‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 49 sur 67 · CLI · texte numérisé non relu

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ert association libre, observent et traitent des malades, soit dans la ville , soif dans un hospice spécialement consacré à cette institution, et dont les frais sont remplis, partie par souscription, partie par des secours dn gouvernement. Des conférences réglées ont lieu tous les jours sur ces malades; et les observations sont déposées dans un recueil périodique , publié par la société.

En 1779, on établit dans l'hôpital de Prague un institut clinique sur le modèle de celui de Vienne. Plencix le fils en fut le premier professeur. Wurtzbonrg possédait depuis long-temps un vaste hôpital, où Ton fonda, en 1734, une clinique, quia reçu successivement divers perfectionnemens. Thomann a donné des détails sur cet établissement (Annales institua clinici fVurceburgicensis, 1799, 1800, 1801). La clinique de Haie, établie en 1787, a été illustrée par les travaux de Chr. Reil. A Copenhague , Frédéric Y établit, en 1756, un hôpital, où le médecin est chargé oe tenir nn journal d'observations, de former les élèves au lit des malades, et de faire avec eux toutes les ouvertures de cadavres. Ban g, par ses travaux , a rendu cette école pratique célèbre. Il existe aussi à Copenhague un hospice et une école pratique d'accouchement et de maladies des femmes en couche, digne çîe servir de modèle aux institutions de ce genre. M. Demangeon a donné une description de cet hospice et de l'école pratique à la fin de son ouvrage : Examen critique de la doctrine et des procédés du docteur Sacombe. Francfort -sur -l'Oder, Stockholm, Berlin, Iéna, Erlang, Tubinge, etc.,^ious offrent encore dans le nord de semblables établissemens cliniques. En Russie, la médecine était organisée dès 1 765 sur un plan très-étendu d'instruction pratique. Dans les villes principales, les diverses parties de l'enseignement médical sont annexées à un hôpital qui fournit aux leçons de l'expérience. La clinique de Pétersbourg a été, pendant quelques années, dirigée par Fillustre J. P. Frank; et celle de Wilna, fondée en i8o5, eut . pour professeur J. Frank, qui occupait encore naguères cette chaire avee distinction.

L'Italie vit s'élever dans son sein un grand nombre de cliniques très-renommées. La plus ancienne, celle de Padoue, dpnt il à été déjà fait mention, rat rétablie snr un nouveau plan en 1764. Jean de Bona en fut nommé professeur; et il eut pour successeur Cornparetti, qui a laissé un ouvrage intéressant snr l'ordre et l'arrangement de cette clinique, et sur la manière dont on y instruisait les é^ves. L'Université de Pavie eut surtout une clinique flortsr

CLV 835 santé \ dont rétablissement date de 1770. Borsieri en fut le premier professeur ; et cette chaire fut successivement occupée, depuis cette éqoque jusqu'à nos jours, par Tissot, J. P. Frank, J. Frank, Brera, Moscati, Raggi et M. Hildenbrand le fils. On créa en 1787 , dans la. même Université, une clinique chirurgicale. Aujourd'hui, quatre salles de l'hôpital de Pavie sont destinées aux cliniques, l'une pour la médecine interne, l'autre pour la chirurgie, une troisième pour les maladies des yeux, et enfin la quatrième pour les femmes en couche. Celle de chirurgie a été illustrée par Scarpa. La clinique de Gènes, fondée en 1789 d'après les' conseils de J. P. Frank et d'Olivari , eut ce dernier pour professeur. Parmi les cliniques de l'Italie, nous devons principalement mentionner celles de Bologne, que dirige Tommasini; celle de Milan , où professa Rasori; les cliniques de Florence, de Pise, de Sienne, de Turin, de Naples. Dans plusieurs de ces villes, la médecine n'a d'autres écoles que celles qui sont établies dans les hôpitaux mêmes (Desge nettes , Ohserv. sur renseignement de la médecine dans les hôpitaux de la Toscane).

La médecine n'est pas dans un état florissant en Espagne; cependant on y trouye aussi quelques cliniques. Le docteur Salva a publié un ouvrage intéressant sur celle de Barcelonnc.Enfin , l'Amérique a suivi l'impulsion donnée en Ëurope à l'étude de la médecine pratique. On a établi à New-York et dans plusieurs autres villes des États-Unis des cliniques bien dirigées.

