‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 72 sur 138 · TENDRESSE · texte numérisé non relu

TENDRESSE

ère qne quelqu'-^wfoinequîpAtallervoîr ce PûwZ. Il aï ssa pourtant, malgré son excessive libéralité, une bibliothèque de près de vingt mille écus, unmédailîeret un herbier ; nulle autre acquisition. Son esprit luiavcit, lans comparaison, plus coûté h nourrir que son corps. 5. S. Jean deLycople^ solitaire, joignoit à une mor- ! tification rigoureuse une prière continuelle. Une mangeoit jamais que le soir, e.t toujours fort peu. A Page :livème de quatre-vingt-dix ans, il ne mangeoit jamais :TÎen de cuit, non pas même du pain, mais seulement 'quelques fruits. Il trouvoitque la mortification donnoit plus de liberté à Pesprit , et le rendoît plus recueilli âans la prière. Cependant il ne vouloit pas qu'on pous- ■ af î [^ jeûne à Pexcès ; et c'est pour cela qu'il mangeoit pÀaq^^e jour, de peur que le corps trop anoibli n'abattît Mussi l'esprit, el ne le rendît incapable de s'acquitter Mes e^Le-^ciçes qui nourrissentla piété. «Le jeûne le plus w'àgréalïé à Dieu, disoit-il, est de faire en tout, et »-*« toujours, la volonté de Dieu même. » Il désapprouvoit toute vertu de caprice et de fantaisie , parce que TEvangile , qui nous commande d'être vertueux, est '^nde sur la vérité, qui n'est autre chpse qu'un amour •constant ie l'ordre et de la justice. Ayant une fois poussé â)n jeûne jusqu'à la fin du deuxième jour,' il s'en repentit, reconnut que c'étoit le démon qui l'a voit trompé, et qui awit voulu le faire tomber dans laffoiblissement , alin de le tenter plus efficacement 3 et depuis ce temps-là , il se garda bien de commettre cet excès de j|tempérance-^oy^zABSTiNENCEjFRt7GALiTÉ,SoBRiÉTÉ.

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