parlions à nous quatre un© « bonne*partie de différentes langues de l'empire des

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