Il y avait déjà long-temps que l'Italie, la Hollande, l'Angleterre et l'Allemagne possédaient des écoles cliniques, et la France était encore privée de ces utiles établissemens. Ce ne fut que lors de la création des nouvelles écoles de médecine, en l'an III (1794)» q»« les études cliniques y reçurent une organisation spéciale. Déjà, avant cette époque , il est vrai , Desbois de Rochefort avait fait à l'hôpital de la Charité des leçons cliniques , qui furent continuées par Corvisart , dans le temps même où ce médecin n'occupait pas . encore la chaire qui a jeté tant d'éclat sur l'école de Paris. Déjà aussi Desault avait établi et dirigé à l'Hotel-Dieu de Paris une école clinique de chirurgie, qui a laissé des souvenirs glorieux et de beaux exemples ( Voyez Plan des cours de Desault , Journ. de m éd. , an II 1 et l'Eloge de Desault par Bichat ). Déjà encore plusieurs, hôpitaux militaires et de la marine possédaient une instruction pratique et clinique. La Société royale de Médecine, in-

terprète des vœux formés depuis le commencement du siècle par plusieurs médecins éclairés, avait encore, en 1790, présenté un plan d'institutions cliniques. Enfin , ces institutions firent partie des écoles de santé créées en 1794» à Paris, à Strasbourg et à Montpellier. On y fonda des chaires de cliniques médicales et chirurgi cales, distinctes des chaires qui furent consacrées à renseignement théorique. La Faculté de Montpellier, qui a joui pendant si longtemps d'une grande célébrité, n'avait pas plus que celle de Paris d'institution clinique avant la nouvelle organisation. Une chaire de médecine pratique fut bien créée dans cette Université , en 17 i5, et confiée à Haguenot, qui devait faire des leçons de clinique à l'hôpital Saint-Éloy. Mais cet utile établissement n'eut pas lieu; ce ne fut qu'un projet qui ne reçut point d'exécution. Indépendamment des cliniques instituées dans l'école de Paris , plusieurs médecins et chirurgiens d'hôpitaux y donnèrent des leçons cliniques, soit sur les maladies de toutes sortes qui s'y trouvaient , soit sur les 'maladies spéciales auxquelles quelques-uns de ces hôpitaux étaient destinés. C'est ainsi que MM. Pinel, Cullerier, Alibert, Jadelot, Landré-Beauvais, etc. , fournirent aux élèves une instruction qu'ils ne pouvaient puiser aux cliniques des écoles sur les maladies mentales, sur les affections syphilitiques, sur les affections de la peau, sur les maladies des enfans et des vieillards, etc.; malheureusement ces cliniques ne furent dues qu'au zèle de quelques médecins jaloux de propager les connaissances médicales pratiques. On attend qu'une administration éclairée , et qu'une organisation 'mieux entendue de l'enseignement médical fassent un devoir de ces leçons aux médecins et chirurgiens placés à la téte des hôpitaux , et que ces asiles , que la société entretient à grands frais pour le soulagement des pauvres, la paient de ses avances par la propagation de l'instruction médicale pratique.

Nous n'avons pas dû nous étendre sur l'organisation particulière des cliniques. On pourra, au besoin, puiser des documens , principalement dans les ouvrages suivans, outre ceux qui sont cités dans le courant de cet article : Tissot, Moyens de perfectionner les études de la médecine. 1785. J. P. Frank, Plan d'une école clinique. Vienne, 1790. Olivari, Piano délia scuola di clinica. Gènes , 17S9, in-8°. Fouquet, Discours sur Iti clinique, dans le Recueil périod. de litter. méd. , an II. Programme de la Société roy. de Médec. sur Us cliniques. 179a. Réglemens delà Société d* instruction médicale, avant-propos. — Stoll , dans la préface du Ratio medendi; Hilden-

brand, à la tète de sa Médecine pratique , ont donna des détails sur la clinique de Vienne, etc.

