‹ Dictionnaire historique des artsChapitre 111 sur 422 · CROQUE-MORTS — CUIRS ET PEAUX · texte numérisé non relu

CROQUE-MORTS — CUIRS ET PEAUX

à Ciirbeil, petite ville à sept lieues de Paris. On donne aussi ce nom chez les princes aux ■i;'rands c^irrossos destinés à voilurer les '^ens de leur suite ' ».

Ce qu'il y a de siir, c'est que le corbillard destine aux enterrements était l'œuvre des sellicr.s-carrcissiers. L'article 18 do leurs statuts de septembre l(j78 le\ir reconnaît le droit de « luire chariots de pompes funèbres, faire et fournir la «jurande couverture pendante », etc.

Vov. Carcueils (Commerce des).

Crosetiers. La Tui/Zc: de 1l"JL> cite deux rrnseùers (|ui. suivant (réraud. eussent été des fal>ricants de cannes à bec recourbé -. Il croit que ce nom vient du bas latin rrarei, crocciop. termes auxquels il attribue un sens analotrue. (iodelrov ne combat pas cette interprétation •'.

Les évtiques, les abbés porte-crosse étaient dits crortmers.

Crovixiers. Vov. Cordonniers.

Cryptographes. L'art de déchiffrer les écritures secrètes a eu peu d'adeptes. Le plus célèbre des crvptoj^raphes modernes est Antoine Rossif^nol, qui fut employé et comblé de biens par Hichelieu et par Mazarin. Tous deux s'efforcèrent de faire croire qu'il ne pouvait exister aucune écriture chilf'rée ((ui ne fut dévoilée par Rossignol. Il devint conseiller d'Etat et maître des comptes. Louis XIV lui fit l'honneur d'aller le voir dans la belle maison ([u'il possédait à .luvisy *.

Grystalliers. Vov. Lapidaires.

GvLbiculaires. Chambellans et aussi valets de chambre.

Cueilleurs d'herbes. X'^y. Herboristes.

Cueilleurs de tonlieu. Voy. Tonlieurs.

Guilleristes. Nom que prenaient les orfèvres qui avaient adopté la spécialité des couverts de table.

On trouve aussi cullerters.

Cuir (Caleçonmiers, parfumeurs et tein- TLRiERS e.n). Titres qui appartenaient à la corporation des peaussiers.

Guiraciers. Faiseurs de cuirasses (quatorzième siècle .

Voy. Équipement militaire.

Guir bouilli. (Fabricants de). Au moyen âge, le cuir bouilli était presque exclusivement employé par les gainiers. que le Litre des

' 'l'onif II, p 907.

- l'mis mus PhiUupe-le-liel. ]i. .")04.

■' l)\rliiinnairr lie i ancien langage français. I. II, p. HH.'i. ' 'l'allrmant do.s Kéaux. Hislorielles. I. II, p. 32 cl 93. - Hoisioliirl, ÊfUres, édil. iti' 164T, p. 44 et 150.

métiers ' nomme gainiers-fmirreliers-ouvriers de cuir houli. Ils n'avaient d'ailleurs le ilroil d'utiliser que la vache, li' bœuf, le cheval et l'âne.

Les statuts du mois de septembre lii60 contiennent à ce sujet d'assez curieuses prescriptions. Ainsi, les bouteilles de cuir devaient être soit en vache, soit en bœuf, « boulluës de cire neuve et cousues de deux coutures ». Le cuir neuf pouvait seul être employé; la colle devait « être bonne, non puante, ny faite de rogneures de cuir ». Les statuts veulent encore que l'on recouvre en veau les « coffres, cassettes, boiiettes ', escriloires, estuis ii barbier, de chirurgien, de lancettes, galh-mars autrement dits escritoires qu'on porte coustnmièrenient à la ceinture, estuis de cuillères et de serinsrues ». etc., etc.

Giiireres, Guireurs, Guirieres et Guiriers de selles. Voy. Blasonniers.

Gtliriers. Marchands de cuir. Voy. Cuirs et peaux.

Guirs (Marchands de). La Tailk de 1292 cite trois cv.iriers et quiriers, que l'éditeur croit avoir été des marchands de cuir.

On nommait :

Cuir (Fabatis, les peaux d'animaux encore couvertes de leur poil, et telles que les bouchers les avaient arrachées de la bête.

Cuir empraitit. celui qui avait été martelé, marqueté. On disait, par opposition, tout plain. Ainsi un volume pouvait être relié soit en cuir empraiut, soit en cuir tout plain.

Cuir de lion, celui qui provenait de ce félin. On trouve une « courroye de cuir de lion », dans l'inventaire des meubles de Charles V *.

Cuir de poule, de cheerolin ou de canepin, l'épiderme de la peau de chevreau. Il s'employait surtout dans la fabrication des gants, et ceux que l'on obtenait ainsi étaient d'une telle finesse que la paire pouvait tenir dans une coquille de noix.

Voy. Cuirs et peaux.

Guirs et peaux. De très bonne heure, nos rois s'étaient dessaisis de leurs droits sur certains métiers en faveur de leurs grands officiers ou même de simples particuliers. Presque toutes les corporations vouées au travail du cuir étaient au nombre de celles dont le roi avait aliéné tout ou partie des revenus.

Les bourreliers, les chapuisews, les gantiers, \^s pelletiers dépendaient du grand chambrier

Page 1