(Braté, Essai sur T Histoire et les avantages des institutions cliniques , dis», inaug. Paris, an XI (1803), in-8. — Morean de la Sartfce, art. Médkcxhk- Clixique, Eneyclop. méthod., partie médecine. — Gauthier, Discours préliminaire à la traduction de la Médecine pratique de J. Val. de Hildenbrand. — Fr. de Hildenbrand, Annales scholce clinicce medicœ ticineusis , pars I, Isagoge.)

CLOSS (Jean-Frédéric), Clossius, né à Marbacb , dans le Wurtemberg, en 1735, fut d'abord médecin à Bruxelles, puis dans différentes Tilles d' Allemagne, de Hollande , de la Belgique, et enfin à Hanau, où il mourut en juin 1787. Il avait la réputation de savant philologue et de poète élégant. Ses ouvrages sont :

Pétri apollonii collatini carmen de duello Davidis et Goîiee emendatum aique illustratum. Tubingue , 176a, in-4.

De gonorrhœa inrulenta, sine con- (agio nota. Tubingue , 1764,10-4»

Carmen de cortice peruviano , remédia variolarum prophjdactico valdè limitando. Leyde, 1 765 , in-4.

Nova variolis medendi tnethodus , cum specirnine observationum misccllarum, rem medicam illustraniium.

Utrecht, 1766, in-8. — La méthode de Closs consiste à appliquer des vésicatotres aux pieds, qu'on entretient tant que dure la maladie. Suivant lui, la figure est , par ce moyen , presque complètement préservée d éruption , et l'on n*a pas à craindre de variole confluente. Dans les Observations diverses, Closs propose l'écorce du salix alba pour succédané au quinquina.

Spécimen observationum in Cornelium Celsum. Utrecht, 1767, in-4.— L'auteur avait beaucoup étudié Celae.

11 en promettait une édition critique; on regrette qu'elle n'ait point vu le jour.

Médicamentum nùn xoluxptvTon sed nocvyfitTTyj (alias universale dictum ) révélât» elegisque latinis décantât Janus irenœus soliscus (C'Joss). Utrecht , 1 7 83 , in-8.

Jani irenai solisci carmen de medico 9 ignoratâ morbi causa maie curante. Tubingue, 1784, in-8 de deux feuilles et demie. — Parmi les observations contenues dans ce petit poème, nous citerons la suivante , qui donnera une idée de la poésie de l'auteur. Une demoiselle de treize ans, attaquée de convulsions et d'autres symptômes qu'on^^-ibuait à la présence des vers dans le canal intestinal, fit vainement usage de toute espèce de vermifuges :

on s'était mépris sur la cause du mal, car voici comment l'auteur qui l'a découverte la décrit:

. • . . ... Adest lasctva s al a x que puslla. Nos quotiet visum matsrna ad toeta venimus , jitnbas eonspieimus justo ftrventius inttr Sest amplectsntes , insuttaqu* batia dantss , Sub quibus alttriut linguam altéra vitrât in ors, Erranttt animas labiis tugtntibus , Otqué , Mmmmarum niveos dextris prsssantibus orbst.

Prœtere* imterdim pariter eonelavs rslimqunt, Cumquê revsrtuntur^ntmius rubor ont colorai.

Mis 9tsis % turpi tribadum quin eriminê S«S0 \dabitmnebisnoni

Et en effet , eo faisant des recherches , Hippocrutis apkarumi cUgis.latom* on trouve : rcdditi. Tubingue ,1786» iu-8.

Instrumenta aliqnet ttntos nftrtnU* ptmts. EpigrammatUm lit payct/io^ medi

cum francofnrtanum,decas. Sans lien Oh le. brûle , on fouette la demoiselle, d . impregtion . r ? 8 ?> în 8 .

on enferme l'autre fille, et quelque Closs a encore publié une traductemps après la malade fat guérie. fion Ut5ne dw Instkutions & ^rfeetite

A. Cornelii Celsi de tuendà sani- de Maebride (TJtrecbt, 1764, iu-8,

tate -volumen elegis lalinis expression, a voL ; Bâie, 1783 , in-8 , « vol.), et

Subjicitur ipse GeUi contextus , partim une édition des Conunentationes philo-

e libris , partim ex ingenio emendatus , sophicee selectiores de Godefroi Plouc-

cum varie ta te lectionis Lommianœ , quel (TJtrecbt ,178^ iu-4).

Lindenianœ, Krausianœ , Targanœ ( Hamberger et Meusel, Gelehrte

et Valartianat. Tnbingue , 1 785, in-8, Teutschland, etc. — Comment, de reb.

80 pp. in med. gest. — Journal de méd.)

CLOSS (Cha'rles-Fhédébic), fils du précédent, né en 1768, fut nommé à vingt-quatre ans professeur extraordinaire de médecine à l'Université de Tubingue, et professeur ordinaire à vingt-sept. II mourut le 10 mai 1797, ayant publié, quoique bien jeune, plusieurs ouvrages fort estimés , \ et écrits avec une pureté et une élégance rares.

Traetatus de ductoribus cukri li- Ouvrage savant , utile, et très -

thotomi sukatis. Marbourg , 179a, écrit.

in-8 Ueber die enthauptung. Sur la déca-

Diss: systens analecta qnadam ad pitatioo. Tubingue, 1796, in-8. —

tnethodum Uthotoiniœ celsianam. Tn - Closs soutient l'opinion de Sceromei -

bingue , 1 79a , in-4. ring, relativement à la persistance du

Anmerkungen ueber die Lehfe von sentiment quelque temps après la dé-

der Empfindliehkeit und Heit^brkeit capitation.

der Thcile. Remarques sur la doctrine Ueber die lutseuche. Sur la syphi-

de la douleur, delà sensibilité et de Tir- lis. Tubingue, 1796, in-8.-i- Savant et

ritabilité des parties. Tubingue, 1794 » excellent ouvrage, au jugement de

in-8.— -L'auteur, dit Sprengel , allègue SprengeL

des argumens très-vraisemblables pour Ueber die krankheiten der kno-

constater que tontes les parties sont chen. Sur les maladies des os. Tobin-

pourvues de nerfs, et que ceux-ci gue, 1798, in-8. — Ouvrage excd-

dépendeot tous du cerveau. lent, suivant le même historien.

Dissertatio de perforatiwie assis (Sprengel. — Chaumetoo , dans B io-

pectoralis. Tubingue , 1 795 , in-4. — gr^ph. univ.)

CLOWES (Guillaume), chirurgien anglais qui vivait à la fin du seizième siècle, sous le règne d'Elisabeth. On ne possède d'autres documens sur sa vie, que ceux qu'on a pu recueillir dans ses ou-

ÇLO 83$

Il ftrt quelque temps employé comme chirurgien «ir infc de» vaisseaux de la marine royale» vers 1570. Puis il séjourna plusieurs années à Londres, où il acquit une grande réputation; et qu'on peut inférer du choix qu'on fit de lui pour remplir les places de chirurgien des hôpitaux de Saint-Barthélemy et du Christ , jusqu'à ce qu'il fut envoyé, en i586, dans les Pays-Bas, en qualité de chirurgien des années anglaises.. Il était, avec Banister, un des chirur-' giens de la reine. Il parait avoir été en grande vogue en 1 596 , époque à laquelle se rapporte la dernière date de ses ouvrages. On ignore le temps précis de sa mort. Mais Alex. Read, dans ses leçons faites au Collège de chirurgie en i63i, parlait alors du célèbre Clowes comme n'existant jplus. Çlowes ne fut pas seulement un habile praticien; il était aussi versé dans la connaissance des auteurs anciens et modernes. Il plaida vivement en faveur de la langue vulgaire pour les livres de juédecine et dé chirurgie. Ses ouvrages ont pour titre :

A short profitable treatise touching launce, or such otker. Guide des jeunes the cure ofthe diseuse caUed morbus chirurgiens , concernant le traitement gallicus, kr onctions. To which is ad- des brûlures par la pondre à canon, ded an account of the nature of et des blessures faites par les armes à quicksilver, B. G. Baker. Snr le trai- feu, les épées, les hallebardes, etc. tement de la maladie vénérienne. Lon- Londreâ , 1 588 , 1 5o 1 , in-8 ; ibid. dres, i575,in-ia; ibid., x5 7 9,in-8; i5 9 6, in*8; ibid., t63?, — Cet **W.,i585,i»-4i««*, i588,in-4; ouvrage est, comme le précédent, ibid. y 1596, iu-4; ibid., 1637, in-4. composé de cas particuliers et de re- — Cet ouvrage a paru dans les éditions marques tirés de b pratique de l'audiverses avec un titre un peu différent, teur, ainsi que d'observations recueil - Dans quelques-unes, il est joint à Ton- lies dans d'autres auteurs. La pratique vrage dont nous parlerons après. La chirurgicale de Clowes paraît trèsprincipale méthode de l'auteur , pour éclairée , eu égard à son temps. Sa métraiter la syphilis , consistait dans les thodé de traitement des brûlures , des frictions mercurielles poussées jusqu'à plaies d'armes à feu, des plaies par in*» la salivation, et dans la provocation trumens piquans, diffère peu de celle simultanée de sueurs abondantes. Il qui est aujourd'hui adoptée. Loin de paéconise l'administration interne du faire abus des topiques ftritans , il returbith minéral, et du mercure dia» commande et emploie avec discernephorétique, qui est probablement la ment les émolliens et les mucilagipoodre d'aigaroth. neux. Il rapporte on cas de fracture

A provtd practisefor ail young ehU± du crâne, qu'il traita avec succès pat rurgians, concerning burnings tvith l'application 4e deux couronnes de gun-potvder, and woundes mode with trépan. Après l'amputation , il n'arrégun-shot, sword, halbard , piïe , tait jamais rbénionhag iesjue par l'ap-

8*o COC

plfcation , sur 1a plaie , d'nne poudre rismes relatifs à la chirurgie, en an*

absorbante et astringente, de charpie glais, en latin ,^iré&de plusieurs visai

et d'étoupe , soutenues par un bandage ouvrages sur la chirurgie,

serré. Il dit que ce moyen ue l'a jamais Rigth fructfullattd aproved treatite

trompé. 'Quoiqu'il connût le procédé cf the stmma. Traité de la maladie scro-

dont se servaient dès-lors plusieurs chi- faleuse. Londres, x68?. HaUer, Bibl.

rurgiens français , la ligature des vais- chir. — Aikin ne fait aucune mention

seaux artériels, il ne le mit jamais en de cet ouvrage. Il y est rapporté tm

usage. Dans l'édition de i5or , sont cas de gnérison obtenue par le toacber

joints la traduction d'un traité de la de ht reine Élisabeth.

maladie vénérienne, par Jean Almenar, (Aikin, Biogr. mtm. — Astroc—

médecin espagnol, et plusieurs apho- R. Watt.)

COCCHI (Antoine), médecin distingué, né à Mugellano, dans la Toscane, en 1695 , fit ses premières, études à Florence, et fat ensuite à Pise étudier la médecine et les mathématiques ; revenu à Florence, il fit la connaissance de plusieurs Anglais, èt l'un d'eux, le comte d'Huntington, l'engagea à visiter l'Angleterre. Cocchi, auquel la plupart des langues étrangères étaient familières , accepta avec empressement; il voyagea de cette manière en France et en Hollande, où il fut accueilli par Fontenelle, Ruysch et Boerbaavejà Londres, où il séjourna pendant trois années, il devint l'ami de Newton, Mead, et Clarke; ses talens lui méritèrent le titre de membre de la Société royale de Londres. De retour dans sa patrie en 1736 , il prit le bonnet de docteur en médecine à l'université de Pise. Afin d'éviter les désagrémens qu'on lui suscitait, Cocchi se retira à Florence , où il fut nommé professeur d'anatomie; il occupa cette chaire avec distinction jusqu'à sa mort; arrivée le I er janvier 1758. Cocchi n'était pas seulement praticien habile et professeur éloquent , ses écrits prouvent encore qu'il avait de grandes connaissances et une érudition profonde. Voici les titres de ses ouvrages :

Xenophontis Ephesii Ephesiacorum quelques points de l'histoire de 1*°*"

libri V, gratcè et îatinè. Londres, 1726, tomie , et prouve le peu dé fbndemeot

in-4.- — Traduction du roman grec des de l'opinion de quelques auteurs

amours d'Abrocome et d'Anthias, dont prétendent que les anciens ont «hsst-

le texte n'avait pas été imprimé jus- qué des hommes vivans. qu'alors. Elogîo di Piétro Antonio Mtckdi-

Medicince laudatio in gymnasio pisis Florence, 1-737, in-4; inséré dans)*

Habita. lucanes, 1727, in-4. <ome XIX du recueil de Calogerà.

Oratio de usu artis anatomicae. Del vitto Pitagorico per uso dtïïa

Florence , 1736, in-4 ï trad. ital. , Flo- medicina. Florence ,1743, in-8 ; *W>

(, 1745, in-4. — Cocchi traite 1744, in-ia; Venise, 1744» k" 1 ''

COC 841

trad. franc., La Haye et Paria, 176a , fils de notre antenr, Raymond Cocchi.

in-8. — Cocchi préconise snrtont le ré- C* est on des meilleurs écrits sur la doc-

gime végétal et acidulé. trine d'Asclépiade. *

Letteracritica sopra un manoscritlo DcgH *vermi cucurbitini delC uomo.

in cera. Florence, 1746, in-4- — Pise,i75o, in-8; ibid., 1768, iu-8.

Lettre sur un manuscrit contenant - — Ce travail avait été lu par Cocchi,

l*état des dépenses de la cour de Phi- en 1 754 , dans une assemblée générale

lippe-le-Bel, pendant plusieurs mois de la Société botanique de Florence,

de l'an 1 3o 1 . socqjpé qu'il contribua à rétablir à cette

Disscrtazionc sopra ïnso esterno époque.

presso gh antichi deU acqua fredda Discorsi Toscani. Florence, 1761,

sut corpo umano. Flor«*e , 1 747, in- in-4 , tom. I ; ibid. ,176a, in-4 , toin. II ;

t a. ™ trad. franc. , Patfs , 1 762 , in- ia.

Degîi bagni di Pisa trattato. Flo- Del matrimonio ragionamento di un

rence, 17*50, in-4- filosofo mttgettano , colV agiunia di

Gratcorum chirurgici libri : Sorani U na letteraaduna sposa, tradotta dalV

unus de fracturarum signis ; Oribasii Inglese da una fanciulla mugeUana.

duo de fraclh etluxatis, ex collée- Paris, 176a, in-8.

tione Nièetœ, Florence , 1 7 5 4 u in-fol. Cocchi a publié nne édition des Dis-

— Cocchi a traduit ces fragmens de la corsi di anatomia de Lanrent Béttini.

chirurgie ancienne sur des manuscrits Florence , 1744, in-8 .

de la bibliothèque de Médicis. ( Haller, Method. stud. — Fabroni.

Discorsi soprà Asélepiade. Florence, — FJoy. — Desgenettes.) 1758 , in-4. — Pnblié par les soins du

COCCHI (Antoine-Célestin), naquit en 1699; il exerça la médecine à Rome, et professa la botanique et la médecine au collège de Sapiencc. Cocchi mourut à Rome le 24 novembre 1747 , laissant

les ouvrages suivans ; .1

Epistola ad Morgagnum de lente aoute olim Trajanœ, nunc Paulœ.

cristallinâ oculi humani, verâ suffu* Rome, 1736 , in-4.

sionis sude. Home, 17a!, in-8. Lcctio de mn^cùlis et de motu mus-

Epistolœ physico~medicœ ad Lanci- culorum , Xomat, anno 1741 , habita,

sium et Morgagnum, scilicet, brevis Rome, 1746, in-4.

febrium castrensium historia , de terrât Narratio de morbo 'variolari quo

motu , de immani hysterico affectu, de adfecta est nobilis monialis. Rome ,

sepulto intrà pectus aneurismate et 1739, in-4.

-venœ cavee dilatations Rome, 1725, Dissertatio physico-practica conti-

in-4 ; Offenbach , 1 7 3o ; in-4 ; Franc- nensvindicias corticisperuviani.Kome, *

fort,* 73a, in-4- 1746, in-8 ; Leyde, i75o,in-8.

Oratio habita in aperitione horti (Haller, Method. stud. — FJoy.) botanici super Janiculum juxtàfontem

COCKBURN (Guillaume). On ignore la date et le lieu de sa

naissance. On sait seulement qu'il était Écossais, et qu'il fut membre

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